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<title>Blog pop</title>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/</link>
<description>Le plus stupide des mondes possibles</description>
<copyright>Copyright 2009</copyright>
<lastBuildDate>Tue, 23 Jun 2009 11:58:53 -0500</lastBuildDate>
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<title>Du blog comme stratégie d&apos;évitement... (et de l&apos;internet en général).</title>
<description><![CDATA[<p>Vous, silencieux public, vous l'avez lu, je trouve l'exercice qu'est ce blog de plus en plus inutile... voir de plus en plus nuisible. Je crois que je l'utilise comme instrument pour compenser... compenser quoi ? Vous me le demanderez si vous voulez vraiment savoir.</p>

<p>En fait, je crois que je blog pour éviter les choses qui m'angoisse: ça se résume souvent à éviter d'ouvrir la porte de mon appart pour aller voir le monde, mais parfois ouvrir mes propres portes pour aller me voir... (hum pas sur de la métaphore).</p>

<p>Ce blog n'a pas de projet, ce blog n'a pas de trame narrative précise, ce blog va dans tous les putains de sens et, du coup, ne sert à rien de précis. Fuck it. Je crois qu'il est temps de remettre en question cette capacité à partir dans un désir hallucinant dans le cyber-silence et mon incapacité à terminer mon roman, à écrire une parole public dans une place publique légitime ou simplement à dire "tu me plais" à la fille qui regarde par terre un samedi soir.</p>

<p>Alors quoi ? J'arrête...</p>

<p>J'arrête de pêter de câbles pour sublimer et je me trouve un projet...<br />
J'arrête d'écrire pour éviter des problèmes...<br />
J'arrête d'écrire ici pour éviter des endroits de parole qui me tentent plus...</p>

<p>Je crois que le blog est une place pour une parole hétérodoxe, mais je ne crois pas que c'est ce que Blog pop fait et je crois que Blog pop est devenu un obstacle à mon entrée dans le monde...</p>

<p>Fuck it... j'arrête... mais vous savez, moi et les décisions radicales...:P</p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/06/du_blog_comme_s.php</link>
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<category>Ego rex</category>
<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 11:58:53 -0500</pubDate>
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<title>La Haint Hean...</title>
<description><![CDATA[<p>Je hais la St-Jean... je hais la fête du Canada Day itou...</p>

<p>Alors que tous les pays du monde font des défilés militaires et/ou souligne leur histoire, nous on fait quoi ? On célèbre les années 70: période des grandes St-Jean sur la montagne... on célèbre des René Lévesque en carton pâte (même pas de cigarette), on célèbre dans un grande flaque de bière au parc Maisonneuve dans une marée écoeurante de blanc et de bleu (de quoi me faire chier parce que le bleu me va si bien paraît-il)...</p>

<p>Je n'aime pas la St-Jean, parce que c'est un délire de l'oubli de l'histoire, parce que c'est comme un impuissant qui essaie de bander sans viagra: une dernière tentative pour exciter la fièvre nationaleuse avant la mort de boomers... </p>

<p>Moi je voudrais le régiment Carrignan-Calière sur Sherbrooke au son du pipeau (tu-tu-tu)... moi je voudrais une reconstitution de la bataile des plaines, moi je voudrais Laverandry, Lasalle, Papineau, Cartier et Laurier... mais non, comme si l'histoire du Québec était commencé en 1960 et qu'avant il n'y avait pas eu de figures historiques, seulement du monde qui faisait du pain et trappait le castor.</p>

<p>En fait, je n'aime pas notre St-Jean... </p>

<p>Un jour dans le métro en revenant du show, je déconnais avec des copains dans le métro et je me mets à gueuler "Coudonc, St-Jean-du-pays (Gens du pays) il a été canonisé en quelle année ?"... Une femme me répond très sérieusement "Ils ont fait ça sur la montagne dans les années 1970..." Voilà, toute la St-Jean pour moi est dans cette histoire...</p>

<p>J'aime pas le Canada Day non plus, fête artificielle par excellence dont personne ne se souvient plus que c'est le jour de l'entrée en vigueur de l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique en 1967... C'est la fête du multiculturalisme, des jumelles Magma, où on ressort de boule à mite (ou de la France) Rock Voisine...</p>

