jeudi 21 février
J'ai la grippe
J'ai la grippe. Pas une grosse grippe, juste une grippe chiante, une grippe qui vous empêche d'avancer, une grippe qui vous empêche de donner des bisous dans le cou, de résumer "Sur la télévision" de Pierre Bourdieu, d'inventer des budgets gouvernementaux pour une république imaginaire, de voire des gens, etc. J'ai surtout une grippe absurde: J'AI MAL AUX GENOUX ! Les deux genoux, une grippe qui donne mal aux genoux, j'ai jamais eu ça. Mon fils Léo veut que je fasse application au Guiness pour le grippe la plus absurde de l'histoire.
Commentaire par Raphael @ 9:36
dimanche 10 février
Léon, le petit garçon qui ne voulait pas faire ses devoirs (conte moral)

Commentaire par Raphael @ 11:11
samedi 12 janvier
Suivi
J'ai des problèmes avec les résolutions 1 et 7. De plus, j'aurais dû prendre la résolution "savoir ce que je veux dans la vie" et la résolution "faire les choses pour avoir ce que je veux dans la vie"... bon il n'est probablement pas trop tard.
Commentaire par Raphael @ 16:08
samedi 10 novembre
Tranche de vie.
Mon fils Léo a décidé qu'il était athée.
Après interrogatoire, il m'a presque confié qu'il savait comment s'était formé l'univers. Le plus effrayant c'est que je me demande si je dois le croire (sur l'univers).
Commentaire par Raphael @ 11:16
mercredi 29 août
La rentrée
Ce matin, je me suis battu pendant cinq bonnes minutes avec mon réveil pour l'éteindre. Snooze, rien, ça continue, Alarm off, rien, ça continue...

Je me suis finalement rendu compte que c'était mon cellulaire, en fonction réveil, qui sonnait...
Bonne rentrée à tous.
Commentaire par Raphael @ 11:03
mercredi 27 juin
Le sourire au vent...
Aujourd'hui le monde était plus petit pour Émile...
Aujourd'hui Émile à 6 ans.
Hier je lui ai demandé si il pensais qu'il allait grandir pendant la nuit.
Sur le coup, Milou à simplement répliqué qu'à minuit on changeait simplement de journée.
Aujourd'hui Milou a déclaré que tout était plus petit parce qu'il avait grandi pendant la nuit.
-"Papa t'es plus petit, Léo t'es plus petit, maman t'es plus petite, le coke est plus petit, les frites sont plus petites..."
King kong se réveille tranquillement...
Je t'aime mon Milou, c'est dur quand t'es pas là à me tirer des flèches, à me faire le coup du sous dans l'oreille, à me raconter tes histoires des fusées...
Bon six ans mon Milou adoré...
On ira faire de la plongée ensemble dans le lac... avec Léo ?
Commentaire par Raphael @ 23:22
mardi 8 mai
Boisclair: Réaction à chaud de l'enfant de la rue (comme dans l'homme de la rue)
Émile : "AAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhh... c'est platte, moi je l'aimais beaucoup, je voulais que c'est lui le chef, maintenant ça va être un autre chef, moi je voulais juste voir André Boisclair aux nouvelles."
Léo: "Qui va le remplacer ? c'est qui ? Ahh je sais, ça pourrait être Bob Rae !"
Commentaire par Raphael @ 17:47
lundi 5 mars
Le destin des Paul-Henrides
J'appartiens à une famille où à Noël on s'engueule au sujet des coéficients de validité de courbe et dans laquelle on baptise les bonhommes de neige Marcel Prout (y'a pas de faute de frappe).
Ô DIEUX ! que ne m'avez-vous permis d'appartenir à une famille normale !!!
Commentaire par Raphael @ 14:39
mercredi 28 février
Tu coque fili ?
"À quoi ça sert d'apprendre les nombres entiers si on va tous mourir ?"
Léo mon fils...
