jeudi 18 juin
La Haint Hean...
Je hais la St-Jean... je hais la fête du Canada Day itou...
Alors que tous les pays du monde font des défilés militaires et/ou souligne leur histoire, nous on fait quoi ? On célèbre les années 70: période des grandes St-Jean sur la montagne... on célèbre des René Lévesque en carton pâte (même pas de cigarette), on célèbre dans un grande flaque de bière au parc Maisonneuve dans une marée écoeurante de blanc et de bleu (de quoi me faire chier parce que le bleu me va si bien paraît-il)...
Je n'aime pas la St-Jean, parce que c'est un délire de l'oubli de l'histoire, parce que c'est comme un impuissant qui essaie de bander sans viagra: une dernière tentative pour exciter la fièvre nationaleuse avant la mort de boomers...
Moi je voudrais le régiment Carrignan-Calière sur Sherbrooke au son du pipeau (tu-tu-tu)... moi je voudrais une reconstitution de la bataile des plaines, moi je voudrais Laverandry, Lasalle, Papineau, Cartier et Laurier... mais non, comme si l'histoire du Québec était commencé en 1960 et qu'avant il n'y avait pas eu de figures historiques, seulement du monde qui faisait du pain et trappait le castor.
En fait, je n'aime pas notre St-Jean...
Un jour dans le métro en revenant du show, je déconnais avec des copains dans le métro et je me mets à gueuler "Coudonc, St-Jean-du-pays (Gens du pays) il a été canonisé en quelle année ?"... Une femme me répond très sérieusement "Ils ont fait ça sur la montagne dans les années 1970..." Voilà, toute la St-Jean pour moi est dans cette histoire...
J'aime pas le Canada Day non plus, fête artificielle par excellence dont personne ne se souvient plus que c'est le jour de l'entrée en vigueur de l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique en 1967... C'est la fête du multiculturalisme, des jumelles Magma, où on ressort de boule à mite (ou de la France) Rock Voisine...
Allez donc tous chier...
Commentaire par Raphael @ 20:11 | Commentaires (0)
jeudi 28 mai
La vie
Voilà... j'ai mis le titre le plus incroyablement paolocoehlien du monde: la vie. Je m'apprête probablement à faire l'entrée la plus larmoyantement jovialiste de l'histoire de ce blog.
Pourtant la vie est parfois immense...
Je n'ai pas envie de nommer des gens, je n'ai pas envie de nommer des lieux, ni de nommer des événements, mais je suis allé dans des quelques parts cette semaine.
Je suis monté au premier quelque part psychologiquement très poqué... Le trajet de 3 heures en voiture m'avait déjà fait beaucoup de bien... et je ne pouvais m'imaginer ce qui m'attendait. J'ai rencontré des gens: des gens que je connaissais déjà et que j'ai découvert, d'autre à force de me forcer à aller leur parler, d'autres surgissant du passé quasi-magiquement... Sincèrement, je ne peux pas vraiment exprimer ce que j'ai découvert, mais j'ai maintenant envie de nommer certaines personnes "camarade", mot honni de ma génération.
Puis j'ai dû quitter à regret ce premier quelque part pour faire six heures de route pour aller dans un autre quelque part... Comme j'avais adoré le premier quelque part et que je connaissais la nature du deuxième quelque part (que je trouvais chiante jusqu'à aujourd'hui)... j'y suis allé avec beaucoup de réticence. Puis on se rend compte qu'on connait les gens, puis on se rend compte que les choses peuvent être cool, puis on fait une conférence qui est appréciée et à propos de laquelle (sweet jesus lord of mercy, pour une des rares fois) on vous pose des questions intelligentes et intéressantes...
Puis il y a le retour au quelque part qui est chez moi, devant la porte vous attend "l'affrontement": le rendez-vous que l'on s'était promis pour s'expliquer au plus vite pourquoi ça ne fonctionne pas... pour réessayer d'y croire... pour réessayer de trouver un lieu ou être nous... En laissant tomber ce qui n'est pas possible, on se rend compte toutefois les autres possibilités, autre chose qu'on ne sait pas où placer exactement dans sa vie, mais dont on a vraiment envie...(ok... ce bout là est difficile à suivre pour ceux qui ne sont pas proche de moi... c'est fait exprès, il faut y voir l'archétype, il faut y voir le portrait global.)
La vie... est immense.
Commentaire par Raphael @ 23:40 | Commentaires (0)
jeudi 23 avril
25.09
J'enseigne à l'UQAM où sévit, comme vous devez les savoir, un conflit de travail entre le Syndicat des professeurs (SPUQ) et la direction. Moi, je suis chargé de cours, une catégorie d'employés sous l'autorité d'un autre syndicat (SCCUQ), nous avons signé notre convention collective au mois de mai 2008.
Maintenant que le conflit semble en voie de résolution je peux me permettre de faire ce commentaire: je n'ai rein dit à cause de la clause 25.09 de ma convention collective:
25.09 Grève et lock-out Les parties conviennent qu'il n'y aura pas de grève ni de lock-out pendant la durée de la convention. Le Syndicat n'ordonnera, n'encouragera ni n'appuiera aucun ralentissement des activités normales de l'Université.
Je fais une interprétation très orthodoxe de cet article... ni pour, ni contre.
Par contre, je vous invite à aller voir les vidéo des Flash mob UQAM sur YouTube dont les organisateurs sont en grande partie des étudiants de science politique (BCPS et Bac science-po). Quand je parlais d'"une bande de gamins dans la vingtaine qui ne demandent qu'à exploser: ils sont brillants, ils sont enthousiastes, ils sont libres, ils sont pleins d'idées (et pour vous dire franchement certains sont beaux/belles comme des dieux) et me font déjà me sentir comme un mononc" Franchement moi ça m'a ému et j'ai confiance... j'ai juste envie de m'asseoir dans un coin et de regarder les gamins jouer.
Commentaire par Raphael @ 18:03 | Commentaires (0)
vendredi 27 mars
Radio-Canada: ÊTES-VOUS FOUS TABARNACK !
Suite aux compressions budgétaires annoncées par le gouvernement fédéral, la radio de Radio-Canada a dû coupé dans sa programmation et décider que les émissions:
Maccadam Tribus
Vous êtes ici
Fréquence libre
passeraient au tordeur.
OK, je ne suis pas pissed, je ne suis pas en colère, je suis en TABARNACK... le seul mot pour exprimer ma profonde envie de fesser dans un mur et la profonde révolte qui m'habite. Je peux comprendre qu'on coupe Fréquence libre, depuis le départ de Monique Giroux l'émission a franchement perdu toute sa légitimité et tout son impact... Philippe Fehmiu est franchement moins bon. J'aurais pu comprendre que l'on coupe l'une des deux autres émissions. Mais, surtout avec l'histoire de leur programmation (Maccadam s'est tapé les cases horaires les plus absurdes du monde), couper les deux me semblent un choix idéologique de fucking vieille croute de baby boomers qui vont amener avec eux la radio et toute la culture québécoise dans la tombe sur un air d'Harmonium et/ou de Beau Dommage.
J'en ai sérieusement plein le cul.
Ce qui me purge le plus c'est que la mise à mort de Maccadam Tribus et de Vous êtes ici signifie la survie de Christiane Charette en direct et Vous m'en lirez tant. "Quoi Raph, tu veux sacrifier une émission culturelle et une autre qui porte sur les livres ???"
Ok, règlons le cas de Christiane Charette maintenant: elle est en retard un matin sur deux pour faire la présentation de son émission et a érigé la spontanéité en principe de légitimation de la non-préparation, du non-travail et de la superficialité. Vous voulez qu'une émission soit insignifiante ? ne propose aucune idée nouvelle ? qu'elle surfe de manière stupide sur les sujets d'actualités, ? surtout qu'elle ne remette rien en question en ayant l'air cool ? confiez là à Christiane Charette (ou a Guy A. Lepage...)
Vous m'en lirez tant... Euh... avez-vous écoutez sur quels livres ça porte et comment on en parle ? Sérieux, vous devriez connaître tout le mal que je pense de l'émission littéraire de Pintal et de sa bande d'insignifiants (au sens littéral de sans signification...). Je crois que depuis le début je n'entend que des entrevues sur des livres sans impact, sans contestation et dont on parle sur un ton de guimauve absolu. Je crois que depuis que l'émission existe ils ont UNE FOIS parlé d'un jeune écrivain que je trouve génial, Mathieu Arsenault, quand il a publié Journal de finissants... c'était quand Raymond Cloutier animait... depuis, rien, nada... alors que Vue d'ici, son deuxième, me semblait meilleur. Quand parle-t-on de Marc-Antoine Phaneuf, de sa démarche et de ses recueils de poésies ? j-a-m-a-i-s, de la revue OVNI ? j-a-m-a-i-s (Déjà, peut-être, Spirale, que j'aime moins, mais bon, ce serait déjà ça.) Je vous gage aussi 20$ qu'on ne parlera pas de Sonate en fou mineur d'Éloi Paré simplement parce-que c'est un premier roman.
"Ah mais Raph, le chat sort du sac, tu veux qu'on parle de ceux que tu aimes !!!" CERTAINEMENT ! J'ai été très fier quand j'ai entendu Noée Murchison à Cristiane Charette (qui l'aurait probablement frenché si elle avait pu). Noée est une fille brillante que j'adore et qui est l'avenir du journalisme (et plus...), MAIS IL AURAIT P-Ê FALLUT FOCUSSER SUR AUTRE CHOSE QUE SUR SON ÂGE ET LE FAIT QU'ELLE EST MIGNONNE !
J'ai 34 ans, j'enseigne à l'université, j'essaie d'écrire avec la foutue angoisse de la manière dont ce sera reçu. Aujourd'hui je réalise que la pensée contemporain, la littérature, la philosophie, la musique, l'art en général, la culture, c'est moi et ceux qui m'entourent. C'est prétentieux ? Peut-être un peu, mais je n'ai jamais dit que nous étions géniaux, j'ai simplement dit que nous étions là et que les médias dominants nous ignoraient royalement, j'oserais même dire baillonnait une manière de s'exprimer auquelle nous nous identifions qui selon eux "confond les genres" parce qu'elle utilise l'humour, parce qu'elle veut la notoriété et influencer le monde plutôt que de se rouler dans une poésie guimauve à regarder des chandelles bruler. J'ai déjà dit et je répète que j'avais un peu honte parce que notre premier coup au bâton a été André Boisclairs et que, oui, ça a été une catastrophe. Mais à partir de maintenant: frankly my dear I don't give a fuck.
Je vous avertis tout de suite que je connais déjà une bande de gamins dans la vingtaine qui ne demandent qu'à exploser: ils sont brillants, ils sont enthousiastes, ils sont libres, ils sont pleins d'idées (et pour vous dire franchement certains sont beaux/belles comme des dieux) et me font déjà me sentir comme un mononc.
"Oui mais Raph, tu ne crois pas que le problème fondamental c'est le manque de moyen à Radio-Canada et dans les universités ?" Franchement, j'ai un rapport mitigé avec la disponibilité des ressources. Comme geek, j'écoute avidement les making off des Doctor Who des années 70 et 80 et les meilleures épisodes ont été produit dans un contexte de coupures profondes à la BBC. Être payé 6678,65$ pour un contrat d'enseignement et ne pas avoir de budget de fonctionnement ne m'a pas empêché de créer le cours le plus cool de l'UQAM (pas nécessairement le plus profond ou le plus intéressant (perso je bave sur les cours de philosophie politique) mais je réclame le titre de plus cool). Le manque de ressource n'a pas empêché une bande de gamin d'organiser la Nuit de la philosophie, événement dont l'UQAM commence,trop tard, à comprendre l'importance. Avoir des ressources c'est bien, mais le plus important c'est d'avoir des idées. Toutes les séries et émissions que j'aime (Les Invincibles, La vie, la vie, Dans une galaxie près de chez vous, les deux émissions de radios cités plus haut) on ceci en commun qu'elles sont magnifiquement écrites et pensées.
J'arrête pas d'écouter The Submarines depuis hier: "Every day we wake up we choose love, we choose light And we try, It's to easy just to fall apart..." (You, me and the Bourgeoisie... ouais c'est la chanson de l'annonce de iPod touch, m'an fout). Je choisi l'amour, je choisi la lumière...
Commentaire par Raphael @ 9:27 | Commentaires (2)
mercredi 11 mars
Statement
J'en ai marre des gens qui conçoivent leur vie en temps géologique (inspiré de S. Colbert).
Commentaire par Raphael @ 23:00 | Commentaires (0)
lundi 2 mars
Pissed
Bon...
Iggy...
Michael Ignatieff...
Je comprend que le libéraux veulent conquérir l'ouest, je comprend que l'alliance avec le Parti vert n'était pas une bonne idée dans le système politique que nous avons et que de toute façon ça n'a pas vraiment d'impact concret. Je comprend aussi que l'on puisse mettre au rencard la taxe sur le carbone: il ne s'agit probablement pas d'une mesure très appropriée de lutte à l'émission de gaz à effet de serre dans le contexte actuel et il y a d'autres manières d'agir...
MAIS DE LÀ À FAIRE UN IMMENSE BLOW JOB À L'ALBERTA, il y a quand même une limite... Mike, on se garde une petite gène s'il-t-plaît ? Les sables bitumineux un enjeu d'unité nationale ? J'espère sincèrement que tu as dans tes cartons des projets d'énergie alternative pour l'extraction du pétrole des sables bitumineux (même l'énergie nucléaire passerait avec moi) parce que ce matin certains membres du PLC se sentent un peu gluant.
Commentaire par Raphael @ 9:19 | Commentaires (0)
vendredi 13 février
Oui Gilbert !
Bon...
J'ai déjà écrit sur ce blog un billet très agressif sur Gilbert Rozon (en fait ça attaquait Stéphane Bureau qui avait décidé de faire un gag imbécile à Dieudonné... avec le recul c'était peut-être une bonne idée dont je n'avais saisi toute la méchanceté anti-Dieudonné).
Mais l'idée de Rozon, Montréal ville de créateurs, me plaît et je dois même dire qu'elle me plaît beaucoup.
Pour deux raisons: la première c'est que c'est une proposition réaliste et constructive. La deuxième raison c'est que c'est une bonne idée. Il s'agit d'une idée qui fait référence au Montréal que je connais, au Montréal que je sens, Montréal complètement déjanté mais qui se retient.
CRÉONS !
Commentaire par Raphael @ 9:27 | Commentaires (0)
jeudi 11 décembre
Plogue
Stéphane, mon mentor (en fait je crois qu'on se comentorise).
Commentaire par Raphael @ 2:41 | Commentaires (0)
mercredi 5 novembre
Aujourd'hui
J'ai fait quelque chose pour que le monde change... et vous ?
À suivre...
Commentaire par Raphael @ 23:09 | Commentaires (1)
mardi 4 novembre
...yes they could...
Welcome back America... we missed you !
Commentaire par Raphael @ 23:13 | Commentaires (0)
lundi 3 novembre
Yes we can... yes we can... from cost to cost, from sea to shining sea...
Commentaire par Raphael @ 18:58 | Commentaires (0)
vendredi 24 octobre
Dion c'est fini
J'ai une nouvelle idole depuis ce matin: Serge Laprade. Oui, oui, oui, Serge a animé Garden Party, oui, oui, oui, Serge a chanté Capri c'est fini, etc. Mais je sais depuis ce matin que Serge Laprade a une formation en science politique. De facto, Serge Laprade est devenu mon idole. Sérieusement, sa versatilité professionnelle est devenue source de grands espoirs pour moi. (You'll always be in my hart Stephane... but life carries on baby !).