<p>Allez donc tous chier... </p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/06/la_haint_hean.php</link>
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<category>Zoon politikon</category>
<pubDate>Thu, 18 Jun 2009 20:11:42 -0500</pubDate>
</item>
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<title>Walking through panic...</title>
<description><![CDATA[<p>Ouais le titre est en anglais... pied de nez aux organisateurs de <em>L'autre St-Jean</em> dans Rosemont. Ça me fait royalement ch... pour toutes sortes de raisons personnelles, politiques et autres que je vous expliquerai probablement un jour. Pour le moment la St-Jean est assez loin de mes préoccupations et je suis tenaillé par l'envie fondamentale de m'en sacrer et d'aimer ceux que j'aime. (Un jour je vous raconterai comment ma maitrise a jouer le rôle d'une psychothérapie).</p>

<p>En fait... je panique beaucoup c'est temps-ci. Je vous ai parlé de mon problème de phobie sociale, je vous ai parlé de mon envie de redécouvrir le monde comme un gamin de 15, comme un gamin de 15 ans le monde m'a pêté à la face et comme un gamin de 15 ans je capote... (on salut les gamins de 15 ans qui lisent en passant). Par contre, comme un homme de 34 ans j'ai découvert qu'il me restait une peur fondamentale à affronter, à regarder en face et a terrasser... Ok, le problème n'est pas tout à fait réglé, mais j'y travaille fort. Je ne spécifierai par exactement le problème, mais disons que j'écoute beaucoup <em>Loved to be Loved</em> de Gabriel en ce moment (need I say more ?).</p>

<p>Remarque de geek: la panique me rappelle Frank Herbert, plus précisément la litanie de la peur.</p>

<blockquote> Tu ne connaitras pas la peur, car la peur tue l'esprit, la peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. Tu la laisseras passer sur toi, à travers toi et quand elle sera passé, tu tourneras ton oeil intérieur sur son chemin et il ne restera plus rien, plus que toi."</blockquote>

<p>Alors, première remarque: se réciter une litanie quand on panique, ça ne sert à rien, pire encore c'est nuisible. Ça constitue une stratégie d'évitement: les angoisses, l'anxiété, la terreur nocturne, les obsessions reviennent immanquablement. Donc, litanie de la peur quand on a peur, pas bon.</p>

<p>Par contre, si on fait ce qui y est dit , déjà, ça a plus de sens. </p>

<p>"Tu ne connaitras pas la peur", ok c'est de la bull... a moins d'un sens inconnu à "connaitre"... La peur est physique et est un sentiment normal, programmé par l'évolution. Si l'espèce humaine existe, c'est qu'elle a été par moment chicken.</p>

<p>"...car la peur tue l'esprit." : vrai, dans la panique ce qui ressort ce sont les fausses croyances que l'on entretient sur soi, on est soi mais comme on est soi quand on est saoul ou complètement pêté.</p>

<p>"...la peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale." Vrai, je ne suis pas certain que c'est ce qu'Herbert voulait dire, mais à terme, la peur mène à ce que Heidegger nommait <em>verfallen sein</em>, l'être succombé, l'être qui obéit à sa crainte de la mort et tente à tout prix de l'éviter. Ok, c'est un peu deep, mais c'est comme ça.</p>

<p>"Tu la laisseras passer sur toi, à travers toi...": Vrai, le seul moyen de vaincre ses peurs est de les affronter simplement en s'y laissant aller, en se laissant paniquer. La peur est physique et physiquement elle passe (pas totalement, lire plus bas).</p>

<p>"Et quand elle sera passer, tu tourneras ton oeil intérieur sur son chemin, et il ne restera plus rien, plus que toi." Vrai: quand la panique passe, il ne reste plus que nous et une lucidité sur ce que nous sommes et qui nous sommes.</p>