Après a suivi une longue discussion sur les raisons pour lesquels ils étaient le fun de vivre (chialer avec Émile, lire des BD, jouer à Jak 3, planter papa à Jak X combat racing, apprendre les nombres entiers, jouer avec Hyppolite, Xavier, Jordan, aller au chalet, voir grand-papa et grand-maman...). Moi je me suis passé cette réflexion là à 20 ans... en fait par sur les nombres entiers.
Commentaire par Raphael @ 18:23
jeudi 25 janvier
La table ronde
Léo- Papa, pourquoi Lancelot a été banni...
Moi- Euh... ben... parce que la reine Guenièvre et lui étaient amoureux...
Léo- et...
Moi- Ben... euh... le roi Arthur n'aimait pas ça ?
Léo- Pourquoi ? (avec son ton d'exaspération qui démontre qu'il trouve une affirmation complètement stupide)
Moi- Un jour mon fils, malheureusement, tu comprendras... (bon c'est la réponse que j'aurais fait dans un film américain, mais ça ressemblait plutôt à: "Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee... tu sais les affaires d'amour chez les grands c'est compliqué....")
Commentaire par Raphael @ 11:18 | Commentaires (1)
samedi 20 mai
Superman died...
« Quand même [ les forces sociales ] elles sont finalement vaincues, elles font suffisamment sentir leur puissance contraignante par la résistance qu’elles opposent. Il n’y a pas de novateur, même heureux, dont les entreprises ne viennent se heurter à des oppositions de ce genre. »
Émile Durkheim, Le suicide, Paris : Presses universitaires de France, 1979 (1930), p. 141
Ce soir, moi et les garçons avons loué le King Kong de Peter Jackson. Bien que le film comporte de nombreuses longueurs, il y a une belle métaphore développée par Jackson entre nature/culture (faute de meilleure antinomie). En effet Jackson oppose un écrivain new-yorkais (Victor Driscoll interprété par Adrian Brody) contre un gorille de 8 mètres de haut de Skull Island (King Kong, interprété par Kong, manque d'authencitité dans le jeu) qui luttent pour les beaux yeux d'une jeune blonde (Ann Darrow, interprété par Naomi Watts, pour ma part je préférais Jessica Lange dans la version de 1976).

Certaines commentatrices ont fait de King kong la métaphore de l'homme idéal, qui sait exprimer ses émotions en toute virilité... je crois que les autorités de la ville de New York préfère depuis les névropathes comme Woody Allen. Pour ma part j'y ai plutôt vu l'expression d'un individualisme fantasmatique de l'homme qui prend seul d'assaut le monde sans faire de compromis à quelles que réalités que ce soient... finalement King Kong me semblait dans ce film l'incarnation de la volonté de puissance (je pousse un peu, mais je trouve ça assez cohérent) contre un Driscoll maigrichon, qui renonce et qui ne sais pas dire "je t'aime" (en plus il a un gros nez).
Si Léo à nommé toutes les catégories de dinosaures du film (en fait nous avons un débat à savoir si ce sont des Tyranosaures ou des Mégalosaures qui attaquent Kong et Ann Darrow), Émile lui se concentrait sur la morale kongnienne: "Là il est méchant, mais il va devenir gentil hein !"... Bref, le gamin de quatre ans s'indentifiait au quadrumane titanesque... inutile de vous dire que la fin du film a probabalement été l'un des grands traumatismes de sa courte existence. Émile à pleuré comme si il venait de perdre son grand chum. Il a fallu que je le couche sur mon lit, que je le borde, que je le console, mais il sanglotait en murmurant "il est mort". Émile a finalement décrété que King Kong avait certainement un petit frère...qui avait les yeux bleus.
Commentaire par Raphael @ 2:01 | Commentaires (0)
lundi 20 mars
C'est peut-être lui qui a raison...
Mardi 14 mars était l'anniversaire de Marie Anne et Léonard (Bonne fête !!!)... Il nous fallait donc organiser un fête de gamins pour notre Léo. Comme nous étions crevé sa mère et moi nous lui avons d'abord fait la suggestion suivante:inviter deux copains pour allé voir les papillons au Jardin botannique...
