Retour au Blogue

vendredi 18 juillet

Les insomniaques ne rigolent pas...

Bon, je fais de l'insomnie. En fait pas vraiment, je dors, mais pas en phase avec l'horloge circadienne sociale. Je m'endors à 5h00 du mat et je me réveille à 14h00. "Mais il travaille pas ?" me direz-vous. Je suis contractuel, alors je fais du 3à11 plutôt que du 9à5, ce qui pose certains problèmes pour les 5à7 que je fréquente sur mon heure de dîner et je retourne en titubant à mon bureau (l'offre de suivre quelqu'une tout de suite après ne s'est pas encore offerte... nous traversons la rivière rendu au pont. En fait pour vous dire la vérité, un véritable 5à7 non plus...) Pour l'instant il n'y a pas de problème, mais comme je donne un cours à 14h00 en septembre et probablement un autre à 9h30 (en pleine nuit !!!) je me demande ce que je vais faire.

Voilà, en fait je considère l'insomnie ou déphasage du sommeil non comme un handicap, mais comme un état, c'est comme être homosexuel, homme, femme... on est déphasé ou on ne l'est pas. Déjà voyez-vous le terme "déphasé" est péjoratif et nous impose une "phase" arbitraire, en fait socialement normé... C'est pourquoi je fonde aujourd'hui le Rassemblement des mésadaptés circadiens dont l'objectif est de faire pression sur les gouvernements de notre pays afin que nous adoptions les habitudes de vie espagnol (sieste, travailler tard, commencer tard, etc.) ou du moins que nous, personnes au sommeil déphasé, ne soyons plus victimes des préjugés et des douleurs d'un horaire qui n'est pas fait pour nous !

HASTA SIEMPRE LA VICTORIA !

Commentaire par Raphael @ 13:25 | Commentaires (0)

dimanche 6 juillet

Je suis drôle mais je me soigne

Christophe André et Patrick Légeron sur les différentes stratégies d'évitements chez les phobiques sociaux:

"Enfin, dans certain cas, c'est la fuite en avant. On adopte un comportement inverse de ce que l'on ferait spontanément, par exemple se montrer anormalement familier avec des inconnus ou des supérieurs lors d'un cocktail, quitte à s'en trouver mort de honte dès le lendemain... et à éprouver alors le plus grand mal à rencontrer à nouveau les personnes auxquelles on s'est ainsi donné en spectacle. L'humour systématique sur le mode de l'autodérision, rentre aussi dans cette catégorie de comportements. Cela permet tout de même d'entrer en contact avec autrui, mais en évitant une trop grande proximité , en esquivant tout jugement critique ou du moins en brouillant considérablement les pistes pour se montrer insaisissable ou impalpable."

Christophe andré et Patrick Légeron, La peur des autres; Trac, timidité et phobie sociale,Paris: Odile Jacob, coll. "Odile Jacob Poches", 2003 (1995), p. 77

Commentaire par Raphael @ 9:28 | Commentaires (0)

mercredi 7 mai

Réflexions

Donc, comme je réfléchis trop vite pour un blog c'est temps-ci, voici en vrac quelques réflexions:

-Le silence (le vide) fait parti intégrante de l'expérience blog; nous n'avons pas toujours quelque chose à dire ou pas le temps d'en faire une mise en forme qui soit communicable.

-Parents, méfiez-vous des livres sur les droits de l'homme destinés aux enfants. J'ai eu droit aux questions suivantes:

-"Papa, c'est quoi l'avortement ?"
-"Papa, c'est quoi la prostate ?"
-Papa, c'est qui Soljenitsine ? " (question qui implique que vous expliquiez ce qu'est un goulag)

-Tous les jours en descendant Saint-Denis, me revient à l'esprit la citation d'un camarade du secondaire. Pour celle-là je dois vous remettre en contexte. Nous entrions dans New-York après six heures de bus. Nous étions une gang de gars de 15-16 ans qui allaient faire le party dans la grosse pomme sous l'oeil indolent de deux professeurs et d'un animateur... Évidemment, la première chose qui nous a frappé ce sont les New-Yorkaises (puis, en 1991, l'époque pré-Giuliani, la propreté et ensuite le fait que certaines personnes sur Time Square étaient très grande, très musclée et souvent dans ce cas, étrangement très noire). DONC, dans ce contexte, Philippe Durocher (l'inénarable Durocher) s'est exclamé en voyant passer une New-yorkaise en vélo:

-"Wow, des fois j'aimerais être un banc de bicycle..."