<p>Nuance toutefois: il faut identifier sa peur. Quand on est dans un orni qui menace de s'écraser au milieu du bled alors qu'on est poursuivi par l'armée Harkonnen, c'est relativement facile. C'est une autre paire de manches quand on est dans son salon à fixer le vide et capoter... Il faut ralentir le flot de ses pensées et en prendre conscience... quand on réussi a se dire "Au fond, j'ai peur de ça..." les choses commencent déjà a aller mieux...</p>

<p>Bon aller, ce texte me fait déjà chier...</p>

<p>Je vous laisse... si je règle trop mes problèmes je n'aurai plus besoin de ce blogue.</p>

<p></p>

<p></p>

<p></p>

<p> <br />
</p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/06/walking_through.php</link>
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<category></category>
<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 19:32:04 -0500</pubDate>
</item>
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<title>À une passante... (Regret urbain)</title>
<description><![CDATA[<p>C'est arrivé hier à minuit.</p>

<p>J'étais sur le pas de ma porte à fumer une cigarette, à regarder une bande de gamins se démener avec la police parce qu'ils étaient sept dans leur voiture.</p>

<p>La nuit était fraiche, la porte de l'appart était ouverte et la rue était tranquille.</p>

<p>Je la vois lentement marcher sur Marie-Anne vers l'est: moins grande que moi, jolies cheveux roux, visage charmant, habillée de jeans noir, veston pinestripe... Je la regarde, elle me fait un sourire... elle passe... </p>

<p>"Wouah" me dis-je et je me retourne...</p>

<p>Elle se retourne...</p>

<p>"Euh... auriez-vous une cigarette que je pourrais vous acheter."</p>

<p>Charmant accent anglais... ma pression sanguine est montée d'un cran, ma capacité à parler et à être compris descendu d'autant...</p>

<p>"Oui..."</p>

<p>Je fouille dans mes poches, mes cloppes sont restées dans la cuisine.</p>

<p>"(Trop bas) Elles sont en dedans je vais les chercher..." J'ai dû répéter...</p>

<p>Je remonte le long corridor de mon appart vers la cuisine, cherche mon paquet de Gauloises, remonte le long corridor vers la rue... Je me dis "Tu lui demandes son nom..."</p>

<p>J'arrive à la porte, sors une cigarette, là lui donne...prend le dollars... </p>

<p>"Auriez-vous du feu ?"...</p>

<p>Sors mon feu, allume sa cigarette...</p>

<p>"Euh... bonsoir alors ?"</p>

<p>"Bonsoir..."</p>

<p>RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHAAAAAAAAAAAAAA</p>

<p>J'imagine que je ne suis pas rendu-là.</p>

<p>Mais si d'aventure tu me lis sache qu'encore une fois ces vers de Baudelaire me sont venus en tête...</p>

<blockquote>"Un éclair... puis la nuit !- Fugitive beauté <br>
Dont le regard m'a fait soudain renaître, <br>
Ne te verrais-je que dans l'éternité <br>

<p>Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !<br />
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais, <br />
O toi que j'eusse aimé, ô toi qui le savais !" <br></blockquote></p>

<p>Bon d'accord, un peu intense, je voulais simplement savoir son nom et si elle habitait dans le coin... Par ailleurs, la dernière fois que j'ai cité ce poème à quelqu'une, ... (phrase qui s'abîme dans la confusion)...</p>

<p>Disons simplement que je suis passé de me citer <em>L'irréparable</em> ("¨Pouvons-nous étouffer le vieux, le long Remords(...)"...you know, that stuff) à <em>À une passante</em> du même Chuck B. J'imagine qu'on peut y voir un certain progrès.</p>

<p>Je me demande si je ne devrais pas faire comme dans Amélie Poulain, mettre une affiche... </p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/06/a_une_passante.php</link>
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<category>Ego rex</category>
<pubDate>Fri, 05 Jun 2009 09:09:18 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Ce soir tu manques...</title>
<description><![CDATA[<p>Ce soir tu me manques.</p>

<p>Comme je sais que tu ne réponds plus depuis huit ans, j'écris cette entrée sur ce stupide blog dont je suis de plus en plus convaincu de l'inutilité. J'ai l'espoir imbécile que tu m'entendes en rigolant.</p>

<p>Ce soir tu me manques.</p>

<p>Alors que je suis en déroute, malgré toutes les avancées et malgré la conscience d'aller de l'avant.</p>