Léo avait l'air intéressé et a vite choisi les deux copains qu'ils voulaient inviter... appelons les Isaac et Jacob... Le rpoblème c'est la dernière fois que Léo a vu Jacod, ce dernier ne semblait pas très interessé à jouer avec lui... et Jacob n'a pas invité Léo à son anniversaire...
La mère de Léo et moi avons donc entrepris de le convaincre d'inviter quelqu'un d'autre que Jacob aux papillons... L'affontement a pris des allures de tragédie grecque. Nous avons essayé d'expliquer à Léo que les amis vont et viennent, qu'ils nous oublient où que nous les oublions et qu'un jour parfois ils réapparaissent... bref que Jacob, qui va maintenant à une autre école, s'éloignait peu à peu et qu'il fallait passer à d'autre chose... sa mère a même osé une métaphore guerrière en disant qu'il y avait des batailles qu'il ne valait pas la peine de faire...
Léo nous alors fait une tirade hyper-émouvante (et émotive)...
"Moi je ne l'oublierai jamais... çaq va toujours rester mon ami. Pis, comment voulez-vous que je sache si je peux gagner la bataille si je ne l'ai même pas commencé ?"
Nous avons changé nos plans. Nous avons dit à Léo que la fête aurait lieu chez nous et qu'il pourrait inviter qui il voudrait. On a cru comme ça que Jacob ne se présenterais pas et que Léo apprendrait par l'expérience... Léo a invité un dizaine de copains...
Samedi matin Jacob téléphone : "Salut, ben je voulais te dire que je vais aller à la fête de Léo et aurais-tu une bonne idée de cadeau que je pourrais lui donner ?" En parlant à la mère de Jacobg j'ai su qu'il avait seul décider de venir et que la décision n'avait pas paru difficile à prendre...
C'est peut-être Léo qui a raison... ne jamais laisser tomber ?
Commentaire par Raphael @ 16:27 | Commentaires (0)
mercredi 15 février
Redrum
Milou- Moi et Serioja on va tuer Paco.
Moi-...
Milou-Il arrête pas de nous achaler.
Moi-Ce n'est pas un peu radical comme solution... vous pourriez trouver autre chose.
Milou-Oh... jeltsais (retranscription phonétique, en fait çca veut dire je le sais), on pourrait l'attacher...
Moi- Bon tu vois, c'est déjà plus acceptable comme solution.
Milou-Oui, on pourrait le suspendre dans les airs avec une machine...
Moi-euh...
Certains dirons que j'ai un rapport étrange avec mes enfants. Bon, je suis celui qui s'est obstiné avec un collègue de classe de mon fils (6 ans) que dans leur actualisation de la fable Le loup et l'agneau, le grand de sixième année aurait dû dévorer la petite de première à la fin... Mais, généralement, ces trucs sur Nietzche, Freud, etc. arrive seul, je le jure.
Commentaire par Raphael @ 22:39 | Commentaires (0)
mercredi 7 décembre
Comme Marie-France Bazzo ne lit pas mes courriels...
Bonjour,
Je viens d'entendre plusieurs réactions des femmes ayant vécu une grossesse dans le métro de Montréal. Je suis, pour ma part, le conjoint d'une jeune femme ayant aussi dû supporter les affres de la grossesses combinées aux transports en commun. J'ai surtout entendu le courriel de cette dame se demandant si personnes âgées et personnes à mobilité réduite ne se battraient pas pour des places dans un wagon de métro réservé pour elles... Trop tard dois-je malheureusement lui répondre.