Commentaire par Raphael @ 12:36 | Commentaires (1)
vendredi 3 octobre
Bouche ouverte
Je n'arrive pas à vous écrire... comme si je restais ébahis devant ce monde qui n'en fini pas de ne rien apprendre (je ne parle pas de la crise mondiale mais de trucs plus perso...quoique)
J'ai acquis la conviction que le mépris était le fondement du fanatisme.
Commentaire par Raphael @ 19:19 | Commentaires (0)
samedi 13 septembre
À vendre
Je songe à mettre mon vote en vente sur Internet, juste pour voir. Mais sérieux, je suis dans Laurier Ste-Marie, le comté de Gilles Duceppe et il y a quelque chose qui me gosse dans le fait d'être à peu près certain qu'il va gagner. Je pourrais voter NPD (en vertu de la logique de notre ami Brassard), mais leur candidat est François Grégoire mon ancien prof de politique au Cégep avec lequel je ne partage que peu de chose (mais il ne le sais pas parce que j'avais signé l'article dans le journal étudiant, Le Motdit, d'un faux nom !). Il y a bien le candidat Libéral (oui j'escamote les Conservateurs avec qui je ne partage que... ben finalement à peu près rien) trop slick, trop parfait (et avec un cravate franchement laide sur sa pancarte). Et les Verts ? Je sais pas je me méfie. La Ligue communiste ou la Démocratie chrétienne ? faudrait pas exagérer.
Remarquez, j'aurais pu habiter Papineau et avoir Justin Trudeau comme candidat, ce qui aurait porté un dur coup à mon système digestif.
Commentaire par Raphael @ 16:48 | Commentaires (2)
mercredi 23 janvier
Science politique Idol
Une de mes ex...étudiante à la une du Journal de Montréal, maintenant à Christiane Charest pour une interview people, désolé mais je ne peux pas m'empêcher de ressentir une certaine "fierté" (je sais j'ai rien à voir avec son succès, elle est mignonne, super-intelligente, appliquée, courageuse... mais quand même).
Sachez mademoiselle Noée Murchison que je demeure le président de votre fan club ! (et si vous pouviez mentionner mon nom une fois ou deux à des endroits bien placés en souvenir du bon vieux temps ça serait apprécié).
Commentaire par Raphael @ 9:11
lundi 17 décembre
Sarkozy-Bruni
Ce n'est pas sérieux... Carla, pourquoi Nicolas quand JE SUIS DISPONIBLE ! Franchement. En plus tu écris une chanson sur moi pour m'aguicher, c'est pas du jeu.
Mais sérieusement. Clifford Geertz publiait en 1980 Negara:The Theatre-State in XIXth Century Balioù il décrivait comment l'État balinais mettait en scène son activité à travers plusieurs rituels. On pourrait dire d'a peu prêt tout État qu'il se mettait (et tente encore de le faire) en scène. Or, depuis l'apparition des médias électroniques, l'État à perdu le monopole de sa mise en scène et doit depuis procéder à une mise en média , d'où la pipolisation de la politique. Honnêtement, une Bruni pour Sarkozy, ça tombe pile poil dans une extraordinaire mise en média: non seulement il a une volonté de faire mais il (...) avec Carla Bruni.
Je ne sais pas... je rationnalise probablement, mais je n'arrive pas à me faire à l'idée que celle qui s'est disputé le même garçon que Justine Lévy (...) avec Nicolas Sarkozy.
Oui je dois être un peu jaloux.
Commentaire par Raphael @ 21:06
lundi 19 novembre
Closing the book...
Me, Mom & Morgentaler samedi soir au Club Soda... le dernier show était ce soir. C'est une autre des mes frustrations d'adolescence qui s'estompe (et je suis crissement trop vieux pour le Body surfin' et je suis à mettre au point une théologie du concert). J'ai eu dix huit ans dans ma tête jusqu'à quatre heure du matin.

Paradoxalement c'est une réflexion politique qui m'est venue en marchant en revenant du spectacle. J'avais 16 ans quand les Me, Mom ont commencé à jouer sur des petites scènes montréalaises. En plein Québec post-référendaire, avec Jean leloup et plus tard les Colocs, ça faisait du bien.
En plus, je ne sais pas si c'est lié à l'école secondaire que je fréquentais, mais il me semble que ce groupe représente le type d'atmosphère qui règnait... Des chansons dans un français tout croche, mais on s'en foutait, ce sont encore de morceaux géniaux. "Héloïse, je t'en supplise... " c'est encore génial. Français, anglais, espagnol (ok juste une) c'était génial... seulement génial.
"Hit it Capitaine Québec"...
Je ne sais pas comment dire, mais avec les images de la révolution culturelle chinoise transformées en icone carnavalesque pendant leurs shows, leur approche hautement naïve et ludique, c'était la manière la plus forte d'énoncer un discours sinon très kitch: "Let's understand each other, dance and have fun"... très loin du psychodrame identitaire qu'on nous fait vivre depuis cinquante ans.
Ce Montréal me manque... la grogne, la peur et la quasi-haine actuelle m'emmerde...
You're closing the book guys... but we will remember the lines you wrote along those years forever. Thanks...
"I still love you Eve"...
Commentaire par Raphael @ 3:23
mercredi 14 novembre
Réflexion
"I'm not a crook !"- Richard Nixon
"Je n'ai rien fait de mal." -Brian Mulroney
Je ne suppose de rien... je ne fais que constater que la forme de la défense est peut-être un poil mal choisie.
Commentaire par Raphael @ 10:02
vendredi 26 octobre
Statement II
Bon...
Si jamais, un jour ou l'autre, il y a un examen de français pour déterminer si qui que ce soit peut se présentater à des élections, J'EXIGE QU'ON ME LE FASSE PASSER AUSSI.
Qui a les couilles de me suivre ? (non, mais je ne veux pas faire de la discrimination homme/femme. C'est juste une expression ! Les femmes aussi peuvent avoir des couilles... enfin vous savez ce que je veux dire, non ?)
Come on Pauline, arrête de te tirer dans le pied encore et encore...(ce n'est que le début d'accord, d'accord...oooppss... désolé le Cabrel en moi s'est échappé.)
Commentaire par Raphael @ 2:09 | Commentaires (1)
lundi 22 octobre
Crisskelmondètépè (proverbe serbo-croate)
J'ai mal au coeur et je suis déprimé pendant 15 minutes chaque fois que j'entend "accomodement raisonable" ou "Commission Bouchard-Taylor"... Il faut que le "bon peuple" exulte comme le disent avec mépris les journalistes, mais quelqu'un va-t'il enfin allumer que la répétition ad nauseam (avez-vous saisi le jeu de mot ?) est AUSSI une justification de le démocratie représentative ?
Ce n'est pas pour rien qu'il n'y a que 125 députés à l'Assemblée nationale du Québec et que les partis restreignent le droit de parole pour laisser le crachoir aux moins cons... c'est pour empêcher que notre cerveau n'explose à chaque débat !
Commentaire par Raphael @ 11:51
mardi 9 octobre
Fatigue culturelle
La haine (la honte ?)
Commentaire par Raphael @ 2:31
mardi 25 septembre
Les rumeurs sont fondées
Je n’ai pas droit aux prestations régulières d’assurance emploi. Ressources humaines et développement des compétences Canada (OUI C’EST UNE AGENCE QUI EXISTE !!!) m’a écrit une super lettre à ce sujet m’expliquant :
« Étant donné que vous avez soit commencé à travailler pour la première fois, soit travaillé de façon sporadique, soit travaillé après une longue absence de la population active, il vous faut 910 heures d’emplois assurables entre le 27 août 2006 et le 25 août 2007 pour y avoir droit. Actuellement vous avez accumulé 891 heures. »
Ouais… la première chose qui m’est passé par la tête c’est « Tabarnack »… Je savais très bien qu’engueuler un petit fonctionnaire au téléphone ne servirait à rien.
La caisse de l’assurance emploi accumule des surplus qui vont à combler le déficit budgétaire des gouvernements fédéraux depuis Jean Chrétien, sur le dos des honnêtes travailleurs et de ceux qui, comme moi, ne travaillent pas assez pour voir la couleur de LEUR ARGENT quand les temps se font un poil plus dur. De toute façon, étant donné la paranoïa qui entoure tout le processus de demande, je pense sincèrement que toute la politique d’assurance emploi est basée sur l’idée que la majorité des demandeurs (ou sales chômeurs en jargon politique) passent leurs grandes journées à « manger du pop corn et boire de la bière » (Jean Chrétien)
Mais, faisant abstraction de tout cela, c’est l’article cité plus haut que j’ai trouvé profondément illogique… en fait nocif pour le PIB de notre grand pays (true north strong and free… parfois, je fantasme sur Peter McKay). D’un côté, les prestations de bien-être social financent l’exclusion économique et sociale d’une partie de la population qu’on ne compte plus dans la population active… (au bout d’un certain temps, un bon nombre d’entre eux abandonnent…). De l’autre, on pénalise, en cas de période un peu moins active, les travailleurs au bas de l’échelle qui travaillent à contrat de manière précaire et à temps partiel, mais qui, la plupart du temps, arrive à gagner un salaire à peu près décent.
Avec l’élection de Thomas Mulcair dans Outremont, peut-être pouvons espérer, nous, crotté de la terre, rejet du genre humain, l’avènement du grand soir…
Je peux vous donner mon numéro bancaire Desjardins, j'attend les dons... (mais non, je ne suis pas dans la m... tant que ça).
Commentaire par Raphael @ 22:57
lundi 17 septembre
MULCAIR PRÉSIDENT !!!
ÇA FAIT 10 ANS QUE J'ATTEND ÇA !!! HURRAY POUR MULCAIR, GO MULCAIR ! ON T'AIME THOMAS !!! (SUCK ON THIS STÉPHANE DION !!!) BROSSE VENDREDI !
Commentaire par Raphael @ 22:30
samedi 15 septembre
Statement
Petit message au journal électronique "Le Québcois":
Bonjour,Je viens de me désabonner de votre liste de distribution que je supportais depuis que vous avez piqué les listes de membres du PQ ou que l'un ou l'autre des candidats de la course à la chefferie a jugé que toutes les personnes qui s'étaient abonné à sa liste de distribution aimerait bien la votre... Je tenais toutefois à vous expliquer la raison de mon désabonnement puisque vous êtes trop lâche pour mettre une fenêtre commentaire... ou plus probablement, vous vous foutez de l'opinion de ceux qui ne sont pas d'accord avec vous... en bonne mentalité autoritaire nationaleuse.
Donc, la guéguerre contre La Presse est ridicule et a, pour ma part, fait déborder le vase. Vous avez effectivement bafouez la loi sur les droits d'auteur et votre grande lettre ne tente que de vous faire passer pour des martyrs... I had it. À mon sens, vous représentez tous ce qui est détestable dans le mouvement souverainiste: la haine de l'autre, le simplisme à outrance, la répétion de jugements stupides sur l'histoire des francophones d'Amérique du nord sans parler de vos guéguerres imbéciles... À mon sens, la seule chose qui vous sépare de l'Action démocratique c'est la souveraineté... j'espère que vous y réfléchirez, mais j'en doute.Raphaël Crevier
J'ai hésité de mettre "Je vous méprise" à la fin... mais je crois que le message était assez clair...
Commentaire par Raphael @ 17:41
mercredi 16 mai
Anti-américanisme

Commentaire par Raphael @ 17:00
jeudi 10 mai
I wish I was George
En fait, le modèle que j'aimerais pour ce blog, c'est la défunte revue George.

George, revue fondée par John John Kennedy (entre autre), voulait faire de la politique autrement. Pour une raison qui m'échape, ça impliquait souvent de mettre en page couverture une jeune femme en costume folkloro-politique avec un décolleté plongeant, ce qui n'avait rien de désagréable pour l'horrible macho qui sommeille en moi, mais qui, il faut bien le dire, était un poil pute. Malheureusement la revue n'a pas survécu à son fondateur décédé tragiquement dans un accident d'avion (si on a fait un adverbe avec tragique, pourquoi pas avec soap-opera ? Je ne veux pas manquer de respect à l'aristocratie américaine, mais il me semble que le décès de Kennedy Jr relève plus de General Hospital que des Sept contre Thèbes ou de l'Orestie)
Commentaire par Raphael @ 9:12
dimanche 1 avril
Shit
You rock, you are an almighty Canadian through and through. You have proven your worthiness and have won the elite prize of living in a country as awesome as Canada. Yes I know other countries think they are better, but we let them have that cuz we know better than they do, eh?
How Canadian Are You?
Quiz Created on GoToQuiz
Commentaire par Raphael @ 12:16
mardi 27 mars
Il pleut aujourd'hui
Je crois que je n'ai jamais été aussi déçu d'être Québécois...
Commentaire par Raphael @ 9:02 | Commentaires (2)
lundi 26 mars
Le superstitieux en moi n'aime pas ça...
J'ai plusieurs personnalités:le père, le macho (lui il ne faut pas le nourrir sinon on ne peut pas l'arrêter), le prof... La liste n'est pas exhaustive, mais je crois qu'il y a aussi le superstitieux, celui qui est rassuré par les films inspiré de la mythologie judéo-chrétienne (Dogma étant mon préféré, Constantine la meilleure représentation du diable, sans oublier les classiques de Zeffirelli, Saint-François et le chemin du soleil ou le sagaesque Jésus de Nazareth... ni, non plus, The Last Temptation de Scorcese... enfin il y en a beaucoup).
Bon bref, il y a 4 ans, lors des dernières élections québécoises, il y avait des orages super violents sur Montréal. J'avais envoyé comme courriel à mes amis la citation évangélique suivante (faut pas croire que si vous devenez mon ami, je vais vous envoyer des citations de l'Évangile à tout bout de champ):
"Il était environ la sixième heure, et il se fit des ténèbres sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure. Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu."
Luc 23:44-45
Cette année je viens d'allumer que le 26 mars c'est l'Annonciation: le jour où l'archange Gabriel descendit annoncer à Marie qu'elle était enceinte du messie (et que le père avait peur de s'engager... non gag). Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais je suis certain de ne pas trouver ça rassurant.
Commentaire par Raphael @ 13:14
jeudi 22 mars
Ça vaut la peine de se la redire...
"Puissiez-vous vivre en des temps intéressants."
Vieille malédiction chinoise
Commentaire par Raphael @ 21:59
dimanche 18 mars
Fuck you Dumont !
Je suis resté très silencieux pendant cette campagne. En parti parce que je donne le cour Partis politiques à l'université et que je crains qu'un(e) de mes étudiant(e)s ne tombe sur mon site (si ce n'est déjà fait)... mais là c'en est trop.
Réagissant à l'appel lancé par André Boisclair aux féministes, progressistes, etc... Mario Dumont a déclaré "Là, Boisclair se rapproche de la gaugauche". Je l'ai pris personnel, très personnel... Pour citer The West Wing, "If you ever wonder, that's when I decided to kick your ass..."
Sachez Monsieur Dumont que ce titre de gauche que vous nous lancez au visage comme une insulte... je le rammasserai et je le porterai avec fierté comme l'étendard de toute une tradition qui a fait tant pour le Québec.
La gauche, ce n'est pas que le centralisme étatique qui vous tombe tant sur les nerfs, Monsieur Dumont. La gauche c'est la conviction profonde que ce n'est pas en donnant un coup de pied au derrière des gens que l'on obtient le meilleur d'eux. C'est en donnant les moyens de se libérer de l'angoisse de la pauvreté pour leur permettre de rêver. C'est en les écoutant parler, parler de ces rêves et en leur donnant les moyens de les atteindre et, par le fait même, les moyens de voir plus loin et de vouloir plus...
Vous direz certainement que je suis un sale idéaliste... YOU BET I AM... et c'est exactement pourquoi je trouve profondemment dangereux et morbide vos discours qui enferment les gens dans la grogne, la colère et la crainte de l'autre.
Généralement, un genre de montée de lait comme ça se termine par une apothéose faisant appel au rassemblement derrière le chef... bla bla bla... Pour tout vous dire, je ne suis pas très fière de ma famille politique, le Parti québécois. Je ne suis pas très fière et je me sens un peu responsable. Responsable parce que ce sont des gars de mon âge, 30-35 ans, qui sont en train de vendre l'âme du PQ, à grand coup de déshumanisation, contre une victoire électorale. Je me sens coupable, parce que ça fait 12 ans que je me la ferme et que je les laisse monter dans la hiérarchie du parti alors que j'ai décidé de faire le métier de scientifique...
Je vais donc faire l'appel suivant: à tout mes amis de Gouin et Mercier, je vous conseille fortement de voter pour les portes-paroles de Québec Solidaire...(Françoise David et Amir Khadir) histoire de donner une grand coup de pied dans la fourmilière péquiste... Les autres... votez PQ !
Pour ma part, je vais essayé de me jeter dans les pattes de Monsieur Dumont (ô je sais que vous n'en dormez déjà pas la nuit)... mais je ne sais pas trop comment... Y'a pas un job au bureau de Curzi ?
Commentaire par Raphael @ 23:18 | Commentaires (1)
mercredi 14 mars
Génial !
Personne n'a dit que le débat des chefs avait été ennuyant ! Ça c'est vraiment historique...
Commentaire par Raphael @ 15:15 | Commentaires (2)
mercredi 20 décembre
My name is Raphaël and I am Canadian (Dionisian ? )
You are a terrorist-loving scoundrel who hates our dear leader and the values he defends. There are few redeeming qualities about you. You most likely celebrated when the evil-doers hit us on 9/11, then opposed the Iraq war when we tried to pay them back. You hurt us at every step and cause troops to die in the field by questioning Bush's decisions. You are most likely a lost cause, doomed to be a brainwashed victim of free thought and liberalism forever. No dose of Ann Coulter's prose can save you now.
Do You Want the Terrorists to Win?
Quiz Created on GoToQuiz
Do you want the terrorists to win ?
Commentaire par Raphael @ 0:20
mardi 5 décembre
My name is Stéphane, and I am Canadian !
That’s pretty Canadian.
Rick Mercer
Commentaire par Raphael @ 13:31
vendredi 10 novembre
Un véritable idéalisme...
« I’m going to have to call this thing for the Democrats.
People have spoken and, apparently, they’re tired of freedom. Don’t get me wrong , I’m not angry, I’m just disappointed, I was thinking that this country would last longer than 230 years. That’s it folk, America’s over. At this point we might just give it back to the goddamn Indians. Let’s see how they deal with foreign enemies bent on their destruction.