<p>Ce soir tu me manques.</p>

<p>Alors que je passe à la déchiqueteuse les dix dernières années de ma vie parce que je viens d'allumer à la dure qu'il n'y avait pas de place pour quelqu'un ou quelque chose de neuf.</p>

<p>Ce soir tu me manques.</p>

<p>Parce que tu aurais été la seule personne à comprendre pourquoi j'écoute à répétition, à en faire chier les voisins, <em>More Fool Me</em> de Genesis.</p>

<p>Ce soir tu me manques.</p>

<p>Alors que la seule personne à laquelle parler aurait un sens ne répond pas au téléphone, j'ai allumé que j'aurais pu, je suis prêt, à t'appeler toi pour parler de moi, de ma vie...</p>

<p>Ce soir tu me manques...</p>

<p>Parce l'une des seules choses que je ne remets pas en question dans mon stupide appartement est la reproduction de la pochette de <em>Duke</em> que tu avais faites il y a vingt ans.</p>

<p>Ce soir tu me manques parce que j'aurais eu besoin de toi...</p>

<p>Je t'aime...</p>

<blockquote>"The day you left<br>
Well I think you knew you'd not be back<br>
Well at least it would seem that way<br>
Because you never said goodbye."<br></blockquote>

<p><em>More Fool Me</em><br />
Genesis<br />
</p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/06/ce_soir_tu_manq.php</link>
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<category>Ego rex</category>
<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 21:32:14 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>La vie</title>
<description><![CDATA[<p>Voilà... j'ai mis le titre le plus incroyablement paolocoehlien du monde: la vie. Je m'apprête probablement à faire l'entrée la plus larmoyantement jovialiste de l'histoire de ce blog.</p>

<p>Pourtant la vie est parfois immense...</p>

<p>Je n'ai pas envie de nommer des gens, je n'ai pas envie de nommer des lieux, ni de nommer des événements, mais je suis allé dans des quelques parts cette semaine.</p>

<p>Je suis monté au premier quelque part psychologiquement très poqué... Le trajet de 3 heures en voiture m'avait déjà fait beaucoup de bien... et je ne pouvais m'imaginer ce qui m'attendait. J'ai rencontré des gens: des gens que je connaissais déjà et que j'ai découvert, d'autre à force de me forcer à aller leur parler, d'autres surgissant du passé quasi-magiquement... Sincèrement, je ne peux pas vraiment exprimer ce que j'ai découvert, mais j'ai maintenant envie de nommer certaines personnes "camarade", mot honni de ma génération.</p>

<p>Puis j'ai dû quitter à regret ce premier quelque part pour faire six heures de route pour aller dans un autre quelque part... Comme j'avais adoré le premier quelque part et que je connaissais la nature du deuxième quelque part (que je trouvais chiante jusqu'à aujourd'hui)... j'y suis allé avec beaucoup de réticence. Puis on se rend compte qu'on connait les gens, puis on se rend compte que les choses peuvent être cool, puis on fait une conférence qui est appréciée et à propos de laquelle (sweet jesus lord of mercy, pour une des rares fois)  on vous pose des questions intelligentes et intéressantes...</p>

<p>Puis il y a le retour au quelque part qui est chez moi, devant la porte vous attend "l'affrontement": le rendez-vous que l'on s'était promis pour s'expliquer au plus vite pourquoi ça ne fonctionne pas... pour réessayer d'y croire... pour réessayer de trouver un lieu ou être nous... En laissant tomber ce qui n'est pas possible, on se rend compte toutefois les autres possibilités, autre chose qu'on ne sait pas où placer exactement dans sa vie, mais dont on a vraiment envie...(ok... ce bout là est difficile à suivre pour ceux qui ne sont pas proche de moi... c'est fait exprès, il faut y voir l'archétype, il faut y voir le portrait global.)</p>

<p>La vie... est immense.</p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/05/la_vie.php</link>
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<category>Zoon politikon</category>
<pubDate>Thu, 28 May 2009 23:40:57 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>De la jeune femme</title>
<description><![CDATA[<p>Avertissement : entrée à haute teneur biographique et intime.</p>