J'y repense tous les printemps-été en rigolant...excusez-là.

Commentaire par Raphael @ 8:20 | Commentaires (1)

samedi 19 avril

Vous avez été victime d'une expérience

La série des "sans-titre" était une expérience sur la notoriété et les blogues. Je voulais voir si vous alliez poser des questions sur les raisons pour lesquels j'ai mis des paroles de chansons et comment ça serait interprété (c'était ce qui passait au moment d'écrire). Merci d'avoir participé !

Commentaire par Raphael @ 13:44

mercredi 16 avril

Sans titre IV

Going away, away towards the sea
River deep, can you lift up and carry me
Oh roll on though the heartland
til the sun has left the sky
River, river carry me high
til the washing of the water make it all alright
Let your waters reach me like she reached me tonight


"Washing of the water"
Up
Peter Gabriel

Commentaire par Raphael @ 23:04

lundi 14 avril

Sans titre II

Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you
To a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Hallelujah
Leonard Cohen
(disons version Jeff Buckley)

Il faut toujours laisser à Dieu le soin de tester notre foi, sinon on s'expose à des trucs un peu pénible. (J'aimerais souligner au crayon gras l'ironie provoqué par le fait que ce soit un indécrottable agnostique qui écrive la chose.)

Commentaire par Raphael @ 10:33

mardi 1 avril

Batman forever

Maman vient de m'écrire pour me dire que je me trompais de bâtiment, que celui qui sera détruit est l'édifice original des Artisans construit dans les années 1950. Elle m'a aussi raconté une histoire impliquant ma tante, la mitre du Cardinal Léger, le cardinal Léger et des "tonettes" à l'inauguration du dit building. Inutile de dire que je n'ai pas exactement compris l'histoire (en fait ça allait jusqu'au "tonette").

I stand by my version ( j'espère que vous voyez la subtile allusion au rédacteur en chef du Washington Post durant le Watergate).

Commentaire par Raphael @ 22:48

Ils vont détruire les Coopérants

Pour faire place au nouveau Centre Hospitalier de l’Université de Montréal, on détruira l’édifice des Coopérants. Cet édifice a été construit au début des années 1980 pour abriter les bureaux de la compagnie d’assurance du même nom (les Coopérants…). Nous on l’appelait, en raison des deux pyramides qui le chapeautent, « les oreilles de Batman ». En fait, du trajet de notre maison de Longueuil (oui je vous révèle l’horrible vérité sur ma personne, je viens de Longueuil) jusqu’aux maisons de mes grands parents, nous avions nos petits rituels.
D’abord en traversant le pont Jacques-Cartier nous devions fixer l’enseigne Molson qui change de couleur et les dire. Mes parents devaient supporter des gamins qui gueulaient « ROUGE… BLEU…ROUGE… BLEU ». Ensuite nous remontions Papineau où il y avait le bar de danseuses L’Étincelle (qui a brulé deux fois) avec son enseigne légendaire de danseuse légèrement vêtue et nous gueulions « LA FEMME TOUT NUE ! » (généralement, pour une raison obscure, c’est mon père qui le criait en premier). Aujourd’hui, tout le pâté de maison a été rasé pour faire place à un joli parc d’où la police m’a déjà sorti (mais ça c’est une autre histoire). Puis nous passions devant l’Hôtel-Dieu et, devant la statut de Jeanne Mance qui aide un homme blessé, on criait « JEANNE MANCE QUI MET UN PATIENT DEHORS PARCE QU’IL N’A PAS SA CARTE SOLEIL ! » (En fait le gag change de génération en génération, mes parents gueulaient qu’il n’avait pas payé sa note, maintenant on peut parler du ticket modérateur). Puis nous arrivions chez les grands parents maternels (Outremont) ou paternels (Ville Mont-Royal. Mes parents ont déménagé à Longueuil pour expier). C’est en revenant que nous devions gueuler, en voyant l’édifice des Coopérants au loin : « LES OREILLES DE BATMAN ! »