Here’s your cake Terrorists, enjoy !
Mmmmmmmmmh, taste like surrender ! (…)
And you know what ? we should just throw a burka over Meg while we’re at it. You know what really gets to me ? Democrats didn’t even win this thing, Republicans lost it. They ran away from the President. “Hey the ship is sinking, let’s drown the Captain !”
We were this close of Jesus coming back !
And you, republicans, that turned your back on the President, are going to wandered in the desert for two years, litteraly ! Someone’s going to have to replace those troups in Irak.
And don’t think you’re off the hook Voters ! You’re the ones who made this bed. Now you’re gonna have to move over so a gay couple can sleep in it.
Tomorrow, you’re all going to wake up in a brave new world, a world with a Constitution that gets trempled by an army of Terrorists clones created by steam cells research labs runned by homosexuals doctors who sterilized their instruments over burning American flags ! where tax and spends Democrats will use your hard earned money to buy electric cars for national public radio and teach evolution to illegal immigrants. Oh 1 And everybody’s high ! WOOHOO
You know what ? I had it ! You people don’t deserve a Republican majority. Screw this !
I QUIT ! »
Stephen Colbert
7 novembre 2006
Commentaire par Raphael @ 10:01 | Commentaires (1)
jeudi 7 septembre
The end of great Prime minister
Tony Blair a aujourd'hui annoncé qu'il allait laisser la place "en quelque part" l'année prochaine. Beaucoup supputent le mois de mai... Bien sur, il ne donne pas de date précise.

Remarque du chargé de cours: dans un régime parlementaire de type britannique, le Premier ministre ne donne que très rarement une date de départ. Si d'aventure un Premier ministre devait déclarer "je pars le 30 du mois de mai l'an prochain", le cabinet devient ingérable parce que divisé par des luttes intestines. Ceci est dû au fait que l'exécutif a plein pouvoir quant à la date des élections et qu'il n'y pas de limite au nombre d'années pendant lesquels ont peux occuper le poste de chef de gouvernement. Les États-Unis par exemple, où les élections sont à dates fixes et où le nombre de mandats à la présidence est limité à deux, n'ont pas ce problème. Au contraire, la dernière année du dernier mandat d'un président est généralement la plus chargé... (God bless America !!!!... bon là je m'emporte) Mais ce qui n'est pas très rassurant pour 2008...
Je vous l'avoue, je suis blairiste. Pour moi, le New labour de Tony Blair à transformé le Royaume Uni d'une manière que nous ne soupçonnons pas encore. En 1997, après 18 ans de pouvoir conservateur, les Travaillistes me semblaient représenter plus qu'un vent de fraicheur (je me souviens encore de la soirée électorale à la BBC... on a vraiment des croutes à manger... oui je regarde les soirées électorales à la BBC et il m'est arrivé de regarder les débats à l'Assemblée nationale à 3h00 du matin en fin de session...). La dévolution à l'Écosse, à l'Irlandes du nord et au Pays de Galles (qui n'avait rien demandé) et la dissolution subséquente du Colonial Office, me semble signifier le largage des structures politiques du vieil empire... comme la réforme de la Chambre des Lords...
Mais il y a eu l'Irak... honnêtement je ne comprend pas ce que les Blairtanniques sont allés faire dans cette galère: une guerre délirante, menée de manière délirante avec des moyens délirants pour des raisons délirantes. Je ne sais pas pourquoi... mais dans ce cas je me demande si les services secrets de sa Majesté n'ont pas effectivement fourni de mauvaises informations au Cabinet. Je me demande aussi si la crédibilité de ces informations n'a pas été renforcé par une exaspération face au résistance des Nations Unis ("encore le gros machin qui taponne")...
Anyway... good luck Tony !
Commentaire par Raphael @ 0:41 | Commentaires (2)
mardi 20 juin
Fuck you
La dernière équipe canadienne qui a gagné la coupe Stanley, ce sont les Canadiens de Montréal en 1993. MAIS QUE FONT LES AUTORITÉS !!! Monsieur Harper, un sujet aussi grave me semble demander une commission royale d'enquête, MAINTENANT !
Commentaire par Raphael @ 11:12 | Commentaires (0)
mardi 13 juin
Comment se mettre une nation à dos...
La France et la Suisse ont égalisé en première ronde de la coupe du monde de soccer (bon ok... football)...

Pffff.... mouaahahahhahahahhahhahhahhahhahahahhahha, hihihiihiihihihihihiihiihiihiihiihihihh, ouh ouh ouh , hahahhahhahhahhahhahahhahhahahhahahahahahhahahaha, ouch, mon ventre, ahahhahhahhahhahhahhahhahhahhahhahhahhahhahhahahhahhahhahhahhahhahhhahahahhahhaaaaaa,
ouh j'en pleure, sniarfl...
Commentaire par Raphael @ 19:52 | Commentaires (1)
mardi 23 mai
Cuvée des Patriotes
Falardeau et consorts défilent pour souligner la journée des Patriotes... en réaffirmant que ce pays, le Canada, est bâtti sur notre sang et qu'il n'aime pas que Jean Charest parle de nos partenaires Canadiens anglais. Vous saurez très cher barbu que les Patriotes ont eu des alter égo au Haut-Canada, les Réformistes, qui concoctèrent aussi une rébellion. De plus, voici une partie de mon mémoire de maitrise portant sur les Patriotes (originellement je ne voulais pas en parler, mais comme je l'ai fait, aussi bien en profiter):
"Ce groupe parlementaire [le Parti patriote], d’abord appelé Parti canadien, était porteur à l’assemblée législative du Bas-Canada, d’une volonté de libéralisation de la colonie . Ainsi, la conception patriote de la nation semble constituer une sorte d’hybride . Elle emprunte à l’idéal français de nation civique où tous les citoyens sont membres, sans que soit vraiment nécessaire la présence de distinctions culturelles outre celle de participer aux décisions politiques et d’habiter le territoire où et sur lequel ce corps politique exerce sa domination . C’est ainsi que peuvent être interprétées les 92 résolutions, adoptées par l’Assemblée législative en 1834 principalement pour demander au gouvernement britannique que soit démocratisé le Conseil législatif et que soit conférée aux seuls représentants de la population la responsabilité ministérielle. Mais cette conception emprunte aussi à l’idée créole latino-américaine, qui fait des habitants de la colonie, en fin du compte, des personnes appartenant à une autre patrie . Le parti Patriote cherchait donc à créer un État démocratique aux politiques multiculturelles et laïques. En effet, la démocratisation de l’État bas-canadien constituait une manière de normaliser la situation des francophones et d’en arriver à une société plus équitable."
Bref, si il avait vécu dans les années 1820-1830, Trudeau aurait été un Patriote... Êtes-vous toujours aussi certain de votre cause monsieur Falardeau ?
Louis-Joseph doit se retourner dans sa tombe.
Commentaire par Raphael @ 11:04
mardi 25 avril
La fatigue démocratique
Ça s’en va et ça revient, mon grand idéal politique.
J’ai envie de participer au grand forum public de la vie politique québécoise puis je m’épuise à expliquer et à tenter de comprendre des conneries, alors je décroche. En fait, la vie politique occidentale compte actuellement trois clans : ceux qui s’en foutent, ceux qui sont écoeurés et ceux qui se croient parce qu’ils sont généralement trop cons pour faire partie des deux premiers groupes.
Ceux du premier groupe sont trop occupés à gagner leur vie pour se préoccuper de politique. Ils sont trop occupé parce que trop pauvre pour espérer être certains du lendemain ou trop matérialiste pour y avoir quelque intérêt que ce soit. Ceux du troisième groupe monopolisent les postes de députés etc. parce qu’ils ont un grand pouvoir : ils croient ce qu’ils racontent (ils se croient). Ceux du second groupe, et j’en suis, sont des désidéalistes qui aimeraient bien que le pouvoir politique réponde à certains idéaux, mais sont trop démocrates (ou trop pleutres, snobs et bouchés… ne dites plus que je ne fais pas d’autocritique) pour faire fermer le clapet à tous les imbéciles qui prennent le droit de parler sans réfléchir (ou pire, qui réfléchissent à des conneries…).
Je suis fatigué parce que nous avons tous appris à parler librement à expliquer notre point de vue… Or ce que nous avons appris s’arrête là et se résume à avoir raison. Nous voulons tellement avoir raison que nous ne cherchons plus à convaincre, mais à parler plus fort que l’autre, convaincu que si notre voie porte plus loin notre vérité rejoindra plus de gens donc que nous recevrons plus d’appui.
Notre modèle est le petit adolescent de Pump Up the Volume, seul dans sa chambre à se masturber le cerveau. Le film nous fait croire que sa vérité est la Vérité et qu’Elle est un virus. Dans le monde que nous pouvons toucher et qui a la fâcheuse habitude de nous exploser à la figure, ce type aurait ressemblé à Jeff Filion ou à Howrd Stern et sa fin aurait plutôt ressemblé à celle personnage de Talk radio d’Eric Bogosian… assassiné par un crotté dans un parking sordide.
Et il y eut l’Internet (Alleluïa frères et sœurs) et les blogs… Nous sommes tous devenus d’extraordinaires écrivains, tous de fantastiques pamphlétaires. Nous sommes tous devenus les porteurs d’une parole hétérodoxe, de la Vérité. Nous sommes, en réalité, des porteurs d’insignifiances et d’irréflexions… des doxosophes du dimanche. Il faut du temps pour penser, il faut du temps pour écrire, il faut surtout le droit de dire des conneries… Dans notre volonté de publier un billet par jour pour que notre blog soit lu (nous sommes tous condamnés au syndrome de Shéhérazade…) nous publions toutes les conneries possibles et imaginables.
Avons-nous vraiment quelques choses d’important à dire ou avons-nous épuisé ce sujet ?
Commentaire par Raphael @ 14:36 | Commentaires (0)
mercredi 8 février
All this and World War III (il y a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark ?)
Bon, les enfants, que vous brandissiez la liberté d'expression d'un côté et Allah de l'autre, c'est bien gentil, mais est-ce que je pourrais conserver ma liberté de rigoler tranquille dans un coin ?
On parle de nouvelle guerre foide...
Clash de civilisation...
L'Iran a décidé de boycotter Lego...
Come on...
À force de chercher le diable dans les détails on oublie que Dieu est dans l'ensemble (métaphoriquement parlant évidemment, comme la dépendance des États-Unis au pétrole...) .
Commentaire par Raphael @ 10:16 | Commentaires (0)
jeudi 2 février
De la souveraineté et de l'art du Zen...
Hier, lors de mon séminaire de doctorat, deux de mes collègues faisaient une présentation dont le thème central était "fédération et confédération". Il était évidemment question de la sempiternelle question du Québec. Plus tard, autour d'une bière (c'est la tradition à l'UQAM...) mes deux consoeurs se sont un peu étonnées que je ne sois pas intervenu sur ce sujet puisque c'etait l'essentiel de mon sujet de mémoire (Du Canada français au Québec contemporain: Théorie de transformation événementielle des espaces nationaux)... Tout ce que j'ai pu leur répondre est que j'en avais un peu, bien, rien à foutre...
Avoir une perspective historique "honnête" sur le sujet fait en sorte que le choix souveraineté/fédération est justement un choix éthique qui, pratiquement, n'a pas vraiment d'importance utilitaire (nous ne serons ni moins bien, ni meilleurs, ni plus riche, ni plus efficace) mais un choix existentiel. La science politique ne peut (et j'irais jusqu'à dire ne doit) rien dire pour orienter ce choix. Je crois que, fondamentalement, Hubert Aquin avait raison, il s'agit du choix d'exister au monde, de se centrer sur le seul territoire que ce que nous appelons nation peut habiter.
Deuxièmement, s'énerver sur une décote de six points dans des sondages constitue à mon sens une perte de temps, s'énerver pour des êtres-humains me semble éminemment plus légitime... en fait, c'est gaspiller beaucoup de papier pour peu de chose, Trudeau annonçait déjà la mort du séparatisme en 1974... il avait tellement raison (c'est de l'ironie)...
Bref...
Bon, connement, je remarque que ce blog devient essentiellement politique, ce qui relève de la paresse... Et comme je le délaisse, je le connais il va se mettre à chialer... Je jure devant vous public en délire d'écrire plus souvent, mais peut-être moins longtemps...
Commentaire par Raphael @ 0:48
lundi 23 janvier
Le Bloc québécois ou de l'insuffisance du surf
Le Bloc a perdu des points depuis le début de la campagne. Les sondages indiquaient qu'il avait plongé aussi bas que 39% (bon, un sondage un peu de mauvaise foi paru dans la Presse et qui montrait les résultats AVANT répartition des indécis.) Mais est-ce vraiment une surprise ?