<p>Certain(e)s m’ont fait remarquer que j’invoquais souvent la jeune femme (figure générique de la femme dans la vingtaine) comme interlocutrice dans mes textes. La jeune femme dit, la jeune femme fait, la jeune femme est…</p>

<p>J’avoue que je n’avais pas remarqué et que la chose me questionne. Nous, sales trentenaires, pouvons être très lourd dans nos remises en question existentielles : cette question vient de me sauter au visage avec, à ses trousses, l’urgence d’y répondre.<br />
</p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/05/de_la_jeune_fem.php</link>
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<category>Ego rex</category>
<pubDate>Sat, 23 May 2009 17:29:11 -0500</pubDate>
</item>
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<title>Crissez moé patience...</title>
<description><![CDATA[<p>J'essaie d'arrêter de fumer...</p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/05/crissez_moe_pat.php</link>
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<category>Ego rex</category>
<pubDate>Wed, 20 May 2009 08:52:19 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>25.09</title>
<description><![CDATA[<p>J'enseigne à l'UQAM où sévit, comme vous devez les savoir, un conflit de travail entre le Syndicat des professeurs (SPUQ) et la direction. Moi, je suis chargé de cours, une catégorie d'employés sous l'autorité d'un autre syndicat (SCCUQ), nous avons signé notre convention collective au mois de mai 2008. <br />
Maintenant que le conflit semble en voie de résolution je peux me permettre de faire ce commentaire: je n'ai rein dit à cause de la clause 25.09 de ma convention collective:</p>

<blockquote><strong>25.09 Grève et lock-out</strong>
 Les parties conviennent qu'il n'y aura pas de grève ni de lock-out pendant la durée de la convention. Le Syndicat n'ordonnera, n'encouragera ni n'appuiera aucun ralentissement des activités normales de l'Université.</blockquote>

<p>Je fais une interprétation très orthodoxe de cet article... ni pour, ni contre.</p>

<p>Par contre, je vous invite à aller voir les vidéo des <a href="http://www.youtube.com/watch?v=qFHzZ6hxJ5A">Flash mob UQAM</a> sur YouTube dont les organisateurs sont en grande partie des étudiants de science politique (BCPS et Bac science-po). Quand je parlais d'"<a href="http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/03/radiocanada_ete.php">une bande de gamins dans la vingtaine qui ne demandent qu'à exploser: ils sont brillants, ils sont enthousiastes, ils sont libres, ils sont pleins d'idées (et pour vous dire franchement certains sont beaux/belles comme des dieux) et me font déjà me sentir comme un mononc</a>" Franchement moi ça m'a ému et j'ai confiance... j'ai juste envie de m'asseoir dans un coin et de regarder les gamins jouer. </p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/04/2509.php</link>
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<category>Zoon politikon</category>
<pubDate>Thu, 23 Apr 2009 18:03:23 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Certaines certitudes...</title>
<description><![CDATA[<p>En cas de doutes philosophiques: relire Witgenstein.</p>

<p>En cas de doute sociologique: relire Weber (et/ou Bourdieu).</p>

<p>En cas de doutes émotifs: réécouter <em>Us</em> de Peter Gabriel (pour simplement se rappeler qu'il est normal d'aimer être aimé, qu'il est normal de tomber, qu'il est normal de douter...)</p>]]></description>
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<category>Overdose d&apos;écouteurs</category>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 11:55:04 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Les deux Lennon ou si c’est ça la paix, then you know that you can count me out…</title>
<description><![CDATA[<p>Je vais probablement me faire un paquet d’ennemis avec cette entrée et ma blonde risque de ne pas me parler pendant un moment d’une durée difficile à estimer.</p>

<p>Le point de départ de cette réflexion est l’exposition <em>Imagine - La ballade pour la paix de John et Yoko</em> et le constat que Yoko Ono me tombe sur les nerfs. </p>

<p>Au départ, j’avais l’impression que, tout simplement, Ono n’avait pas la profondeur et l’intelligence de son défunt mari et qu’elle était en train de violer son cadavre en guimauvant son héritage… et j’ai relu les paroles d’<em>Imagine</em>.</p>