Nous avons en effet très vite perdu la foi en l'humanité utilisant le transport en commun. J'avais alors pris l'habitude d'entrer rapidement dans le métro avant ma conjointe et, de façon totalement rustre, de chasser les places assises restantes. Un jour que nous revenions d'un examen à l'hôpital, je suis entré dans un wagon où il ne restait qu'une place assise et trois personnes se la disputant: ma conjointe, une dame et moi. Je suis passé sous le nez de la pauvre dame qui se dirigeait vers le siège. En m'asseyant pour réserver la place, j'ai entendu quelques cris de protestations qui se turent lorsque que ma conjointe, enceinte plus que jusqu'au cou, ne prenne la place. J'ai alors remarqué qu'un autre passager cédait son siège à la dame à qui j'avais subtilisé la place. En sortant du métro, ma conjointe, discrètement me dis à l'oreille "Merci, mais la Dame à qui tu as pris le siège avait des supports de métal aux chevilles..." Je crois que je me sens encore coupable et j'aimerais m'excuser publiquement...
R.C.
Montréal
Commentaire par Raphael @ 9:29 | Commentaires (0)
mardi 27 septembre
Dangeureux
Léo a commencé la première année... dans ses premiers devoirs, Léo (qui sait lire depuis qu'il a quatre ans) doit dessiner des choses dont le nom commence par "D". Il en trouve un, deux... pour le troisième il hésite, il cherche, puis s'exclame:
-Je pourrais dessiner une dionée !"
Après vérification:
"Dionée n.f. (de Dioné, mère d'Aphrodite). Petite plante de l'Amérique du Nord, dont le feuilles emprisonnent brusquement et digèrent les insectes qui s'y posent. (Famille des droséracées.) Nom usuel: attrape-mouche."
Ok, cet enfant me fait officiellement peur.

Commentaire par Raphael @ 8:58 | Commentaires (1)
jeudi 18 août
Quelques considérations sur la climatisation...
Dur, dur, dur la paternité qui vous fait parfois piler sur vos principes pour protéger votre progéniture. Durant la canicule qui frappa Montréal récemment (mais l'été 2005 ne fut-il pas qu'une interminable canicule ?), nous fîmes l'acquisition d'un climatiseur (Articaire, 7000 BTU, au poil... très silencieux, mais je n'ai pas encore réussi à ce que la température s'affiche en celsius). J'entend d'ici les écolo-fascistes (pariculièrement celle de l'Université Laval... le celle est volontairement singulier) râler contre la surconsommation d'énergie, le ridicule confort qui fait des Occidentaux les saccageurs de la planête, bla, bla,bla... Quand votre gamin s'effondre, faisant 40 de fièvre, qu'il est incapable de contrôler ses sphincters ou qu'il se met a vomir partout, il n'y a qu'une conclusion possible: il faut faire quelque chose...(du moins c'est la considération de base.) J'ai fuis au chalet de mes parents aussi longtemps qu'il était humainement possible (papa, maman, je vous adore... mais il y a quelque chose qui n'est socialement pas admis dans le fait de fréquenter ses parents trop longtemps...). Bref, face au dérèglement climatique, les parents ne peuvent faire qu'un seul choix responsable: la fuite en avant technologique. Or il y a plein de constats fascinants à faire lorsque vous avez un climatiseur.
1) C'est une plaie à poser. Le plan est supposément fait pour une fenêtre standard. Or, pour avoir travaillé dans un atelier de portes et fenêtres (trois semaines...), je ne connais aucune fenêtre qui est faites avec un bord incliner dehors... Bref, il a fallu gosser un bord de fenêtre adéquat.
2) Ça ne coûte pas si cher que ça... Si en plus vous ne vous servez plus de la sècheuse, vous n'y verrez aucune différence. De plus, dans une contrée comme le Québec qui produit son électricité en ne produisant que fort peu de gaz à effet de serre, vous ne nuisez pas trop. Par contre, si vous êtes Texan, sur ce point vous êtes cuit...
3) Les gens vous envient...
4) Comme en hiver, vous ouvrez la porte le matin pour savoir exactement comment vous habiller pour sortir (s'il fait moins de 25 celsius... vous auriez intérêt à éteindre la clim. ou a trouver une bonne raison comme: "vous savez il y a un effet de serre dans mon appart!").
5) Vous allez être malade ! Rhume, allergie, grippe, irritation des voies respiratoires, vous allez être malade... mais avec un claritin (ou n'importe quoi qui contient de la pseudo-éphédrine si vous ne réagissez pas à l'immense quantité de conchonneries que soulèvera le jet d'air), du ventolin en masse, des pastilles pour la gorge et une énorme boîte de kleenex ça dort comme un charme.