La vrai surprise est la performance époustouflante de Harper et ses Conservateurs avec quelques tubes comme Réinvestissement dans l'armée, Versement de 100$ par famille par enfant par mois, Abolition de l'impôt sur les gains de capitaux et l'inoubliable Diminution de la TPS. Bref, quelques propositions fortes dans un un univers d'idées floues (n'allez pas croire que les partis politiques n'ont pas d'idées, généralement ils en ont presque trop, mais ils ont un mal pathologique à les exprimer adéquatement, sans compter que nous ne sommes pas obligé d'être d'accord avec ces idées)... De plus, Harper n'a pas eu peur de s'exprimer sur des propositions impopulaires comme le mariage des personnes de même sexe.
Que demander de plus pour donner une image d'authenticité dans une campagne qui porte fondamentalement sur l'éthique et la transparence ? Comme le disait Lady Margaret Tatcher au sujet de Tony Blair "Damn, this guy is good..." J'ai écouté le débat à la radio et j'avais le goût de pincer les joues de Harper et de lui faire "Couchicouchicou..." En tant que Canadien moyen (5'3'', 150 lbs (bon ok un peu plus) revenu annuel très, très moyen...) j'avais vraiment espoir en remettant mon bleu de travail le lendemenain matin pour aller à l'usine (bon ok, mon veston America pour aller à l'université).
Et la campagne du Bloc ? Je suis presque tenté de demander quelle campagne du Bloc ? En dessous d'un certain niveau, il me semble qu'on ne peut pas parler de campagne... "Heureusement ici c'est le Bloc..." Bon... Bravo, good, excellent, moi qui croyait qu'ici c'était Pepsi, mais, euh...que proposez-vous au juste ? Parce que, mes amis, incroyables, mais vrai, LE BLOC A UN PROGRAMME !!! Le mutisme idéologique bloquiste reposait probablement sur l'idée que la vague d'impopularité des Libéraux les porterait jusqu'au rivage dorée de l'élection et d'un score de 50% +1... On oubliait un truc "la campagne"... dire "je suis cool" et le prouver, ce sont deux choses différentes. Pourquoi, face aux gens qui vous disent que vous ne servez à rien, ne pas rappeler que l'on vote pour un député dans une Chambre, que ce député représente une communauté, qu'il est moins là pour exercer le pouvoir ? Pourquoi ne pas rappeler quelques éléments concrets comme le pillage de la caisse d'assurance chomage, la loi anti-gang, l'importance des questions en chambre, etc... Pourquoi pas, on ne sait jamais, la souveraineté ? Regarder Harper, avant la campagne, on croyait que le chef conservateur n'était qu'un geek boutonneux dans son coin qui trippait sur des idées de nerds, du genre la comptablité (ok c'est méchant) ou des le respect de la constitution... NON MONSIEUR, c'est un fringuant et vigoureux chef...
J'espère simplement qu'André Boisclair et ses Péquistes vont prendre actes des résultats électoraux de lundi, honorables, certes, mais décevant, étant donné les possibilités. Comment en prendre acte ? 1) Le PQ cherche d'abord à former le gouvernement, il doit pour ce faire proposer des éléments de gouvernement. 2) On peut parler de souveraineté dans la campagne, ce n'est pas une antinomie (ouh le gros mot), mais faudrait trouver d'autres arguments que la défense et l'illustration de la langue française (c'est le titre d'une oeuvre de Joachim Du Bellay bande d'inculte...) 3) Boisclair devrait lacher l'approche post-moderne des discours (i.e. patchwork d'idées sans liens logiques manifestes entre elles, phrases trop longues dont on fini par perdre le fil et dont on se demande si elles ont un sens.) 4) André Boisclair devrait apprendre à rire, pour cessé de ressembler à Fernandel. On t'aime pareil André, mais CÄLICE, crisse tes speachwriter à la porte.


Commentaire par Raphael @ 13:13 | Commentaires (3)
jeudi 5 janvier
Une prière pour Kadima
Au moment d'écrire ces lignes, le Premier ministre isarélien, Ariel Sharon, est entre la vie et la mort dans un hôpital de Jérusalem, victime d'une grave hémoragie cérébrale. Si j'étais un peu moins sceptique, je dirais que j'en conlu trois choses:
1) Dieu existe
2) Dieu agit
3) Dieu en veut au Moyen-Orient
Mais, comme je suis agnostique, je ne ferai que déplorer le dur coup que reçoit encore la paix entre Israéliens et Palestiniens. Le faucon était-il devenu une colombe ? Le faucon cherchait-il à préserver son immunité parlementaire pour se prémunir contre les accusations qui planaient contre lui ? Peu importe, la décision d'Ariel Sharon de quitter le Likoud pour fonder un nouveau parti, Kadima (qui veut dire "En avant" en hébreux), est une nouvelle opportunité historique d'établir une paix durable au Moyen-orient.

La défection de Sharon, rejoint plus tard par l'ancien leader Travailliste, Shimon Peres, a donné à Kadima un élan qui place le parti en première position dans les sondages d'opinion devant les Travaillistes (qui, logiquement, devrait avoir moins de misère à s'allier à Kadima pour former un gouvernement) et surtout, loin, loin, loin devant le Likoud de Benjamin Netanyahu.
Honnêtement, ce soir, j'ai une petite prière pour Kadima... en 1995 j'avais pleuré lors de l'assassinat d'Itzhak Rabin, je n'aurais jamais cru avoir de la peine de la mort de celui qui a foutu le bordel en visitant l'esplanade des mosqués en 2001.
Commentaire par Raphael @ 1:23 | Commentaires (0)
mercredi 14 décembre
Vague grogne d'une recherche délibérative
Ok... quelqu'un peut-il me diriger vers le blog d'un partisan libéral qui ne se prend pas au sérieux et qui ne défendra pas le geste illégal posé par ce parti en reproduisant littéralement la LNI ? Bon Dieu qu'ils se prennent au sérieux ! Existe-t-il le Libéral qui tirera dans ses rangs autant que moi ?
Commentaire par Raphael @ 23:41 | Commentaires (0)
mardi 29 novembre
Blog électoral
Blog pop se met en mode électoral !
Qu'est ce que ça veut dire ? Je n'en sais rien ! J'imagine que je vais beaucoup parler d'élection j'imagine... Oui j'ai un parti pris pour le Bloc québécois qui teintera mes commentaires...
Je voterai Bloc québécois accessoirement parce que je suis souverainiste, surtout parce que, par son objectif (représenter les souverainistes du Québec) donc par son existence, le Bloc me semble être la meilleurs incarnation d'une véritable logique parlementaire, donc démocratique et délibérative, contrairement aux partis de pouvoir que sont le Libéraux et les Conservateurs qui me semblent plutôt avoir une logique autoritaire. Je ne dis pas que ces deux partis veulent faire un coup d'État et devenir des partis uniques. Simplement ces partis ne cherchent qu'à gouverner sous le couvert d'un mandat que la population leur a donné. Gouverner dans cette logique c'est mettre en branle un programme de parti comme si il y avait unanimité dans la population.
Or, notre Constitution prévoit un parlement dont les membres représentent chacun une partie de la population du Canada pas l'élection d'un exécutif au suffrage universel des citoyens. En fait l'exécutif, dans les textes constitutionnels n'existe qu'en ce qu'il est censé être nommé par le Gouverneur général, que le Premier minsitre soit issus de la majorité parlementaire est une convention constitutionnel, un élément dont la Cours suprême peut reconnaître l'existence, mais ne peut pas sanctionner ceux qui y dérogent (si je me souviens bien de mes connaissances très élémentaires de droit constitutionnel). La logique derrière ces dispositions est que le pouvoir s'exerce au Canada de manière délibérative: en écoutant les différents intervenants soit par l'entremise de leur député, soit en commission parlementaire. Ensuite, le projet qui est mis sur la table est amendé pour qu'il puisse obtenir l'adhésion d'une majorité de citoyen représentés par leur député sinon il est rejetté.
J'avoue, j'avoue, tout ceci est bien idéaliste et les choses se sont fort peu déroulées de cette manière dans l'histoire du Canada. Le système parlementaire britannique, tel qu'appliqué au Canada, à plutôt permis, en donnant plein pouvoir à un parti qui détient à la fois le pouvoir législatif et exécutif, aux différents gouvernements de faire à peu près ce qu'ils voulaient pendant huit ans (quand ça va bien) avant d'être défait en élections générales pour faire place à de la chaire fraîche SAUF EN CAS DE GOUVERNEMENT MINORITAIRE !!!!
Et c'est là la beauté du Bloc québécois et c'est là-dessus que le discours de Paul Martin au sortir de sa rencontre avec la Gouverneure générale m'a déçu.
Les députés du Bloc québécois ont un programme... PARLEMENTAIRE ! Ces députés, aussi, ne seront jamais que des députés délibérant, représentant leur compté et exprimant l'opinion des leurs électeurs à la Chambre des communes.
Or, le discours de Paul Martin se résumait à dire que les méchants partis de l'opposition avaient choisi d'imposer des élections aux pauvres citoyens canadiens pendant l'hiver... que les partis d'opposition défendaient ainsi leurs minables intérêts partisans au détriment des intérêts de tous les Canadiens que le parti Libéral LUI cherchait à défendre en gouvernant en vertu du mandat qu'ils avaient reçu de la population le 28 juin 2004...
Come on Paul, la bonne chose à dire comme Premier ministre était d'accepter la sanction de la Chambre des communes qui a fondamentalement décidé d'en appeler à la population après le dépôt du premier rapport Gomery qui révélait des choses troublantes sur les agissements du Parti libéral du Canada.
En fait, une vraie question serait: des électeurs peuvent-ils sanctionner un gouvernement ? En d'autres mots, des élections peuvent-elles faire office de tribunal ?
Commentaire par Raphael @ 14:49 | Commentaires (2)
vendredi 25 novembre
C'est ben pour dire...
Extrait du code criminel canadien:
"« organisation criminelle » Groupe, quel qu'en soit le mode d'organisation :a) composé d'au moins trois personnes se trouvant au Canada ou à l'étranger;
b) dont un des objets principaux ou une des activités principales est de commettre ou de faciliter une ou plusieurs infractions graves qui, si elles étaient commises, pourraient lui procurer -- ou procurer à une personne qui en fait partie --, directement ou indirectement, un avantage matériel, notamment financier.
La présente définition ne vise pas le groupe d'individus formé au hasard pour la perpétration immédiate d'une seule infraction."
Commentaire par Raphael @ 22:49 | Commentaires (0)
mercredi 16 novembre
Y'en a marre...
Social-démocratie: André Boisclair est trop à gauche, André Boisclair est trop à droite... bla bla bla...Personne ne semble jamais remarquer que ces allégations viennet des camps plus à droite, plus à gauche ou de personnes ne voulant pas s'impliquer parce qu'elle pensent qu'un carte de parti politique est un métal radio-actif qui vous mange le cerveau.
Sur la drogue..... Les Libéraux vont le sortir à la prochaine élections...Croyez-vous vraiment qu'aucun libéral n'a de squelettes dans son placard... VRAIMENT AUCUN... Parce qu'étrangement, juste à écouter les nouvelles ou la période des questions à l'Assemblée nationale j'ai des noms qui me viennent à l'esprit. Le mode "salissont l'adversaire" se joue malheureusement à deux et je ne suis pas certain que la démocratie québécoise se porterait mieux en sortant ces histoires.
Les histoire qui circulent sur André Boisclair sont étrangement les mythes urbains qui plânent sur toutes les personnalités publiques homosexuelles: ostracisation des hétérosexuelles, fêtard invétéré, parions qu'on sortira bientôt la classique confusion avec la pédophilie...
Sur la transparence face à l'histoire... André Boisclair a dévoilé ce qu'il était politiquement nécessairement de déclarer: la légalité de son geste (il n'a pas acheté, on lui a offert la cocaïne), l'impact de son geste sur son travail (il n'a pas eu de problème de dépendance... par conséquent son geste constitue l'équivalent physique de prendre un brosse...), reste que, sniffer de la coke quand on est est un ministre en fonction constitue un erreur de jugement... qui ne vous ne disqualifie pas automatiquement du poste de premier-ministre...
et, honnêtement, j'aime mieux avoir un chef, un premier-ministre qui sait ce que c'est que de fêter plutôt qu'un petit bourgeois tranquille dans sa maison de banlieu (en fait d'Outremont ou de Westmount).
Mais ce qui m'emmerde vraiment ce sont les remarques sur la disparition du Parti québécois advenant l'élection d'André Boisclair... Ce discours constitue pour moi un ramassis de peurs baby-boomeresques qui croient dur comme fer qu'après eux viendra le déluge. J'aimerais simplement faire remarquer que les commentateurs politiques comme le adversaires politiques prédisent la disparition du parti québécois depuis la défaite électorale de 1970 (encore plus celle de 1973...). On l'a prédit après la défaite référendaire de 1980, le professeur de l'université Laval, Vincent Lemieux l'a prédit en 1983 dans un article ou il qualifiait le P.Q. de parti de génération, ce qui est faux. On a prédit la dispartition de P.Q. en 1987 alors que le NPD-Québec était second dans les sondages... le péquistes ont formé l'opposition officielle en 1988 et ont été réélu en 1994. On a prédit la disparition du PQ en faveur de l'ADQ en 2002, or le Parti québécois forme actuellement l'opposition officielle et mène dans les sondages.
Commentaire par Raphael @ 13:18 | Commentaires (0)
vendredi 11 novembre
Jour du souvenir...
Le 11 novembre 1918, à 5 heures du matin, les belligérants de la Première guerre mondiale signe un Armistice promulguant la cessation des activités à 11 heure le même jour...
On dit toujours que le Canada n'a pas de tradition militaire. Je suis toujours surpris de voir, les 11 novembre de l'année, des vétérans en grand nombre se souvenir...
Je me demande si, dans les faits, ce n'est pas le Québec qui n'a pas de tradition militaire. Cet oubli vient en fait de ce que nous avons changé d'identité, nous ne sommes plus Canadien français, mais Québécois, sans en avoir conscience nous posons comme moment fondateur la Révolution tranquille... et le Québec reste désespérément une province, un lieu qui constitue le degrés zéro de la politique international. La force, la guerre et la sécurité internationale nous semble des idées lointaines et bizarres... l'armée une dépense superflue. En plus nous entretenons un rapport assez torturé avec la relation ambigüe qu'a eu le Canada-français avec le fascisme.

Pourtant, nous n'avons pas cessé de nous battre depuis des siècles, pour une raison ou une autre... de manières plus ou moins glorieuses selon les circonstances... Nous descendions d'abord en Nouvelle-Angleterre en raquette pour aller faire des raids sur les colonies britanniques. Nous avons ensuite combattus vaillamment lors de plusieurs guerres inter-coloniales, etc... Les vaillants Voltigeurs de Salaberry on même repoussé l'armée américaine qui voulait se faire Montréal durant la guerre de 1812-1814... Personnellement, ce qui m'a le plus touché ce sont deux histoires survenus durant et à la suite d'un des moments les plus tragiques de notre histoire militaire: le débarquement de Dieppe le 19 août 1942.
Il y avait en 1942 dans les Fusilliers Mont-Royal un jeune homme nommé Maurice... À la veille du débarquement de Dieppe le jeune Maurice écrivit à sa famille une lettre assez émouvante. J'ai eu une photocopie entre les mains, l'écriture d'un gamin d'un vingtaine d'année... Il y avait un passage assez touchant qui ressemblait un peu à ça:
"Je pars en mission bientôt et je ne sais pas si je vais revenir. Mon seul regret sera de ne pas avoir eu de famille. Je vous fait la demande suivante: si l'un d'entre vous pourrait donner mon nom à l'un de ses enfants, j'en serais rassuré."
Évidemment le jeune Maurice est mort sur la plage de Dieppe...Son arrière-petite-nièce a récemment donné le nom de Maurice à son fils en l'honneur de son grand oncle...
Lors de mon bref passage en histoire j'ai assisté à la conférence d'un ancien combattant dont, malheureusement je n'ai pas retrouvé le nom.
Débarqué à Dieppe, notre homme est fait prisonnier par le Allemands. Le sort réservé aux Canadiens était particulièrement brutal, il planait en effet des rumeurs d'exécutions sommaires de soldats allemands par les troupes canadiennes... Les prisonniers canadiens issus de Dieppe étaient donc constamment attachés. Or, notre héro concevait son devoir de prisonnier comme un devoir de nuisance... par tentatives multiples d'évasion. Évidemment, attaché, il est assez difficile de s'évader. Mais lors d'une scéance de travaux forcés, notre jeune ami (remarqué le florilège de synonymes) décida d'échanger son identité... Il trouva preneur chez une soldat britannique... membre du contingent de Palestine... Le nom de notre jeune héro devint alors Itsack Schonberg... L'un était détaché, l'autre n'était plus embêté par les gardes allemands parce qu'il était juif... Et notre héro passa la plus grande parti de la guerre sur les routes d'Europe ici à a discuter avec des officiers de la Wehrmacht (parce que se faire reprendre par les SS ça faisait plus mal il paraît) de la suite de la guerre, là a aider une mère à transformer sa fille en garçon, craignant l'arrivée de l'armée soviétique, etc.
Commentaire par Raphael @ 11:27
mercredi 9 novembre
Catégoriser les gens par leurs bas...
Je discutais avec un collègue doctorant alors que nous venions juste de découvrir nos allégeances partisanes personnelles (j'ai ma carte du PQ et lui celle du PLQ)... Il me demandait si j'étais un bon militant:
-"Ah... pfff, la seule fois où j'ai participé à un congrès j'ai foutu le bordel... c'était en 1994. Tu vois le problème au PQ c'est que la faction des bas bruns prend souvent le dessus... Ça m'énerve, je trouve ça dur de travailler avec... mais ça reste ma famille politique."
Avec un grand sourire il m'a répliqué:
-"Tu vois, nous notre problème c'est la faction des bas blancs ! Ils viennent tous de Laval et n'ont pas vraiment d'idées nouvelles..."
Y a-t-il quelqu'un qui veut m'aider à écrire De la légitimité d'un classement politique par les impairs vestimentaires ?