<p>Ichj…<br />
</p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/04/les_deux_lennon.php</link>
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<category>Overdose d&apos;écouteurs</category>
<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 09:45:04 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Les étapes de la vie</title>
<description><![CDATA[<p>Quand j'allais reconduire Léo à l'école je faisais deux choses: a) chanter du Aznavour à tue-tête pour lui faire honte (mon grand-père René m'inspire) et b) un câlin avant qu'il ne passe la porte d'entrée. <br />
Pour Aznavour, j'ai arrêté quand Léo est passé de la honte-fierté à la honte authentique, histoire de ne pas passer de l'adorable con au con authentique. Puis, j'ai dû arrêter les câlins graduellement: d'abord ça a été "pas devant les amis", puis, plus du tout dans la zone d'influence de l'école: trop dangereux d'être vu. </p>

<p>Ce matin j'ai eu une idée: un high five...Léo a adoré; j'imagine que l'étape suivante est le fist bump... (ma mère va capoter en lisant ça...:).</p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/04/les_etapes_de_l.php</link>
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<category>Voici venir le blog à papa...</category>
<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 08:43:21 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Being Dédé Fortin</title>
<description><![CDATA[<p>Quand j’ai su qu’on allait faire un film sur la vie d’André « Dédé » Fortin, j’ai d’abord craint la production d’une nouvelle guimauve sans nom, larmoyante et mielleuse. Commençons par préciser qu’il s’agit d’un bon film : photographie superbe, intégration très appropriée et juste de l’univers cinématographique de Fortin, univers musical magnifique (à souligner le travail grandiose d’Éloi Painchaud aux arrangements). À mon grand désarroi, je me souvenais mot pour mot de toutes les chansons du premier album des Colocs.<br />
Pourtant, certaines lignes de dialogues (surtout celles qui citent textuellement les chansons de Fortin) laissent voir que la tentation était forte d’en faire un personnage romantal et poéteux. Heureusement, avant la réalisation, quelqu’un quelque part lui a redonné un peu de substance. Pourtant, si toutes les pièces sont là et forment une image cohérente, ce n’est pas André Fortin que j’ai eu l’impression de voir, mais Dédé Fortin, la <em>personnae</em> public, celle du poète maudit, image qui donne un sens rassurant à son suicide, cantonné dans l’exception(nel). L’homme (il aurait peut-être préféré le « garçon ») avec lequel nous partageons les expériences douloureuses de la vie n’a pas été mis de l’avant. </p>

<center><img alt="d%E9d%E9.jpg" src="http://raphael.laramee-crevier.com/d%E9d%E9.jpg" width="200" height="200" /></center>

<p>Pour comprendre André Fortin, ses amours, sa mort, sa vie (qui sont des questions trop grandes pour nous), il faut partir de nous, je dois partir de moi.<br />
Pourquoi moi ? « Parce que je suis encore vivant. » comme l’écrivait Jean Barbe (<em>Autour de Dédé Fortin</em>, Montréal : Leméac, 2001, p. 14). En fait Barbe a parfaitement raison : André fortin est un miroir tourné vers ce que nous sommes. Sans cette introspection, on ne peut parler honnêtement ni d’André, ni de Dédé.<br />
« J’écris ce livre pour me comprendre, à travers le personnage de Dédé Fortin. J'écris ce livre pour ne plus jamais mourir avant mon tour.<br />
Intuitivement, subjectivement, j’examine sa vie à la lueur de la mienne, pour me comprendre à travers lui. Pour nous comprendre, nous et tenter d’être un peu utile. » (p.14)<br />
</p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/04/being_dede_fort.php</link>
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<category>Cinoche</category>
<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 09:55:25 -0500</pubDate>
</item>
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<title>Milou et la mort ou comment parler de méditation Zen, de cryogénie et de comment devenir un dieu avec son fils de 7 ans (bientôt 8)</title>
<description><![CDATA[<p>Milou avait de la misère à dormir cette semaine. Le gamin au talent de faire des faces ironiques n'avait, au moment du coucher, pas d'air.</p>