Commentaire par Raphael @ 0:54 | Commentaires (0)
mardi 5 juillet
Partie de soccer dans le Plateau Mont-Royal
Alors, dans l'équipe de soccer de mon fils il y a :
Matisse
Jacob
Isaï
Orphé
Ulysse
Arthur (c'est pas si mal en tant que tel... c'est parce qu'il y a un autre membre à l'équipe)
Merlin
C'est drole, on ne voit plus d'Adolf ni de Caïn.
Commentaire par Raphael @ 23:33
jeudi 17 février
Oedipus reflexif
Mon fils Émile présente depuis quelque temps tous les symptômes du complexe d'Oedipe, d'abord un amour immodéré pour sa mère, mais, surtout, la répétion constante des phrases suivantes:
-"Papa t'es pas drôle."
-"Papa t'es pas cool." (Ce qui est faux.)
-"Papa arraête." (orthographe phonétique.)
-"Papa t'es méchant."
Or, un matin, Émile vient se coucher dans notre lit en me faisant un gros câlin et en disant "Je t'aime Papa !". En parent ouvert au dialogue je lui dit:
-"Ah, bien, c'est fini ton Oedipe alors."
Émile me répond -"Oui, je l'ai tué Oedipe moi..."
Je suis un peu confus là.. devrais-je rouler en voiture sur les pieds d'Émile et engager madame Minou pour me prédire qu'il allait me tuer et marier ma blonde histoire de redevenir la cible de sa jalousie enfantine où ai-je à jamais faussé son rapport à la réalité avec ma question prométhéenne ?

Commentaire par Raphael @ 10:41 | Commentaires (1)
mardi 11 janvier
La citation... du moment
"Never underestimate the capacity of parents to mortify their child."
Sandy Cohen
The OC

Commentaire par Raphael @ 14:51
vendredi 17 décembre
Possession
Revenant de l'école avec mon fils Léo, je fredonnais D'où viens-tu bergère qui se termine par "Chantant les louanges du père éternel..." en entendant ces mots Léo s'exclame:
"Dieu, y'est même pas éternel...
On dirait qu'il est mort."

Commentaire par Raphael @ 16:03 | Commentaires (1)
dimanche 12 décembre
Nostalgie et hyper-mémoire
Pour poursuivre sur le thème des émissions pour enfants, voici la Bible, l'Encyclopedia universalis du genre sur le web: www.emissions.qc.ca.
Bon, pas toujours complet complet, mais vous y retrouverez vite fait celle qui jouait Ginou dans Lance et compte ou des détails sur le petit Castor.
Quelques manques majeurs: si quelqu'un pouvait me trouver un épisode complet des Onyx je crois que j'en dormirais mieux la nuit ou la chanson des Bubblies.
Commentaire par Raphael @ 1:01 | Commentaires (2)
samedi 11 décembre
Code Lyoko
Qui a dit que de nos jours il n’y avait plus de bons dessins animés ?
La réponse française à l’offensive japonaise s’appelle Code Lyoko. Cette série, produite par France3 et canal J, eet diffusée à Radio-Canada à 11:30 le samedi matin et raconte les péripéties d’une bande d’ado tombée par hasard sur une sorte de super Playstation. En fait, caché au fond d’une usine désaffectée de ce qui semble une petite ville de province, se trouve un ordinateur gigantesque dont les circuits renferment un monde virtuel nommé Lyoko. Les périphériques de ce super-calculateur permettent aux gamins de se dématérialiser pour se numériser en héros de Lyoko.
Malheureusement le système d’opération, la personnalité cybernétique X.A.N.A., a pété un câble et tente par tous les moyens de semer terreur et destruction. À l’aide d’Aelita, un personnage de Lyoko resté sain, Ulrich, Yumi, Odd et Jérémy doivent tenter de contenir la volonté destructrice de X.A.N.A.