Commentaire par Raphael @ 12:24
dimanche 30 octobre
Pour une fois que je suis d'accord avec Jean Charest...
"Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société disctincte libre et capable d'assumer son destin."
Robert Bourassa, le 22 juin 1990.
En ce 10e anniversaire du référendum de 1995 et comme le disait Forrest Gump, c'est tout ce que j'ai à dire là-dessus.
Commentaire par Raphael @ 23:32 | Commentaires (0)
mercredi 26 octobre
Butin de guerre
Les Algériens considèrent le français comme un butin de guerre... En fait, beaucoup d'intellectuels algériens considèrent avoir gagné le droit d'user du français dans leurs écrits en affirmant, à juste titre, que cette langue fait parti de leur histoire et, ayant gagné une dure guerre d'indépendance, que cet usage pouvait se faire sans honte. Je me disais qu'il serait génial de pouvoir penser la même chose de l'anglais au Québec.
Nous considérons avoir été conquis par l'armée britannique en 1760. Cette conquête est, dans la mémoire collective, symbolisée par la défaite des plaines d'Abraham le 13 septembre 1759. Bon, je ne sais pas si vous connaissez votre histoire, mais dans les faits... les troupes françaises ont repris Québec le 14 septembre 1759, tenant la ville sous les ordres du Général de Ramezay jusqu'au 18 septembre, moment où les renforts britanniques sont arrivés par bateau. Sans compter le siège de la ville en avril-mai 1760 qui doit cesser faute d'appui de Louis XV... Bref, les amis, j'estime que nous avons rempli notre part du contrat. J'imagine d'ici le marquis de Vaudreuil jurant contre le roi en regardant Lévis bruler les drapeaux...

Bref, tant qu'à moi, l'anglais est aussi un butin de guerre. (Faut bien rationaliser comme on peut, non ?)
Commentaire par Raphael @ 10:43 | Commentaires (1)
mardi 20 septembre
À propos d'André Boisclair: je n'aurais pas pu dire mieux
Alors que je réfléchi à une théorie de la conception politique du mononc' et de la matante dont un exemple empirique est les propos de matante Pauline et de matante Lise à propos des histoires de drogue d'André Boisclair, j'ai reçu ce courriel qui résume, à mon sens, beaucoup de choses:
"Allo encore,
J'ai un besoin urgent de partager... Voilà pour les matantes: Yves
Boisvert a insinué dans La Presse que la mafia ne devait pas être trop loin de Boisclair. À l'émission de Paradis, la question est devrait-il se retirer de la course. Paradis a notamment invité Picotte et Bertrand, pour parler de toxicomanie... Picotte y allait de ses grands conseils du genre, il va se mettre une droiture dans sa vie, il va nous dire comment il s'en est sorti...
Me semblait que la belle André a dit qu'il n'avait pas eu de problèmes
deconsommation... Est-ce pcq on prend un verre qu'on est alocolo...?
Voilà donc pour tes mononcles.
Sans mauvais jeu de mots, dans quel ostie de pays de tapettes qu'on vit???
Encore bisous, amor,
M-A "
Ah oui... euh, dans les discussions à la maison nous avons des surnoms pour les politiciens, Pierre Petigrew par exemple est LE Petigrew... André Boisclair...ben... c'est la belle André, d'après le commentaire suave d'un authentique mononc' dont je ne peux révéler l'identité... Désolé Monsieur Boisclair.
Commentaire par Raphael @ 22:13 | Commentaires (5)
mercredi 17 août
Michaelle Jean ou la construction médiatique d'un délit d'opinion
On a dit essentiellement trois choses sur la prochaine Gouverneur (e?) général du Canada Michaëlle Jean. D'abord que le SCRS avait mal fait sont travail, ensuite que Paul Martin a peut-être fait un choix mal avisé. Enfin que Mme Jean doit s'expliquer sur ses déclarations et surtout celles de son conjoint (Bernard Lord le PM du Nouveau-Brunswick voulait même savoir de quelle manière le couple avait voté en 1995...).
C'est étrange à quel point, bien que nous soyons supposés vivre dans une pays où est garantie la liberté d'opinion, on peut se voir coupable d'un délit d'opinion au yeux du tribunal de l'opinion publique. Le SCRS a bien fait son travail en ce que tout ce qu'on lui demande c'est si la future cheftaine d'État est une terroriste ou a un dossier criminel. Paul Martin a fait un bon choix en ce que Mme Jean est parfaitement apte a représenter le Canada, lire le discours du trône, accueillir des visites officielles et dissoudre la Chambre des communes. Que Michaelle Jean ou son conjoint soient souverainistes (ce qu'ils affirment ne pas être), c'est leur affaire et il ne faudarit pas en tenir compte pour ce poste... sinon c'est créer de facto un délit d'opinion (à moins que cette opinions soient racistes, sexistes ou haineuses, that's the Canadian way).
Enfin, je crois que tous les souverainistes doivent comprendre une chose. Nous avons perdu deux référendum, jusqu'à preuve du contraire nous sommes encore des citoyens canadiens et les institutions candiennes sont encore les nôtres... Nous sommes des démocrates, pas des crytpo-Bakounines anarchistes caviar qui s'amusent à brasser la cage par pure mauvaise foi... ou par bêtise ?
Commentaire par Raphael @ 23:41
lundi 8 août
Soudainement... II
Merci monsieur Landry, ça nous évite d'être méchant.
Commentaire par Raphael @ 13:24
vendredi 22 juillet
"C'est juste une blague !" ou l'humour comme légitimation de l'imbécilité...
"Le président du Festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, a présenté ses excuses pour la fausse alerte à la bombe survenue lors de l'entrevue, jeudi, du controversé humoriste français Dieudonné par Stéphan Bureau. (...)" (source radio-canada.ca)
La scène se déroule à la salle Pierre-Mercure hier après-midi. L'ancien animateur du Téléjournal de Radio-Canada, Stéphan Bureau (pas de e...)termine son entrevue avec le controversé humoriste français, Dieudonné. Un spectateur monte sur scène avec un petit papier, Bureau annonce qu'il y a eu un appel à la bombe pour la salle... confusion, au bout d'un moment arrivent des pompiers, trop heureux d'avoir leur quelques secondes de gloire qui, sourire au lèvre, annoncent que "c'est juste une farce"...
Gilbert Rozon, dans la conférence de presse d'aujourd'hui, s'explique en disant que l'équipe de JPR ne savait pas qu'il y avait eu d'autres attentats à Londres... C'EST PAS TRÈS CONVAINCANT GILBERT...
Le problème, vois-tu Gilbert (permet moi que je t'appel par ton petit nom... t'es tellement connu, succesfull et ton frère a déjà possédé la maison de mes grands-parents Outremont... on est quasiment en famille, non ?), ce n'est pas que la farce soit de mauvais goût, c'est qu'elle a mis et met en péril la sécurité du public. On peut faire peur à un public, Deschamps l'a fait en faisant croire à la fin d'un spectacle qu'il y avait une émeute à la porte du théâtre, que les flics étaient-là et QU'IL NE FALLAIT PAS SORTIR... Mais la logistique de votre gag aurait pu déboucher sur une panique généralisée où les gens s'empilent les uns sur les autres. De plus,je sais que cet argument est plus faible, mais je crois que dans la situation actuelle tout peu jouer, t'as déjà entendu la fable du gamin qui gueulait au loup ? Certaines personnes, au moment où il y aura une véritable alerte à la bombe avec une vraie bombe qui va sauter pour vraie, vont se demander si c'est un gag...
Peronnellement, si j'avais été là je déposerais une plainte... en fait, je me demande si le Procureur général du Québec ne devrait pas se demander si il y a eu méfait public... (ou le Solliciteur général du Canada ?...je ne me souviens plus trop qui s'occupe des poursuites au criminel...c'est de juridiction fédérale, mais ce sont les provinces qui s'occupent des pénitenciers... anyway).
Commentaire par Raphael @ 14:20
dimanche 3 juillet
Rions un peu...
"Ne mélangeons pas tout ! Ça n'a rien à voir avec le pays, ni avec le gouvernement, ni avec les célébrations. Ça ne pouvait être un enjeu aux célébrations de la fête du Québec, ce n'est pas un enjeu non plus aux célébrations de la fête du Canada."
Jacques Saada, député à la Chambre de Commune du comté de Brossard-Laprairie, ministre de l'Agence de dévloppement économique du Canada, au sujet du lien entre la faible participation politicienne aux festivités du Canada Day au Québec et du lien avec le scandale des commandites... propos rapportés par Nicolas Saint-Pierre, dans "Les politiciens ont boudé le défilé", La Presse, samdi le 2 juillet 2005, p. A2
Bref, il n'y a rien qui a rapport avec rien... et en plus on ne se souvient de rien...

Commentaire par Raphael @ 13:58
vendredi 1 juillet
Histoire de confondre les gens, d'emmerder Raymond Villeneuve et Pierre Falardeau...

Commentaire par Raphael @ 17:48
vendredi 10 juin
Who's watching the watchmen ?
Hum... c'est étrange, mais il me semble que le jugement de la Cours suprême du Canada sur la présence de l'assurance et de la pratique privé dans le système de santé québécois est plus une opinion politique que juridique... Peut-être faudrait-il se pencher sur les conditions sociales de production du travail juridique ? Est-il vraiment surprenant qu'une assemblée de pleins juge (à majorité simple, ok) que vous empêcher d'acheter quelque chose est une atteinte à un droit fondamental ? Ouais... Marx n'avait pas tout à fait tort de dire que l'État est une affaire de Bourgeois qui ont plutôt tendance à privilégier des droits individuels sur une prise en charge équitable des certains éléments essentiels. La Cours n'aurait-elle pas pu statuer que si l'État décide de restreindre ce droit pour assurer l'accès équitable (donc le droit à des services de santé), il doit garantir un accès raisonnable... bref qu'on ne doit pas crever sur une liste d'attente... faute de quoi on peut permettre l'entrée du privée dans le système de santé.

Commentaire par Raphael @ 20:33
mercredi 8 juin
Une idée intéressante...
André Boisclair chef du Bloc québécois...c'est assez séduisant, bien qu'on sous-estime les mérite d'un Pierre Paquette et en plus ça risque de faire passer le Bloc pour un club école du PQ... damn, encore une métaphore sportive.

Commentaire par Raphael @ 11:30
mardi 7 juin
Ok... parlons PQ (... et soudain un immense respect)
Je m'apprêtais à écrire un texte qui se serait appelé Le mur sur le congrès du Parti québécois qui se tenait la fin-de-semaine dernière... Je m'attendais à voir ressurgir le même vieux programme et, oui, le même vieux chef... Les libéraux n'avaient qu'un mouvement à faire pour, malgré tout, gagner les prochaines élection, permettre à Jean charest de partir dans la dignité. Mais Bernard Landry a démissionné... J'ai soudainement ressenti un immense respect pour lui, comme si, enfin, un des personnages de The West Wing investissait l'arène politique... pour partir.

Comme tout bon péquiste, j'ai toujours eu une relation étrange avec mon cheuf... mais j'ai généralement une opinion à l'inverse de la grande famille péquiste (je dois être le cousin intellectuel et vaguement homosexuel qui s'emmerde dans un coin pendant les fêtes de famille). J'étais trop jeune pour avoir une opinion sur Lévesque et Jonhson... J'ai profondément et viscéralement détesté Jacques Parizeau, encore plus au lendemain du référendum, encore plus plus au lendemain des élections de 2003 et je ne vous rapporte pas ce que j'en dis en privé. J'ai été un fan de Lucien Bouchard, pour sa capacité à décider et à dire "gang, on va par là" sur le déficit zéro, les fusions municipales, etc. Le problème au PQ pendant ce temps là, c'est que, plutôt que de reformuler un argumentaire de gauche pour défendre le déficit zéro (parce qu'il y en a un), on a vaguement déserté le parti pour peiner sur une utopie qui s'appelle l'UFP ou Option citoyenne (remarqué, ils ne sont pas des masses... si c'est pas malheureux toutes cette énergie gaspillée).
Je ne suis pas certain d'avoir une opinion sur Bernard Landry. Les politiciens doivent avoir deux qualités: savoir débattre et être de bons tribuns. Landry a démontré qu'il n'avait aucune de ces deux qualités (c'était un tribun trop académique et on a vu ses qualités de debater lors du débat de 2003). En fait, Landry n'avait pas l'instinct du tueur qui font les bons politiciens (remarque: je crois vraiment que l'abus de métaphores guerrières et sportives est en train de tuer la démocratie). Je crois que Landry n'avait que les qualités d'un homme d'État... un homme cultivé, intelligent, nuancé, avec le soucis du détail... Je sais, c'est un triste constat... J'espère qu'il va revenir enseigner à l'UQAm... Welcome back Landry !
Mon plus grand problème avec Landry vient plutôt du fait qu'il ait été couronné. Rien a voir avec l'homme, tout à voir avec le contexte de son accession au pouvoir. Pour le bien de mon parti, j'aurais aimé que des hommes et des femmes portent des idées et en débattent de manière solide.
Il y a bien eu la Saison des idées me direz-vous, cette pathétique tentative de faire lever quelque chose et qui n'a servi qu'aux bas bruns du parti qui ont ressorti des boulamites des idées délirantes comme l'élection référendaire (qu'appuyait Parizeau), le référendum sur une constitution québécoise et de marginaliser encore plus l'idée de bon gouvernement. En plus, quand j'ai vu l'accueil réservé au magnifique discours de Jean-Hermann Guay (politologue de l'Université de Sherbrooke), là j'ai vraiment débandé (désolé pour les jeunes filles chastes) et je me suis rappelé les paroles de Jean Lapierre: "Le Parti québécois n'est pas un parti accueillant".
La grande course est lancée donc. Matante Pauline et mononc François seront candidats. Plusieurs autres noms circulent: Éric Bédard (ancien président des jeunes péquistes au début des années 1990), André Boisclair, etc. Moi je me dis et pourquoi pas une candidature improbable comme celle de Stéphane Tremblay, le député qui avait sorti sa chaise de la Chambre des communes quand il était député du Bloc. Je crois que ça brasserait des idées...
Puis il y a la grande énigme, Gilles Duceppe. M. Duceppe s'est beaucoup amélioré comme tribun depuis le début de sa carrière (aviez-vous remarqué qu'il faussait en parlant au début et que rien en haut de ses sourcils ne bougeaient ?). Mais, à le voir vendredi, on a un problème d'image. Vous ne trouvez pas que Duceppe ressemble a Monsieur Drabness, Lionel Jospin, celui qui a réussi l'exploit d'arriver derrière Chirac et, surtout, LePen aux dernières présidentielles en France ?


Commentaire par Raphael @ 22:26 | Commentaires (1)
dimanche 29 mai
Des références politiques dans La revanche des Sith
Je suis allé voir, avec mon fils Léo, le dernier Star Wars, La revanche de Sith (la classification 13 ans et plus n'est seulement que pour les États-Unis, au Québec c'est admission générale, mais déconseillée aux jeunes enfants, comme Léo est un vieil enfant...). Ce film est truffé de références politiques, conscientes et inconscientes, à l'histoire (la montée du nazisme évidemment) et à la politique contemporaine.J'en cite deux...
La première, évidemment, à Georges Bush et à son célèbre discours sur la guerre au terrorisme.
Anakin Skywalker/Darth Vader: Si tu n'es pas avec moi, c'est donc que tu es contre moi.Obi-Wan Kenobi: Seul un Sith raisonne dans l'absolu.
La seconde, je ne suis pas certain que Lucas l'ai vu, mais honnêtement le doute me ronge, c'est à la révolution orange en Ukraine et à Victor Iouchentko. Dans son discours au Sénat, où il proclame l'empire galactique, le Chancelier Palpatine accuse les Jedï d'avoir comploté pour le renverser (ce qui est vrai... mais il oubli de mentionner qu'il est un seigneur Sith) et d'avoir essayé de l'assassiner (ce qui est aussi vrai, mais il oubli de mentionner que c'est un Jedï qui a pété les plombs et qu'on autre la sauvé)...
Chancelier Palpatine: Et c'est cette tentative d'assassinat qui m'a ainsi défigurée...