<p>Moi-"Ça va mon grand ? (J'ai perdu depuis peu le droit de leur dire <em>mon bébé</em>, pas grave, je me rattrape ailleurs.)"</p>

<p>Milou-"Ben, quand j'me couche je pense à quand je vais mourir pis ça me rend triste..."</p>

<p>Sur ces mots, il se serre dans mes bras et fond en larme. [Note à la DPJ : le ton totalement détaché du texte qui suit est de la frime : je m’inquiète et je m’en occupe, merci de ne pas envoyer un inspecteur à la maison].<br />
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais perso je ressens une certaine fierté. La crise existentielle est, pour tout intellectuel, un rite de passage, une épreuve initiatique à travers laquelle il faut passer. </p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/03/milou_et_la_mor.php</link>
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<category>Voici venir le blog à papa...</category>
<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 09:05:43 -0500</pubDate>
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<title>Radio-Canada: ÊTES-VOUS FOUS TABARNACK !</title>
<description><![CDATA[<p>Suite aux compressions budgétaires annoncées par le gouvernement fédéral, la radio de Radio-Canada a dû coupé dans sa programmation et décider que les émissions:</p>

<p><em>Maccadam Tribus<br />
Vous êtes ici <br />
Fréquence libre</em></p>

<p>passeraient au tordeur. </p>

<p>OK, je ne suis pas pissed, je ne suis pas en colère, je suis en TABARNACK... le seul mot pour exprimer ma profonde envie de fesser dans un mur et la profonde révolte qui m'habite. Je peux comprendre qu'on coupe <em>Fréquence libre</em>, depuis le départ de Monique Giroux l'émission a franchement perdu toute sa légitimité et tout son impact... Philippe Fehmiu est franchement moins bon. J'aurais pu comprendre que l'on coupe l'une des deux autres émissions. Mais, surtout avec l'histoire de leur programmation (Maccadam s'est tapé les cases horaires les plus absurdes du monde), couper les deux me semblent un choix <em>idéologique</em> de fucking vieille croute de baby boomers qui vont amener avec eux la radio et toute la culture québécoise dans la tombe sur un air d'Harmonium et/ou de Beau Dommage. </p>

<p>J'en ai sérieusement plein le cul. </p>

<p>Ce qui me purge le plus c'est que la mise à mort de <em>Maccadam Tribus</em> et de <em>Vous êtes ici</em> signifie la survie de <em>Christiane Charette en direct</em> et <em>Vous m'en lirez tant</em>. "Quoi Raph, tu veux sacrifier une émission culturelle et une autre qui porte sur les livres ???" <br />
Ok, règlons le cas de Christiane Charette maintenant: elle est en retard un matin sur deux pour faire la présentation de son émission et a érigé la spontanéité en principe de légitimation de la non-préparation, du non-travail et de la superficialité. Vous voulez qu'une émission soit insignifiante ? ne propose aucune idée nouvelle ? qu'elle surfe de manière stupide sur les sujets d'actualités, ? surtout qu'elle ne remette rien en question en ayant l'air cool ? confiez là à Christiane Charette (ou a Guy A. Lepage...)</p>

<p><em>Vous m'en lirez tant</em>... Euh... avez-vous écoutez sur quels livres ça porte et comment on en parle ? Sérieux, vous devriez connaître <a href="http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2008/10/proposition_de.php">tout le mal que je pense</a> de l'émission littéraire de Pintal et de sa bande d'insignifiants (au sens littéral de sans signification...). Je crois que depuis le début je n'entend que des entrevues sur des livres sans impact, sans contestation et dont on parle sur un ton de guimauve absolu. Je crois que depuis que l'émission existe ils ont UNE FOIS parlé d'un jeune écrivain que je trouve génial, Mathieu Arsenault, quand il a publié <em>Journal de finissants</em>... c'était quand Raymond Cloutier animait... depuis, rien, nada... alors que <em>Vue d'ici</em>, son deuxième, me semblait meilleur. Quand parle-t-on de Marc-Antoine Phaneuf, de sa démarche et de ses recueils de poésies ? j-a-m-a-i-s, de la revue OVNI ? j-a-m-a-i-s (Déjà, peut-être, <em>Spirale</em>, que j'aime moins, mais bon, ce serait déjà ça.) Je vous gage aussi 20$ qu'on ne parlera pas de <em>Sonate en fou mineur</em> d'Éloi Paré simplement parce-que c'est un premier roman.</p>