Ils vont détruire les oreilles de Batman. L’édifice avait été construit au début des années 1980 par la compagnie d’assurance les Coopérants. Cette compagnie se nommait avant les Artisans coop-vie et avant la Société des Artisans canadiens français. Les Artisans était une coopérative d’assurance ayant débuté à peu près en même temps que les coopératives Desjardins. Il s’agissait d’une société offrant des assurances à un coût abordable à ses membres composés exclusivement de Canadiens français. À l’image du peuple canadien français, ses activités étaient pancanadiennes et s’étendaient même jusqu’à la Nouvelle-Angleterre. Mon grand-père, René Paré, en a été le président de 1944 à 1974 si ma mémoire est bonne.
Quand mon grand-père a pris sa retraite, nous entrions dans la dernière phase de la Révolution tranquille. Le Parti québécois allait prendre le pouvoir deux ans plus tard. Les boomers hippies délaissaient assez peu lentement le bout collectif du hippisme pour n’en garder que les libertés individuelles et l’hédonisme. Peu à peu, les grands projets économiques des années 1960 allaient tenter de se transformer pour que le Québec devienne une véritable économie moderne et que les projets issus de la collectivité deviennent de véritables entreprises capables de jouer le jeu du marché. Les Artisans sont devenus les Coopérants, la compagnie a tenté de diversifier ses activités et s’est lancée dans des projets immobiliers dont les oreilles de Batman sont devenues l’emblème. La récession du début des années 80 a frappé, la compagnie s’est cassé les dents et a dû déclarer faillite.
L’automne prochain, l’édifice sera démoli pour faire place à un centre hospitalier universitaire. Je ne vais pas vous faire le coup de la valeur patrimoniale d’un building à conserver, je voudrais simplement souligner la valeur symbolique du geste. Nous allons démolir ce qui devait être un centre financier, le signe d’un transfert et d’une révolution réussie. Je ne peux pas m’empêcher d’y voir l’échec de quelque chose. Nous vivons dans une société vieillissante qui perd peu à peu l’envie de s’impliquer dans le monde pour s’adonner à son unique obsession, la santé. Or le rattrapage de la Révolution tranquille n’est pas terminé, le Québec est toujours l’une des sociétés les plus pauvres d’Amérique du nord avec un taux de diplomation universitaire sous la moyenne. De plus, avec la crise qui secoue actuellement toutes les universités québécoises, j’ai la sensation que nous saccageons une ressource pour construire une magnifique idole un peu à l’image (en plus utile, je le concède) des statuts de l’île de Pâques. Notre société peut-elle déjà se permettre de flusher ses rêves collectifs sur l’autel de la sacro-sainte santé et de l’équilibre budgétaire ?

Commentaire par Raphael @ 11:35

jeudi 20 mars

Get a life...

Je n'écris pas parce qu'en ce moment j'ai une vie...

Commentaire par Raphael @ 21:53 | Commentaires (1)

dimanche 17 février

Rrrhhhaaa

J'haïs ça être malade.

Commentaire par Raphael @ 18:50

samedi 9 février

Toutes mes technologies m'abandonnent (Briser la glace)

Mon ordinateur portable est à l'atelier Apple (l'hôpital, c'est grave, il ne s'allume plus...)

Mon programme de scan arrête pas de planter... (j'ai une super BD, "Léon, le petit garçon qui ne voulait pas faire ses devoirs")

Meeeuuuaaahhh !!!