Commentaire par Raphael @ 10:10
lundi 23 mai
Modeste proposition
Alors que je n'arrive pas à me fixer dans le cortex de la Fête de Dollard des Ormeaux/Fête de la reine est maintenant au Québec la journée nationale des Patriotes de 1837-1838, en plus il me semble qu'il serait plus cool de célébrer d'autres illuminés de notre Histoire nationale. Ma proposition : René-Robert Cavelier de Lasalle.

La fête de Dollard avait été instaurer explicitement pour contrer la fête de la Reine Victoria, le dernier Lundi de mai. L'idée était de valoriser une figure héroïque de la Nouvelle-France afin de valoriser à son tour la communauté canadienne-française... Ainsi, probablement sous l'impulsion du chanoine Lionel Groulx, a-t-on choisi le héro le plus imbécile de la colonie. Dollard DesOrmeaux, rappelons-le, aurait sauvé la colonie à fort Long-sault en repoussant une attaque algonquine, durant laquelle il fut tué. La légende veut que Dollard ait en fait fait exploser son fort en lançant un baril de poudre vers les autochtones, baril qui aurait rebondit sur un arbre et serait revenu dans le Fort, explosant en tuant tout le monde sur le coup...
Déjà que l'histoire du baril me fait marrer, pourquoi construire un fort à proximité d'un arbre ? L'idée d'une fortification n'est-elle pas d'empêcher l'ennemi de vous atteindre ?
Bon je n,ai rien contre Papineau, de Lorimier et consorts, mais je trouve que malheureusement les Patriotes ont été récupéré par une fange d'extrème droite au Québec... De plus, d'un point de vue marketing, le pipeux avec son mousquet c'est pas winner, winner... Alors pourquoi ne pas célébrer un authentique cinglé comme Cavelier de Lasalle ?
1)Cavelier de Lasalle s'est fait jeter des chez les Jésuites pour des problèmes psychologiques (il était visiblement psycho-maniaco-dépressif).
2) Cavelier de Lasalle est le fondateur des seigneuries de Lasalle et LaChine... Chine vers laquelle il espérait trouver un passage, il se balladait toujours durant ses expérditions avec une cape rouge grâce à laquelle il espérait impressionner le maître de Cipango.
3) Lasalle a organisé une expédition vers les grands lac avec une Caravelle, qu'il avait baptisé le Griffon, pour têter le gouverneur de l'époque, Frontenanc, donc le Griffon était l'animal emblématique... Malheureusement pour Lasalle, il a mis toute sa récolte de fourures dans le Griffon ... qui devait faire nauffrage au milieu du lac Ontario (de mémoire)...
4) enfin, et c'est là le plus beau, Cavelier de Lasalle en phase maniaque, grâce à une faction radicalement anti-espagnol de la court du Roi, à réussi à convaincre Louis XIV de financer une expédition pour créer une colonie à l'embouchure du Mississipi. De là, Lasalle a réussi à faire croire au Roi qu'il pourrait construire une flotte avec laquelle le roi pourrait envahir la Nouvelle-Espagne... problème, le Mississipi ne mène pas du tout vers là (ok, ok, on avait pas encore mis au point les longitudes, mais tout de même... c'est un peu gros)... Bref, ce qui devait arriver, arriva, l'expédition, mené par un Lasalle dépressif, fut un lamentable échec... On créa certes Fort Saint-Louis, mais pendant des mois, un Lassalle qui n'avait visiblement pas prévu de plan B, chercha un passage, laissant crever de faim, de soif et d'attaques autochtones ses co-expéditionnaire... Bref, il y en a un qui s'est tanné et a assassiné Lasalle en 1686...
En fait, notre histoire est peuplée de charmants cinglés que nous aurions intérêt à réhabiliter, un protestant aux tendances vaguement pédophile (Champlain), des extrémistes religieux (la congrégation de Notre-Dame, mener par Maisonneuve et qui fonda Montréal), un homosexuel obsessif et jouissif qui détournait les fonds de la colonie (Bigot), un affairiste désillusionné qui s'est rendu compte que les Anglais l'avaient l'affaire (Pierre-Esprit Radisson).. Il y a bien d'authentiques héros (Talon, Iberville, Frontenac, Vaudreuil,etc.), mais l'Histoire est toujours moins platte vu par la lorgnette des désaxés...
Commentaire par Raphael @ 15:10
mercredi 11 mai
Un gouvernement maintenant illégitime
![]()
OUH... le parti libéral doit vraiment trembler dans ses culottes après ma déclaration choc !

Commentaire par Raphael @ 20:34
lundi 9 mai
Barsalou's lament
Durant ma semaine de beuveries, j'ai cessé de fréquenter la blogosphère, du moins les quelques blogs intéressants que je lisais dont celui de mon ami Mathieu. Quelle ne fut pas ma surprise d'y lire quelques commentaires qui m'ont mis franchement mal à l'aise... Je lui répond, en anglais, puisque, selon sa philosophie, il nous faut expliquer le Québec au ROC...
Mathieu
In your last post, "Un bel exemple de ce qui attend le Québec en terme de droite nationaliste après l'indépendance" you denounce a letter written by Francine Allard and published by le Devoir... In fact, you make the opinion of this one person an exemple of what is the sovereignist movement. Well, to put it simply, I strongly disagree... You cannot take the words of Miss Allard and then transpose them has the tought of an entire movement. Of course, I've heard some racists things at the only convention of the Parti québécois that I went to (It was in 1995 at St-Hyacinthe), of course I've heard some stupid things while I was working at Gilles Duceppe permanency during the 2000 general election...
But you have to understand that the sovereignist movement and particularly the Parti québécois is a political family. In a family, you always have the drunken uncle tha starts to shout some insanity at the end of a party, or the stupid cousin talking about how he would solve the deficit problem (the name Pierre Brassard is now crossing my mind). But there is also progressists peoples like Louise Harel, Camille Bouchard, Stéphane Tremblay or Jonathan Valois...
Let me remind you that the Parti québécois is not a political organisation based on social values but a loose coalition of people believing in the idea of sovereignty (yes the word believe is important). Hopefuly, if we, one day, achieve our goal, this coalition will collapse. Then we will have a classical left/right debate in what will be this country (and I'm not saying that we must wait until sovereignty is achieved to have this debate).
Finaly, and I think that this is the most important thing I have to say, when the magazine Croc went bankrupt, I started to read Cité libre... And, sadly, I felt in your post the same kind of though that crossed the minds of William Jonhson and Howard Galganov. I am not talking about hatred (I know you like me and I like you... God i'm starting to sound just like when i was drunk last Tuesday...) Im talking about an attack against an enemy that doesn't even exist... An enemy imagined to fit what you would like your enemy to be (yes I like Pierre Bourdieu)...
Okay I'm done making a fool of myself in another langage... I learned english while listening to Led Zeppelin and The Doors and now I'm practicing with The OC... so that explains a lot.
Commentaire par Raphael @ 23:55 | Commentaires (2)
mardi 26 avril
Réflexions d'un misanthrope (entrée émotive pour emmerder Barsalou)
Je hais :
1) Les gens qui font des jokes pour se faire missionnaire de bonne humeur...
2) Les gens qui ont des petits messages du genre "pep talk" sur leur frigo...
3) Tous ceux qui, de près ou de loin, jouent à Claire Lamarche ou à Janette Bertrand en public... (désolé à toi ô reste du monde pour les références culturelles obscures, tu n'as qu'à faire ta propre recherche sur le web).
4) J'adore... c'est pas de vos affaires !
Pour des raisons psychologiques, je prend un break de blog d'une semaine (cools assonances, non ! À moins que je ne termine mon texte sur The OC qui traîne dans mes drafts... aussi bien rêver terminer ma thèse pour Noël...)
Ah oui, Movable Type 3.16 est sorti, le fil RSS fonctionne donc et les envoies aussi... bienvenue à toi reste du monde... désolé de t'accueillir un lendemain de brosse...
Commentaire par Raphael @ 9:02 | Commentaires (2)
mercredi 20 avril
Commandites: un scandale idéologique ?
Demain, le Premier ministre du Canada, le très honorable Paul Martin, s'addressera à tous les Canadjiens et à toutes les Canadjiennes à la télévision... mes amis l'heure est grave.

Sans blague, on parle beaucoup, dans le cadre de la commission Gomery et du scandale des commandites (je hais le mot scandale, si peu analytique) de corruption. Il me semble que les motivations derrière l'opération commandite sont idéologiques: les acteurs défendent moins des intérêts économiques que politiques.
Je m'explique. À l'époque du gros méchant Maurice Duplessis (note pour les lecteurs non-canadiens: Duplessis fut Premier ministre du Québec de 1936 à 1940 puis de 1944 à 1959, c'est l'époque dites de la grande noirceur) l'optique corruptrice en vertu d'un principe simple, au plus fort la poche !: celui qui donnait le plus au parti, peu importe sa véritable appartenance partisane, obtenait des contrats gouvernementaux. Or, le système des commandites, qui (bien que nous ne sachions pas exactement qui à fait précisemment quoi et nous ne le saurons probablement jamais) nous est exposé tous les jours à RDI lors de la télédiffusion des ludiques scéances de la commission royale d'enquête sur le programme des commandites, est un système idéologique. L'argent de ce programme ne semblait profiter qu'à quelques agences de publicité qui se chargeaient de le blanchir pour qu'ils puissent aboutir dans les coffres du PLC. Bref, l'argent des commandites allaient aux hommes du PM, des gens de confiance luttant contre le spectre séparatisse. Des hommes (et peu de femmes) qu'ils faut entretenir pour qu'ils puissent consacrer toute leur énergie à cette noble cause qu'est le séparatisse baching. De plus, comme le déclarait Charles Chuck Guitté devant le comité des comptes publics, dans ce climat proche de la guerre, les lois sont secondaires: il y a les bons (ceux proches du PLC , seule organisation qui porte l'orthodoxie trudeauiste, quoiqu'à mon sens ce genre de manoeuvre est assez loin du style Trudeau)et il y a les méchants, le Bloc québécois et le Parti québécois dont les sombres sbires ont envahis les organisations de l'État canadien: Radio-Canada (nid de séparatisses selon Jean Chrétien), la fonction publique (qui d'autres que des séparatisses auraient pu couler de telles informations ?), voire le Sénat (Gérad Pelletier a déjà qualifié le sénateur jean-Claude Rivest, ancien conseiller de Robert Bourassa, de crypto-séparatiste)... Bref, quand on ne peut même plus se fier à l'État...
Commentaire par Raphael @ 0:11 | Commentaires (2)
mardi 19 avril
Habemus papam
BENOIT XVI...
Pas si mal, mais tous nos prognostiques étaient faux : pas Formose II, pas Pierre II, pas Hermann, pas Anastase. J'aurais été vraiment déçu si nous avions eu un Jean-Paul III, je m'attendais par contre un peu à Paul VII ou Pie XIII (mais ça aurais rué dans les brancards au Congrès juif mondial... je les aurais compris.)
Par contre Joseph Ratzinger, ancien patron de la Propaganda fide, l'inquisition contemporaine, ça regarde mal pour les femmes, les gays, les gens qui baisent hors du mariage, qui utilisent des condoms, la pilule, le stérilet, etc... Bref, je devrais m'attendre à être excommunié bientôt. J'en connais certains qui lorgnent déjà du côté de l'église anglicane.
Commentaire par Raphael @ 13:51 | Commentaires (4)
vendredi 15 avril
Gomery commission...
Les entrées de Mardi et Mercredi dernier étaient des liens vers les blogs américains qui bravaient l'interdit de publication sur certains témoignages qu'a entendu la commission Gomery... Mais au Canada, il était illégal de faire de tels liens. Oui, j'ai un cas de conscience, comment un geste aussi simple peut-il être illégal ? Réponse : la légalité n'a rien a voir avec la simplicité, appuyer sur la gachette d'un fusil doit être relativmeent simple... Quoiqu'il en soit mon copain Barsalou (a.k.a. Wittgy, Good guy ou Monsieur B.) a fait, sur son blog, quelques réflexions interessantes sur ces fuites, les médias canadiens et le blogs américains.
Commentaire par Raphael @ 7:53
mercredi 13 avril
Une semaine plus tard...(texte plein de fautes...pcq pas révisé, pcq trop pressé de le mettre en ligne)
Bon...
Alors que je discutais de Heath et Potter avec des amis (dont Jean-Sébastien, pour ne pas le nommer), ces derniers me rétorquèrent qu'il était correct que les vendeurs de bouffes biologiques ou équitables concurrencent les autres en jouant normalement le jeu du marché. La présence du bio est bon pour les consommateurs et l'introduction d'un lien équitable est bon pour les producteurs pauvres du l'Amérique latine... Je suis resté bouché... MAIS MAINTENANT J'AI LA RÉPONSE !
Je n'ai rien contre la commercialisation de produits équitables ou biologiques qui, effectivement, sont des éléments tentants pour les gens qui, comme moi, ont fait certains choix sociaux et environnementaux. Malheureusement les acteurs de cette mise en marché pensent que leurs produits va déstabiliser et délégitimer le système capitaliste. Or il n'en n'est rien. Ces produits ne font que renforcer un marché, pire encore, ils renforces et légitimisent les excès du marché puisque maintenant les consommateurs ont le choix. Le discours de McDo ou Nike est simplement que si les consommateurs veulent des biens fabriqués autrement, ils n'ont qu'à allé voir ailleurs : si acheter c'est voter, une immense majorité de la population occidentale vote actuellement pour des conditions de travail minables aux Phillipines et de la bouffe qui se compose essentiellement de gras saturé. De plus, les acteurs de la commercialisation de ces produits ont la facheuse habitude de se méfier de tout ce qui peut se rapprocher ou ressembler à un État ou une institution, outil de la domination bourgeoise. Or, il me semblerait à moi préférable que nous aillons des règles nous garantissant que ce que nous achetons est mangeable (ou du moins que ça ne nous tuera pas) et produit dans des conditions adéquates et respectueuses des travailleurs. Or de telles règles ne peuvent être produites que par des États ou des organisations internationales comme l'OIT ou même l'OMC... autant de gros mots pour les partisans d'un soi-disant altermondialisme dont les réunions ressemblent plus au festival de Rio qu'à un véritable lieu de production intellectuelle et politique. Au sujet de l'État et des intellectuels, Pierre Bourdieu avait eu cette réflexion:
"Dans l'état actuel, les luttes critiques des intellectuels, des syndicats, des associations doivent se porter en priorité contre le dépérissement de l'État. Les États nationaux sont minés du dehors par les forces financières, ils sont minés du dedans par ceux qui se font les complices de ces forces financières, c'est-à-dire les financiers, les hauts fonctionnaires des finances, etc. Je pense que les dominés ont intérêt à défendre l'État, en particulier dans son aspect social. Cette défense de l'État ne s'inspire pas d'un nationalisme. Si l'on peut lutter contre l'État national, il faut défendre les fonctions "universelles" qu'il remplit et qui peuvent être remplies aussi bien, sinon mieux, par un État supranational. Si l'on ne veut pas que ce soit la Bundesbank qui, à travers les taux d'intérêt, gouverne les politiques financières des différents États, est-ce qu'il ne faut pas lutter pour la construction d'un État supranational, relativement autonome par rapport aux forces politiques nationales et capable de développer la dimensions sociales des institutions européennes ?"
Pierre Bourdieu, "Le mythe de la "mondialisation" de l'État social européen", Contre-feux: Propos pour servir à la résistance contre l'invasion néo-libérale, Paris: Raisons d'agir, 1998, pp. 46-47
Il y aurait des nuances à amener au sujet des États nationaux et de l'indépendance par rapport aux institutions financières mais grosso modo c'est ma position. Bref, cette pseudo-gauche qui se dit radicale sabote le travail des sociaux-démocrates réformistes qui veulent user de l'État pour améliorer les conditions générales de la population, pas seulement de ceux qui ont les moyens de se payer de la bouffe biologique.
Commentaire par Raphael @ 9:38 | Commentaires (1)
vendredi 8 avril
Mes yeux bleus
"No one knows what it's like
To be the bad man
To be the sad man
Behind blue eyes
No one knows what it's like
To be hated
To be fated
To telling only lies"
"Behind blue eyes", Who's next, The Who, 1971
Conclusion de la journée: c'est dur d'être le méchant.
Ah oui... Les étudiants de la faculté de science politique et de droit de l'UQAM ne sont plus en grève.
Commentaire par Raphael @ 20:58 | Commentaires (2)
vendredi 1 avril
Étrange paralèlle
"We want the world and we want it
Now
Now ?
Now !"
The Doors, "When the music's over", Strange Days, 1967
"Qu'est ce qu'on veut ?
103 millions !
On les veut quand ?
Maintenant !"
Slogan étudiant, Grève, 2005
Je ne suis pas certain de trouver ça réjouissant.
Commentaire par Raphael @ 14:10 | Commentaires (2)
mardi 29 mars
Choisir notre Pape
Voici un truc que je voulais faire pour le vendredi saint, mais, pour des raisons obscures, je n'ai pas eu le temps.
Je ne souhaite rien de mauvais à Jean-Paul II, mais il faut bien dire ce qui est, il est en mauvais état. Or cher lecteur, à moins que tu ne sois membre du Sacré collège, tu ne pourras participer à l'élection du prochain Pape. Je te propose par contre de choisir son nom... Si j'ai bien compris, le nouveau Pape, une fois élu Pape, doit choisir son nom. Pour se faire il a deux choix: choisir un nom de pape jamais utilisé ou choisir un nom de vieux papes. Ami lecteur, j'ai répertorié pour toi tous les choix qui s'offre aux papes en devenir du côté des vieux papes...
Pour un nouveau nom Plume avait proposé Hermann (Pape Hermann... si vous riez c'est que vous êtes québécois...) et j'imagine que Ali est exclu.
Jean-Paul III
Paul VII
Jean XXIV
Pie XIII
Benoît XVI
Léon XIV
Grégoire XVII
Clément XV
Innocent XIV
Alexandre IX
Urbain IX
Sixte IV (six)
Marcel III
Jules IV
Adrien VII
Calixte IV
Nicolas VI
Eugène V
Martin VI
Boniface X
Célestin VI
Honorius V
Adrien VI
Lucius IV
Anastase V
Gélase III
Victor IV
Étienne IX ou XI
Damase III
Sylvestre IV
Serge V
Agapet III
Marin III
Landon
Théodore III
Romain II
Formose II
Valentin II
Pascal III
Zacharie II
Constantin II
Sisinnius II
Conon II
Agathon II
Domnus ou Donus II
Dieudonnée III (ou Adéodat II)
Sabinien II
Pélage II
Vigile II
Silvère II
Félix V (ou IV)
Simplice II
Hilaire II
Zosime II
Sirice II
Libère II
Marc II
Miltiade II
Eusèbe II
Marcellin II
Caïus II
Eutychien II
Denys II
Corneille II
Fabien II
Antère II
Pontien II
Zéphyrin II
Éleuther II
Anicet II
Sôter II
Hygin II
Télesphore II
Évariste II
Clet II
Lin II
Commentaire par Raphael @ 20:47 | Commentaires (5)
mercredi 16 mars
La preuve de quelque chose...
Ce matin, la radio de Radio-Canada (précision pour toi, ô lecteur étranger, il y a aussi la télévision de Radio-Canada) annonçait (je ne sais pas pourquoi, mais ces temps-ci j'ai tendance à mettre des parenthèses à des endroits grammaticalement incorrects) que le Vatican avait décidé de mettre à l'Index le célèbre roman de Dan Brown, Da Vinci Code. Après vérification, c'était à moitié faux et vous ne trouverez plus rien sur le site de Radio-Canada sur l'index, seulement une condamnation par le responsable de la Propaganda Fide, l'évèque de Gènes.
Le problème c'est que l'Index Prohibitum Librorum n'existe plus depuis 1966... la condamnation était réelle de la part de l'évèque, mais le Vatican n'interdit plus à ses ouailles d'acheter des livres depuis Vatican II. Je ne fais pas ici un réquisitoire en faveur du Vatican (il y aura bien quelques grenouilles de bénitier pour taper sur le livre de Brown en ressortant les écrits de Saint-Augustin ou ceux d'Odilon de Cluny), mais, lentement pas vite, j'essaie d'établir la preuve que le Québec est une société laïque radicale qui a un rapport d'anti-valeur définitoire à son passé catholique.
Commentaire par Raphael @ 9:11 | Commentaires (1)
vendredi 4 mars
De retour dans 103 millions...
Hormis l'École des sciences de la gestion, l'UQAM est en grève.
Commentaire par Raphael @ 9:41 | Commentaires (1)
mardi 1 mars
Solidarité avec le mouvement étudiant