<p>"Ah mais Raph, le chat sort du sac, tu veux qu'on parle de ceux que tu aimes !!!" CERTAINEMENT ! J'ai été très fier quand j'ai entendu Noée Murchison à Cristiane Charette (qui l'aurait probablement frenché si elle avait pu). Noée est une fille brillante que j'adore et qui est l'avenir du journalisme (et plus...),  MAIS IL AURAIT P-Ê FALLUT FOCUSSER SUR AUTRE CHOSE QUE SUR SON ÂGE ET LE FAIT QU'ELLE EST MIGNONNE ! </p>

<p>J'ai 34 ans, j'enseigne à l'université, j'essaie d'écrire avec la foutue angoisse de la manière dont ce sera reçu. Aujourd'hui je réalise que la pensée contemporain, la littérature, la philosophie, la musique, l'art en général, la culture, c'est moi et ceux qui m'entourent. C'est prétentieux ? Peut-être un peu, mais je n'ai jamais dit que nous étions géniaux, j'ai simplement dit que nous étions là et que les médias dominants nous ignoraient royalement, j'oserais même dire baillonnait une manière de s'exprimer auquelle nous nous identifions qui selon eux "confond les genres" parce qu'elle utilise l'humour, parce qu'elle veut la notoriété et influencer le monde plutôt que de se rouler dans une poésie guimauve à regarder des chandelles bruler. J'ai déjà dit et je répète que j'avais un peu honte parce que notre premier coup au bâton a été André Boisclairs et que, oui, ça a été une catastrophe. Mais à partir de maintenant: frankly my dear I don't give a fuck.</p>

<p>Je vous avertis tout de suite que je connais déjà une bande de gamins dans la vingtaine qui ne demandent qu'à exploser: ils sont brillants, ils sont enthousiastes, ils sont libres, ils sont pleins d'idées (et pour vous dire franchement certains sont beaux/belles comme des dieux)  et me font déjà me sentir comme un <em>mononc</em>.</p>

<p>"Oui mais Raph, tu ne crois pas que le problème fondamental c'est le manque de moyen à Radio-Canada et dans les universités ?" Franchement, j'ai un rapport mitigé avec la disponibilité des ressources. Comme geek, j'écoute avidement les <em>making off </em>des <em>Doctor Who</em> des années 70 et 80 et les meilleures épisodes ont été produit dans un contexte de coupures profondes à la BBC. Être payé 6678,65$ pour un contrat d'enseignement et ne pas avoir de budget de fonctionnement ne m'a pas empêché de créer le cours le plus cool de l'UQAM (pas nécessairement le plus profond ou le plus intéressant (perso je bave sur les cours de philosophie politique) mais je réclame le titre de plus cool). Le manque de ressource n'a pas empêché une bande de gamin d'organiser la Nuit de la philosophie, événement dont l'UQAM commence,trop tard, à comprendre l'importance. Avoir des ressources c'est bien, mais le plus important c'est d'avoir des idées. Toutes les séries et émissions que j'aime (<em>Les Invincibles</em>, <em>La vie, la vie</em>, <em>Dans une galaxie près de chez vous</em>, les deux émissions de radios cités plus haut) on ceci en commun qu'elles sont magnifiquement écrites et pensées.</p>

<p>J'arrête pas d'écouter <em>The Submarines</em> depuis hier: "Every day we wake up we choose love, we choose light And we try, It's to easy just to fall apart..." (<em>You, me and the Bourgeoisie</em>... ouais c'est la chanson de l'annonce de iPod touch, m'an fout). Je choisi l'amour, je choisi la lumière... </p>]]></description>
<link>http://raphael.laramee-crevier.com/archives/2009/03/radiocanada_ete.php</link>
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<category>Zoon politikon</category>
<pubDate>Fri, 27 Mar 2009 09:27:07 -0500</pubDate>
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