(Quelle genre d'entrée voulez-vous faire après l'entrée précédente ?)

Commentaire par Raphael @ 11:47

mercredi 6 février

Vous me manquez

Il y a six ans que je veux écrire ce texte.
Je ne trouve toujours pas la première phrase, mais maintenant je me sens l’obligation de le faire même si aucun mot ne sonnera assez juste pour commencer.
J’ai vécu le suicide de trois personnes dans ma vie: un où j’étais trop jeune, l’autre d’une personne très proche que j’adorais et enfin un dernier, celui d’un ami, que j’ai appris à retardement. J’ai aussi vécu les tentatives de deux proches…
J’en ai parlé amplement, simplement parce que la douleur me portait. Même si j’en avais envie, je n’ai jamais pris la parole en public sur ce sujet, parce que je sentais mes motivations trop narcissiques, parce que ça n’aurait été que le spectacle de moi qui pleure.
Nous avons inauguré dimanche la semaine de sensibilisation à la prévention du suicide. Partout on nous dit de nous impliquer, de parler, d’écouter, partout on nous explique que le suicide est spontané, issu d’une crise… Il ne l’est pas tout le temps. Moi, les suicides que j’ai connus sont issus de longues souffrances de longs silences et d’une planification quant à la décision et à la méthode. Face à ces événements, j’ai entendu : « c’est son choix, je le respecte ».
Je ne peux pas être d’accord, toutes les cellules de mon corps se révoltent face à cette affirmation. Le suicide est un geste violent et d’une brutalité sans borne pour ceux qui restent et qui ne pourront jamais surmonter leur culpabilité. Le suicide ce n’est pas Roméo et Juliette qui quittent un monde cruel pour retrouver leur amour dans l’au-delà. Le suicide est froid, flasque et pâle, sans aucune poésie parce que pour ceux qui restent, il n’y a pas d’au-delà. Pour ceux qui restent, il y à la petite impossibilité de partager chaque merveilleuses ou moins extraordinaires nouveautés : il n’a pas vu les attentats du 11 septembre, il n’a pas entendu le nouveau Peter Gabriel, il ne jouera jamais avec mes fils, j’aurais voulu lui faire entendre Songs de Regina Spektor, ce soir, j’aurais eu besoin de toi, maintenant, j’aurais eu besoin que tu te foutes de ma gueule, j’aurais eu besoin que tu me dises qu’elle est mignonne…
Le respect de ce choix n’est qu’une manière d’occulter cette horrible culpabilité. Or la vérité c’est qu’il est terriblement douloureux et contre-nature d’intégrer l’idée qu’un être humain puisse mettre fin à ses jours. À moins d’être aussi dépressive que la personne suicidaire, cette idée ne s’intègre que de manière dégoutante qu’après avoir passé deux ou trois ans ahuri et la bouche ouverte à vous demander pourquoi en serrant le vide dans vos bras… Je crois que nous n’avons jamais été conçu, que nous n’avons jamais évolué pour comprendre ça.
Une fin d’après-midi de mai en 2000, ma sœur et le beau-frère sont arrivés à l’appartement en disant « il y a quelque chose de gros à côté de chez toi, les caméras, l’ambulance… ». André Fortin venait de mourir. Le Plateau Mont-Royal était soudainement devenu un lieu dantesque, surréel, la chose était impossible. Moi, j’ai vécu la mort d’un voisin que je ne savais pas être mon voisin, j’ai vécu la frustration de n’avoir pas pu agir pour cette personne séparé de moi par quelques panneaux de gyprock et pourtant si loin, mais je n’avais pas compris. Quand la Presse a publié un des derniers poèmes de Fortin, sur son profond désarroi face à une vie qui n’allait nulle part dans un monde qui n’allait nulle part, je me souviens d’avoir eu l’impression de toucher quelque chose, de m’être identifié, d’avoir pleuré, mais je n’avais pas compris. Il a fallu qu’un an plus tard on m’arrache une partie de moi pour m’obliger à comprendre.
Si un jour l’idée de vous donner la mort revêt un sens, détournez le regard. Si vous ne comprenez pas pourquoi vous resteriez, dites-vous que vous ne le faites pas pour vous. Nous sommes irrémédiablement liés les uns aux autres. Dites-vous que vous le faites pour un voisin que vous ne connaissez pas mais qui ne demande rien d’autre que de prendre un scotch avec vous en vous écoutant chialer pour ensuite vous botter le cul, pour un vieil ami de CÉGEP que vous n’avez pas vu depuis trois ans mais qui, au nom de la fois où vous vous êtes connement écroulé de rire au milieu d’un boulevard, ferait tout pour vous. Dites-vous que vous le faites pour votre cousin qui vous adule et qui conserve encore religieusement dans son bureau l’une de vos reproductions d’une pochette de Genesis (Duke) que vous aviez négligemment faites un après-midi dont il conserve encore le souvenir. Si un jour vous avez l’impression d’avoir tout perdu parce qu’elle est partie, parce que votre carrière ou vos études (ou les deux) ne vont nulle part, parce que ce monde vous emmerdes royalement, dites vous enfin que vous le faites pour vos enfants… même si ce sont ceux que vous imaginez.