Suprématisme No 103 millions, Carrée rouge sur fond bleu poudre.
Commentaire par Raphael @ 18:50 | Commentaires (2)
mercredi 16 février
Les étudiants
Aujourd'hui, des étudiants ont tenté d'entrer par la force au caucus libéral à Montbello pour protester contre la transformation de 103 millions de dollars de bourses en prêts... Des énervés ? Une bande de gauchistes fanatiques avec la bave aux lèvres qui rêvent de boire le sang frais d'un bourgeois ? Non, le secrétaire général de la Fédération des Associations Étudiantes du Campus de l'Université de Montréal (FAECUM) à été arrêté... c'est un peu comme si Stephen Harper, chef du Parti conservateur canadien était arrêté dans une manifestation altermondialiste...
Vous êtes mêlés ? Voici un petit topo du monde étudiant universitaire montréalais pour vous (plus tard les régions et le Bellemaristan, c'est-à-dire Québec).

La plus ancienne des universités montréalaises a aussi les plus calmes des associations étudiantes de la cité. La Student Society of McGill University (SSMU) et la Post Graduate Student Union (PGSS) sont des organisations très stables et très calmes dont la seule action notable est de s'être séparé de la Fédération Étudiante Universitaire du Québec vers 1994 à cause du tournant souverainiste de la FEUQ.
/
La Concordia Student Union (CSU) était, jusqu'à l'automne dernier, l'une des plus militantes associations étudiantes de Montréal. Malheureusement, en septembre 2003, Concordia devait être le théâtre d'une violente émeute. C'est l'organisation, par le groupe Hillel, d'une conférence de l'ancien premier-ministre isaraelien, Benjamin Netanyahu, qui devait mettre le feu au poudre. Depuis ce temps, un certain vent de tranquilisation souffle sur l'université. En novembre dernier, la CSU joignait les rangs de la FEUQ après que l'exécutif eu consulté ses membres par référendum. Ironie du sort, l'université Concordia (qui est en théorie bilingue) est le fruit de la fusion, en 1974, de l'université Georges William et de la section anglophone du Collège des Jésuites (la section francophone devait se joindre à l'UQAM). Cette institution devait être le symbole d'une nouvelle concorde entre Francophones et Anglophones...
La Fédération des Associations Étudiantes de l'Université de Montréal, ou impérial FAECUM, existe depuis 1976. Doté de structures ultra-stables (un conseil central composé des associations membres et un exécutif élu en conseil central, la FAECUM sait durer et influencer profondemment l'univers étudiant québécois. Une grande part des leaders étudiants nationaux sont issus de ses rangs et au moins deux des ses anciens exécutants (Nicolas Girard et Jonathan Valois) font partis du caucus péquiste à l'Assemblée nationale. Traditionnaliste et l'une des rares véritables institutions progressistes conservatrices (si, si je vous jure), la pratique lobbyiste actuel de la FEUQ et en grande partie l'oeuvre de décennies de politiques faecumiennes...
Comme dans à peu près tout les domaines, au sujet du mouvement étudiant, l'UQAM est un cas. C'est l'Association Générale des Étudiants del'UQAM (AGEUQAM)qui, à partir du milieu des années 1970, représentait les étudiants de l'UQAM. Mais, tout au long des années 1980, alors que se fondait de nouveaux modules et secteurs (départements et facultés, les uqamiens ont toujours été fort sur la création de nouvelles terminologies), l'AGEUQAM devait perdre peu à peu son monopole...
À la fin des années 1980, plusieurs nouvelles associations sectorielles (science et gestion) contestèrent le caractère générale de l'AGEUQAM qui fut forcée par un jugement de cours de changer son nom pour le charmant acronyme d'AGEsshalcUQAM (Association générale des étudiants des secteurs de science humaine, art, lettre et communication de l'UQAM...OUF).
Minée par les guerres intestines, l'AGEsshalcUQAM devait se voir retirer par référendum en novembre 2001, le mandat de représenter les étudiants de ces secteurs (qui étaient entre temps devenus des facultés). Les étudiants de l'UQAM sont maintenant représentés par sept associations facultaires: AFESPED en science po et droit, AFÉA en art, AFELLC en lettre, langue et communication, AESS en science, AESG en science de la gestion, ADEESE en éducation et l'AFESH en science humaine. Ces associations facultaires ne s'entendent pas nécessairement entre elles et ne font pas parti des mêmes organisations nationales...c'est sans compter les nombreuses associations départementales et de programmes.
Commentaire par Raphael @ 0:38
mardi 15 février
Réflexions
Lorsqu'une équipe de journalistes avaient réussi à filmer une petite fête du Homeland Security à Hawaï en toute impunité (avec le Secrétaire de l'intérieur), Jon Stewart, animateur du Daily Show, avait fait cette judicieuse remarque:
"Oh my God ! We're all gonna die !"

C'est un peu la réaction que j'ai eu en regardant les reportages de Radio-Canada hier sur la sécurité entourant les barrages d'Hydro-Québec.

Jusqu'à ce que mon ami Yannick, futur expert en sécurité intérieure, me fasse remarquer que cinq Marocains dans un camion blanc bourré d'explosif qui montent vers Manic 5 à -40°c, c'était dur à manquer... D'autant plus que l'explosion du barrage ne passerait pas en direct à CNN.
Qui a dit que ce sera de Marocains ? Hein qui ?
Commentaire par Raphael @ 22:08
mardi 8 février
Citations.. c'est fou comme on ne s'en lasse pas !
En fouillant un peu sur ce blog, vous trouverez un texte sur mes aventures aventures en Altermondialie et d'autres sur le livre de Joseph Heath et Andrew Potter, The Rebel Sell... le livre s'est finalement rendu à moi... C'est pile poil ma conception de l'action politique à un détail près... Voici un paragraphe ou l'idée maitresse est résumé... après ma petite nuance...
"From the standpoint of social justice, the big gains that have been achieved in our society over the past half-century have all come from measured reform within the system. The civil rights movement and the feminist movement have both achieved tangible gains in the welfare of disadvantaged groups, while the social safety net provided by the welfare state has vastly improved the condition of all citizens. But these gains have not been achieved by "unplugging" people from the web of illusions that governs their lives. They have been achieved thgrough the laborious process of democratic political action-through people making arguments, conducting studies, assembling coalitions and legislating change.
We would like to see more of this.
Less fun perhaps, but potentially much more usefull."
Joseph Heath, Andrew Potter, The Rebel Sell, Toronto: Harper Collins Publishers, 2004, p. 6
Petit point de détail: le processus démocratique peu être fun. en fait je me damande si la platitude supposé de la politique n'est pas un élément de sa déligitimation...
Commentaire par Raphael @ 23:37 | Commentaires (1)
jeudi 16 décembre
Political compass
Il existe un site britannique, political compass, qui propose un test pour déterminer votre position politique sur les axes autoritarisme/anarchisme et droite/gauche économique...
Bien que les auteurs du site prétendent que leur test est adapté à toutes les démocraties occidentales... je n'ai trouvé AUCUN Québécois qui ne soient pas anarcho-syndicaliste... Mon résultat à moi c'est -7.12 sur l'échelle économique, -5.79 sur l'axe autoritarime/anarchisme...
Alors C'EST UN DÉFI... le premier qui honnêtement sera autre chose qu'anarcho-communo gaugauche selon ce test ce méritera une surprise...envoyez moi vos réponses !
Commentaire par Raphael @ 23:59 | Commentaires (3)
samedi 11 décembre
Code Lyoko
Qui a dit que de nos jours il n’y avait plus de bons dessins animés ?
La réponse française à l’offensive japonaise s’appelle Code Lyoko. Cette série, produite par France3 et canal J, eet diffusée à Radio-Canada à 11:30 le samedi matin et raconte les péripéties d’une bande d’ado tombée par hasard sur une sorte de super Playstation. En fait, caché au fond d’une usine désaffectée de ce qui semble une petite ville de province, se trouve un ordinateur gigantesque dont les circuits renferment un monde virtuel nommé Lyoko. Les périphériques de ce super-calculateur permettent aux gamins de se dématérialiser pour se numériser en héros de Lyoko.
Malheureusement le système d’opération, la personnalité cybernétique X.A.N.A., a pété un câble et tente par tous les moyens de semer terreur et destruction. À l’aide d’Aelita, un personnage de Lyoko resté sain, Ulrich, Yumi, Odd et Jérémy doivent tenter de contenir la volonté destructrice de X.A.N.A.
Stylistiquement la série mise sur l’utilisation du dessin classique (un genre de pastiche de Katsuhiro Ottomo qui serait devenu impressionniste) et du numérique (comme Histoire de jouet). Formellement l’intégration des deux techniques est bien réussie (même si je n’aime pas la version numérique de Yumi). J’avoue avoir un faible pour Yumi : adolescente blasée à la calvitie précoce, pâle, et Goth avant l’âge.