Stylistiquement la série mise sur l’utilisation du dessin classique (un genre de pastiche de Katsuhiro Ottomo qui serait devenu impressionniste) et du numérique (comme Histoire de jouet). Formellement l’intégration des deux techniques est bien réussie (même si je n’aime pas la version numérique de Yumi). J’avoue avoir un faible pour Yumi : adolescente blasée à la calvitie précoce, pâle, et Goth avant l’âge.

Si on sent une tension sexuelle entre Yumi, Ulrich et un personnage secondaire, Élisabeth dites Sissi (bien qu’il faille être adulte pour la voir), les thèmes abordés reviennent aux canons classiques de l’histoire d’aventure, un peu comme Tintin, ce qui franchement me semble sain. Plusieurs autres séries proposent comme histoire les aventures de jeunes filles ayant une identité cachée d’espionne. Leur principale préccupation n’est pas de sauver le monde, mais, dans l’ordre, d’être bien habillée, d’avoir un copain et d’être populaire à l’école (Kim Possible à Radio-Canada, mais surtout Totally Spies à Télétoon).
Lors d’une soirée réunissant des amis du Monde Diplomatique, nous remarquions que les Occidentaux n’avais pas l’expérience de la destruction de masse (genre explosion atomique), mais que les asiatiques si. Mon ami Mathieu faisait de plus remarquer que cette expérience se traduisait particulièrement dans les Mangas (on pense à Akira, mais aussi à Mother Sarah). L’expérience occidentales de la guerre se traduit aussi dans les dessins animés. Bien que très différente, les séries G.I. Joe et Code Lyoko décrivent deux expériences de la guerre en Occident.
Une première différence majeur, dans G.I. Joe ce sont deux armées qui s’affrontent : l’équipe G.I. Joe contre l’Organsation terroriste Cobra. De plus, les dirigeants de Cobra (le Commandeur Cobra, Dr. Venom, la Baronne, etc.) sont présents et actifs dans la narration. X.A.N.A. est un ennemi numérique qui tente de s’incarner dans le monde de Yumi et consort. Cet ennemi, comme Sauron dans le Seigneur des anneaux, n’a pas de visage, hormis celui de ses incarnations numériques toujours froides et anonymes (des Crabes de métal géant ou des frelons mécaniques par exemple).
GI-Joe est un dessin animé de la guerre froide, la catharsis d’une guerre sans front tangible pour le public. Le déluge de feu qui opposait les G.I. Joe à Cobra n’avait déjà plus comme enjeu un territoire précis, mais le contrôle du monde (en fait, vers la fin de la série, l’action de Cobra devient étrangement exclusivement ciblée contre les membres du commando). Par contre, les enjeux étaient clairs, précis et exprimés. On pourrait en dire autant de la lutte opposant les Autobots d’Optimus Prime aux Decepticons de Megatron dans la série Transformers (Robot in disguise !).
Dans Code Lyoko, l’ennemi n’a pas de visage, il n’explique pas ses motivations pour, simplement, détruire le monde. Un dessin animé post-11 septembre ? Les méthodes de Xana sont les mêmes que ceux que le Homeland Security Departement américain redoute de la part de terroristes contemporains: prendre le contrôle d’un autobus pour le faire foncer dans une usine de produit chimique, prendre le contrôle d’une centrale nucléaire pour provoquer un syndrome chinois ou hacker un réseau téléphonique pour prendre le contrôle d’un satellite militaire (bon, peut-être moins le dernier). Les seuls combattants réels que X.A.N.A. utilise sont des matérialisations de clones de Yumi et d’Aelita.
Mais ce qui frappe le plus c’est la différence dans le stratégie de combat. Dans G.I. Joe, les protagonistes s’arrosent gaiement de tous ce que peut leur technologie. Les héros de Code Lyoko combattent pour leur part à l’arme blanche. C’est un peu Clausewitz contre SunTzu.
On s’amuse, on s’amuse, mais l’heure passe…
Commentaire par Raphael @ 2:01 | Commentaires (1)