Vous me manquez… et je me fait lentement à l’idée que vous me manquerez toujours. Je vous aime.

Commentaire par Raphael @ 0:10 | Commentaires (1)

mercredi 30 janvier

Cloverfield (journal d'un hypothyroïdien)

Cloverfield est probalement le film de science fiction le plus intelligent que j'ai vu de ma vie. Pas que ce film soit très intelligent, seulement la finesse et la rigueur du (non) scénario font soudainement augmenter la moyenne. Les scénaristes, en effet, ont nettement conscience des invraisemblances scénaristiques que cause l'histoire qu'ils proposent et les assument totalement pour construire une métaphore et une anti-fable sur le monde. Honnêtement, l'utilisation de la caméra subjective (une caméra mini-dv portée par l'un des personnages) et le gigantissime sujet qu'est la destruction de Manhattan en font à la fois, à mon sens, le premier véritable film de l'âge numérique et post-11 septembre. Il s'en dégage bien involontairement, et c'est probablement là son plus grand mérite, une certaine odeur révolutionnaire.

Le premier élément qui m'a marqué est que le film est construit comme un palimpseste. Au Moyen Âge, les moines manquaient parfois de parchemins pour leurs copies, ils choississaient à ce moment des oeuvres jugées moins importantes et lavaient les parchemins utilisés comme support pour réécrire par dessus (l'idée d'importance étant relative parce que, si ma mémoire est bonne, La politique d'Aristote est passé au lavage...je me rend compte que je sais pas si "passé" dans ce cas s'accorde au féminin, c'est "le" livre, "la" politique). Les scénaristes commencent par justifier l'existence du film que nous allons voir par des titres indiquant qu'il s'agit d'un document d'archive récupéré sur les lieux du sinistre d'un incident dont le nom de code est Cloverfield. Il s'agit d'une cassette dont le contenu commence par la captation d'un matin anodin à Manhattan où l'un des protagonistes documentent ce qui est pour lui une journée extraordinaire. Ce préambule est vite remplacé par la documentation d'une soirée d'adieu pour un jeune homme partant occuper un emploi au Japon (Godzilla est souligné au crayon gras volontairement, comme le placement média (de Nokia surtout) ce qui nous rappel qu'il s'agit d'un film écrit, mis-en-scène et monté, pas d'une véritable réalité), nous finissons par comprendre que deux couches de films se superposent, celui sur la journée de rêve de Beth et Richard et celui de la soirée cauchemardesque de l'invasion puis de la destruction de Manhattan. Des éléments du premier film font parfois irruption dans le second de manière parfaitement incongrue (mais scénaristiquement assumé comme indication de la marque d'une écriture cinématographique). Enfin le film se termine sur le générique de la version blockbuster de ce que nous venons de voir: "Paramount picture présente Cloverfield".
C'est à mon sens, et c'est ce que beaucoup de spectateurs n'ont pas compris trop habitué qu'ils sont à la construction linéaire des blockbusters habituels, ce qui permet de construire le sens de Cloverfield. C'est en fait la manière de placer des gens parfaitement ordinaires dans une situation extraordinaire face à laquelle ils sont forcés de changer la position qu'ils ont face à des éléments de leur vie. C'est un peu ce que Spielberg faisait dans La rencontre du 3e type d'abord, mais plus tard dans E.T.. Les scénaristes poussent cet élément un peu plus loin, là où les personnes ordinaires devenaient le centre de l'histoire, les protagonistes de Cloverfield restent en marge de l'action extraordinaire qui se déroule. En ce sens, plutôt qu'un drame (les bons contre les méchants) Cloverfield est plutôt une tragédie (nous devons assumer notre destin).