Si on sent une tension sexuelle entre Yumi, Ulrich et un personnage secondaire, Élisabeth dites Sissi (bien qu’il faille être adulte pour la voir), les thèmes abordés reviennent aux canons classiques de l’histoire d’aventure, un peu comme Tintin, ce qui franchement me semble sain. Plusieurs autres séries proposent comme histoire les aventures de jeunes filles ayant une identité cachée d’espionne. Leur principale préccupation n’est pas de sauver le monde, mais, dans l’ordre, d’être bien habillée, d’avoir un copain et d’être populaire à l’école (Kim Possible à Radio-Canada, mais surtout Totally Spies à Télétoon).
Lors d’une soirée réunissant des amis du Monde Diplomatique, nous remarquions que les Occidentaux n’avais pas l’expérience de la destruction de masse (genre explosion atomique), mais que les asiatiques si. Mon ami Mathieu faisait de plus remarquer que cette expérience se traduisait particulièrement dans les Mangas (on pense à Akira, mais aussi à Mother Sarah). L’expérience occidentales de la guerre se traduit aussi dans les dessins animés. Bien que très différente, les séries G.I. Joe et Code Lyoko décrivent deux expériences de la guerre en Occident.
Une première différence majeur, dans G.I. Joe ce sont deux armées qui s’affrontent : l’équipe G.I. Joe contre l’Organsation terroriste Cobra. De plus, les dirigeants de Cobra (le Commandeur Cobra, Dr. Venom, la Baronne, etc.) sont présents et actifs dans la narration. X.A.N.A. est un ennemi numérique qui tente de s’incarner dans le monde de Yumi et consort. Cet ennemi, comme Sauron dans le Seigneur des anneaux, n’a pas de visage, hormis celui de ses incarnations numériques toujours froides et anonymes (des Crabes de métal géant ou des frelons mécaniques par exemple).
GI-Joe est un dessin animé de la guerre froide, la catharsis d’une guerre sans front tangible pour le public. Le déluge de feu qui opposait les G.I. Joe à Cobra n’avait déjà plus comme enjeu un territoire précis, mais le contrôle du monde (en fait, vers la fin de la série, l’action de Cobra devient étrangement exclusivement ciblée contre les membres du commando). Par contre, les enjeux étaient clairs, précis et exprimés. On pourrait en dire autant de la lutte opposant les Autobots d’Optimus Prime aux Decepticons de Megatron dans la série Transformers (Robot in disguise !).
Dans Code Lyoko, l’ennemi n’a pas de visage, il n’explique pas ses motivations pour, simplement, détruire le monde. Un dessin animé post-11 septembre ? Les méthodes de Xana sont les mêmes que ceux que le Homeland Security Departement américain redoute de la part de terroristes contemporains: prendre le contrôle d’un autobus pour le faire foncer dans une usine de produit chimique, prendre le contrôle d’une centrale nucléaire pour provoquer un syndrome chinois ou hacker un réseau téléphonique pour prendre le contrôle d’un satellite militaire (bon, peut-être moins le dernier). Les seuls combattants réels que X.A.N.A. utilise sont des matérialisations de clones de Yumi et d’Aelita.
Mais ce qui frappe le plus c’est la différence dans le stratégie de combat. Dans G.I. Joe, les protagonistes s’arrosent gaiement de tous ce que peut leur technologie. Les héros de Code Lyoko combattent pour leur part à l’arme blanche. C’est un peu Clausewitz contre SunTzu.
On s’amuse, on s’amuse, mais l’heure passe…
Commentaire par Raphael @ 2:01 | Commentaires (1)
mercredi 8 décembre
6 décembre
Voici un texte que j'ai mis bien du temps à pondre sur le 6 décembre 1989. Ça ne paraîtra pas, mais j'y songe depuis 2001. La conclusion est amovible...
En l’an 2000, je suis tombé sur une vieille cassette de Led Zeppelin que je m’étais copié au secondaire. Je l’ai écouté avec Léo, mon fils. Par nostalgie et parce que la décennie s’était écoulée sans que je n’en prenne conscience, j’ai ensuite décidé de rédiger un livre sur les années 1990 (ne cherchez pas le lien, il est ténu comme dans un poème de Lautréamont ou un épisode des Simpsons.) Dans une dérive méthodologique totale, j’ai décidé de relire tous les articles de tous les journaux montréalais des dix dernières années (sur microfiches, c’est plus facile). J’avais décidé de commencer mes recherches par le 6 décembre 1989… pour des raisons évidentes pour un Québécois, mais pour me rendre compte qu’il s’agissait d’un moment fondateur pour moi.
Je ne me souviens plus quel jour nous étions. J’étais seul dans le salon chez mes parents. Il y avait beaucoup de neige dehors et elle continuait à tomber. En fait, ce dont je me souviens le mieux c’est l’effet des flocons devant la lentille d’une bêtacam. Ça ressemblait à la finale de « Dead Poet Society », mais avec un mauvais directeur photo.
Je me souviens surtout d’une civière qu’on sort sous la neige.

Je n’ai jamais mis les pieds à Polytechnique. En fait plus ou moins, je suis une fois entré dans le hall pour donner des disquettes à un copain et je suis passé chercher ma sœur en voiture (bien après 1989).
J’ai plein de liens avec cette école : ma sœur y est bien-sur allée, mon père (dont le magnifique « mug » des finissants en terre cuite, vert forêt, trône sur son bureau en guise de porte crayon), plein de copains du secondaire (dont L-P qui n’a d’ailleurs pas terminé sa maîtrise pour des raisons qui me dépassent encore … c’est du sarcasme), j’en connais les traditions (le « mug », la bague, la cérémonie des finissants), etc. Pourtant, rien n’a eu autant d’influence sur moi que ce jour où un cinglé y est entré avec une carabine .223 semi-automatique emballée dans du papier journal.
Je suis au Collège, dans le gymnase. Le gymnase du Collège de Montréal est (était ?) dans un vieil immeuble ayant jadis abrité des studios de Radio-Canada. Dans la partie est, il y a donc une scène et une mezzanine avec de vieux sièges pliants qui datent des années 1940. Au centre de la salle, il y a quatorze gars et une femme… Nous montons « Douze hommes en colère » de Réginald Rose, moi je suis le numéro 6, celui que jouait Quincy dans le film… (quatorze gars parce qu’il y a le bruiteur et le garde, rôle que Françoise, responsable de mettre en scène douze gars boutonneux, coupera plus tard…). Nous sommes assis en cercle sur les tapis bleus, nous avons fermé les lumières, il fait froid… Étienne et J-F ne comprennent pas « qu’en tant qu’homme » je ne me sente pas coupable.

J’ai pris du temps à comprendre ce qui m’emmerdait dans cette association entre Marc Lépine et l’ensemble des hommes. Je vais peut-être paraître nerds, mais ce qui me déplait dans cette association c’est la négation de toute individualité. Le drame de Polytechnique pour plusieurs doit être le fruit des structures de notre société, pas du parcours d’un individu qui pête un jour un câble et dont les délires se cristallisent dans une haine des femmes…
De plus, faire une association entre Lépine et la violence faite aux femmes à simplement produit un groupe affirmant l’inverse : les hommes sont autant victime de violence que les femmes (« ce sont les victimes privilégiés des meurtres », « ils sont beaucoup plus victime de violence conjugale qu’on le croit », etc.) L’égale logique victimiste des deux camps me semble indigne… Culpabiliser un gamin de quinze ans parce qu’il est un homme me semble absurde, nier qu’il y a encore des abus envers les femmes me semble également absurde…
Le jour où on a voulu me faire porter ce blâme, j’ai choisi de manière flou mon camp. Un camp vaguement libéral, faisant de la liberté individuelle non seulement une valeur, mais une fatalité.
Commentaire par Raphael @ 2:09 | Commentaires (1)
vendredi 3 décembre
Allo, allo, il y a quelqu'un ?
Hey, hey, hey ... il semble que j'ai un blog. Je me propose, avant d'exposer les tenants et les aboutissants de cette entreprise et de faire trembler le cyber-monde sous mes sarcasmes et autres commentaires hautement intelligents (sans compter les fautes d'orthographe) , de comprendre comment fonctionnne cette saloperie de machine. J'ai essayé de changer les couleurs et ça ne fonctionne pas... Mais nous allons y arriver.
Comme hors-d'oeuvre je vous offre du réchauffé, un vieux texte paru dans le Montréal campus...
Les habits de l’alter-mondialisme
Le 4 octobre on présentait au Grimoire, l’Argent, un film d’Isaac Isitan. Ce documentaire raconte les crises financières en Argentine et en Turquie et présente des systèmes de monnaie locale basés sur des devises qui ne s’échangent que localement. Le film montre bien que les monnaies nationales ont perdu leur sens et que ces systèmes redonnent à l’argent un sens concret (l’une se nomme heure de travail). Comme à toutes les séances de ces Cinéma et politique,un débat s’en est suivi. Nous n’étions que trois à dire que ces systèmes monétaires étaient privés, sans principe de répartition des richesses. L’ auditoire qui se disait alter-mondialiste, invoqua alors des arguments qui relevaient de l’ultra libéralisme. Voici un extrait du dialogue qui a eu lieu :
Intervenant A : «La répartition des richesses se fait dans la communauté, entre les individus.»
Mon ami Yannick : Je ne veux pas faire ma méchante langue mais il y en a qui appellent ça le marché.
Une intervenante B : «La terre produit, mais pour profiter de ce produit il faut travailler.»
Moi : There is no free lunch, c’est de Milton Friedman. Il n’a pas tort, mais la gauche et la droite ne s’entendent pas sur la manière de séparer la facture.
Un intervenant C : « Ce genre de système ne produit que des biens utiles et ce serait absurde de surproduire dans ce contexte. »
Ce que j’ai fantasmé répondre : C’est dans le Traité du gouvernement civil de John Locke, l’utilité à la section 44 et la surproduction à la section 45… C’est vrai qu’il n’y a pas de surproduction dans le système actuel...
Le même :«Ce que vous dites c’est de la foutaise, c’est de l’idéologie. On peut en discuter comme ça autour d’une bière, mais ces gens-là veulent manger et pour ça on doit produire et consommer…»
La discussion s’est un peu arrêtée là. J’ai soudainement cru que j’étais dans une réunion du Conseil du Patronat.
Mes voisins vont à Concordia, donc ils sont alter-mondialistes. Comme preuve supplémentaire, je peux vous énumérer ce qui pend sur leur corde à linge: bermuda kaki type cargo, trois kangourous noirs, un puncho rayé, un chandail du Che rouge, un autre noir et au-dessous deux paires de bottes d’armée. L’été dernier ils ont reçu des copains.Trois jours de pot, de salade au tofu et de musique dont on pouvait comprendre les paroles trois rues plus loin. Ma copine, la gentillesse et la bonne humeur incarné, a essayé de leur demander de baisser le son. En guise de réponse, nous avons eu droit à une politique de représailles allant du sarcasmes au verre d’eau sur la tête. Traitez-moi de vieux grognon, mais pendant ce temps le voisin du dessous essayait de partir travailler à 7h00 pour faire fonctionner sa nouvelle boutique de livres et de disques usagés, la voisine d’à côté devait se lever à cinq heures parce qu’elle enseignait, moi j’essayais de terminer mon mémoire de maîtrise...
Le lien ? Avec leur costume d’alter-mondialiste, mes voisins justifient un hédonisme égocentrique sans considération pour les membres de leur communauté : leurs voisins. Sous leurs habits alternatifs, les tenants des monnaies locales justifient un système qui fait que la valeur d’une personne repose sur sa capacité de produire et de consommer. C’est un débat implications très concrètes : un pompier ne produit rien, une femme enceinte non-plus et si un jour j’ai le malheur de tomber malade...
L’ater-mondialisme est-il devenu un prêt-à-penser : de vagues idées (occident=pas bon, argent=pas bon, le reste du monde=gentils, n’importe quoi de local=idée géniale) qui ne réussissent pas à former un discours assez cohérent pour penser le monde? Si oui, on peut alors adhérer à n’importe quoi qui y ressemble de près ou de loin, comme s’il suffisait à Mario Dumont de porter un puncho, des dreads et un anneau dans le nez pour avoir sa place à Porto Allegre. L’égocentrisme et le chacun pour soi peuvent alors passer pour de bonnes idées.
Je commence à croire que le monde est un vieux film français intello où le héros tente de résister au système mais, à la fin, il ne peut que le reproduire. Au fond, ce qui me traumatise vraiment c’est que la situation est kitsch et on peut ressortir de vieux proverbes pour décrire la situation. Pourquoi pas une vieille lecture du secondaire : « Dehors, les yeux des animaux allaient de l’homme au cochon, et de nouveau du cochon à l’homme : mais déjà il était impossible de distinguer l’un de l’autre. » Georges Orwell, La ferme des animaux.
Commentaire par Raphael @ 16:02 | Commentaires (1)
Allo, allo, il y a quelqu'un ?
Hey, hey, hey ... il semble que j'ai un blog. Je me propose, avant d'exposer les tenants et les aboutissants de cette entreprise et de faire trembler le cyber-monde sous mes sarcasmes et autres commentaires hautement intelligents (sans compter les fautes d'orthographe) , de comprendre comment fonctionnne cette saloperie de machine. J'ai essayé de changer les couleurs et ça ne fonctionne pas... Mais nous allons y arriver.
Comme hors-d'oeuvre je vous offre du réchauffé, un vieux texte paru dans le Montréal campus...
Les habits de l’alter-mondialisme
Le 4 octobre on présentait au Grimoire, l’Argent, un film d’Isaac Isitan. Ce documentaire raconte les crises financières en Argentine et en Turquie et présente des systèmes de monnaie locale basés sur des devises qui ne s’échangent que localement. Le film montre bien que les monnaies nationales ont perdu leur sens et que ces systèmes redonnent à l’argent un sens concret (l’une se nomme heure de travail). Comme à toutes les séances de ces Cinéma et politique,un débat s’en est suivi. Nous n’étions que trois à dire que ces systèmes monétaires étaient privés, sans principe de répartition des richesses. L’ auditoire qui se disait alter-mondialiste, invoqua alors des arguments qui relevaient de l’ultra libéralisme. Voici un extrait du dialogue qui a eu lieu :
Intervenant A : «La répartition des richesses se fait dans la communauté, entre les individus.»
Mon ami Yannick : Je ne veux pas faire ma méchante langue mais il y en a qui appellent ça le marché.
Une intervenante B : «La terre produit, mais pour profiter de ce produit il faut travailler.»
Moi : There is no free lunch, c’est de Milton Friedman. Il n’a pas tort, mais la gauche et la droite ne s’entendent pas sur la manière de séparer la facture.
Un intervenant C : « Ce genre de système ne produit que des biens utiles et ce serait absurde de surproduire dans ce contexte. »
Ce que j’ai fantasmé répondre : C’est dans le Traité du gouvernement civil de John Locke, l’utilité à la section 44 et la surproduction à la section 45… C’est vrai qu’il n’y a pas de surproduction dans le système actuel...
Le même :«Ce que vous dites c’est de la foutaise, c’est de l’idéologie. On peut en discuter comme ça autour d’une bière, mais ces gens-là veulent manger et pour ça on doit produire et consommer…»
La discussion s’est un peu arrêtée là. J’ai soudainement cru que j’étais dans une réunion du Conseil du Patronat.
Mes voisins vont à Concordia, donc ils sont alter-mondialistes. Comme preuve supplémentaire, je peux vous énumérer ce qui pend sur leur corde à linge: bermuda kaki type cargo, trois kangourous noirs, un puncho rayé, un chandail du Che rouge, un autre noir et au-dessous deux paires de bottes d’armée. L’été dernier ils ont reçu des copains.Trois jours de pot, de salade au tofu et de musique dont on pouvait comprendre les paroles trois rues plus loin. Ma copine, la gentillesse et la bonne humeur incarné, a essayé de leur demander de baisser le son. En guise de réponse, nous avons eu droit à une politique de représailles allant du sarcasmes au verre d’eau sur la tête. Traitez-moi de vieux grognon, mais pendant ce temps le voisin du dessous essayait de partir travailler à 7h00 pour faire fonctionner sa nouvelle boutique de livres et de disques usagés, la voisine d’à côté devait se lever à cinq heures parce qu’elle enseignait, moi j’essayais de terminer mon mémoire de maîtrise...
Le lien ? Avec leur costume d’alter-mondialiste, mes voisins justifient un hédonisme égocentrique sans considération pour les membres de leur communauté : leurs voisins. Sous leurs habits alternatifs, les tenants des monnaies locales justifient un système qui fait que la valeur d’une personne repose sur sa capacité de produire et de consommer. C’est un débat implications très concrètes : un pompier ne produit rien, une femme enceinte non-plus et si un jour j’ai le malheur de tomber malade...
L’ater-mondialisme est-il devenu un prêt-à-penser : de vagues idées (occident=pas bon, argent=pas bon, le reste du monde=gentils, n’importe quoi de local=idée géniale) qui ne réussissent pas à former un discours assez cohérent pour penser le monde? Si oui, on peut alors adhérer à n’importe quoi qui y ressemble de près ou de loin, comme s’il suffisait à Mario Dumont de porter un puncho, des dreads et un anneau dans le nez pour avoir sa place à Porto Allegre. L’égocentrisme et le chacun pour soi peuvent alors passer pour de bonnes idées.
Je commence à croire que le monde est un vieux film français intello où le héros tente de résister au système mais, à la fin, il ne peut que le reproduire. Au fond, ce qui me traumatise vraiment c’est que la situation est kitsch et on peut ressortir de vieux proverbes pour décrire la situation. Pourquoi pas une vieille lecture du secondaire : « Dehors, les yeux des animaux allaient de l’homme au cochon, et de nouveau du cochon à l’homme : mais déjà il était impossible de distinguer l’un de l’autre. » Georges Orwell, La ferme des animaux.
Commentaire par Raphael @ 16:02 | Commentaires (1)