Cette nouvelle forme de tragédie est issue de la position historique précise que nous occupons: d'une part nous sommes confrontés à des événements apocalyptiques qui nous dépassent (le 11 septembre) et le mode de fonctionnement de nos sociétés démocratiques nous frustre du mode de confrontation que nous avons historiquement construit (l'avènement d'un héro qui règle nos problèmes) et que nous avons récemment réinterprété (la possibilité de nous transformer en héro, c'est un peu l'idée derrière American Idol ). D'autre part, la production d'appareils qui nous permettent tous de produire quotidiennement du discours public et de le diffuser, nous fait croire en notre capacité de devenir des héros médiatiques (en ce sens, le mode narratif de Cloverfield est socialement parfaitement justifié malgré ce que certains critiques ont pu dire). Cette contradiction est au fond la forme exacerbée de l'opposition individu/structure produite par la modernité. La réponse de Cloverfield à cette opposition est brutale: nous restons marginaux et nous ne disposerons jamais que de notre tribu. Vivons (et mourrons) en structurant notre vie en fonction de cette idée.

Commentaire par Raphael @ 11:55

samedi 26 janvier

À mes ex...

Hier soirée retrouvaille: amis du CÉGEP... la question qui en émane est avance-t-on parfois à regarder vers l'arrière ?

Aux ex-étudiants, c'était cool de vous voir les enfants, je suis content de voir que vous allez "pas trop pire"...

Là Samuel, il va falloir que tu expliques pourquoi j'écris ça, parce que moi je n'en ai aucune idée.

Commentaire par Raphael @ 15:34

lundi 21 janvier

Massacre à l'humeur

Il fait moins cinq milliards dehors, j'haïs ça. Comme je suis d'humeur massacrante en partant, je me propose de faire la liste des choses anodines qui m'énervent (en fait, que j'haïs).

1) Les gens qui semblent irrésistiblement tentés de bloquer les endroits stratégiques des espaces publics: l'entrée des escaliers roulants, les portes en général, les corridors, les sortis de métro;

2) les gens qui attendent cinq minutes en file dans un café (et qui sont devant vous) et qui attendent aussi d'être au comptoir pour choisir ce qu'elles veulent... pire celles qui s'informent sur la totalité du menu ("votre sandwich à la dinde c'est de la vrai dinde ?"-"oui"-"votre thé Earl Grey il est comment ?"-"Chaud"-" bio ?"-"non"-"avez-vous du thé bio ?"-"oui", etc.);

3) quand vous apprenez systématiquement le vocabulaire précis pour faire un commande et que le/la préposé(e) vous demande de redéfinir les termes en vous (re)montrant les éléments commandés ("un grand café velouté pour emporter s'il-vous-plaît"-"dans un goblet ?"-"oui"-"grand comme ça ?"-"oui"-"velouté, celui-là ?"-"oui");

4) la mode des tuques avec une palette comme une casquette (j'ai trouvé une tuque post-emo chez Ardenne, il paraît que j'ai l'air d'un ado attardé);

5) pour une raison obscure dans un contexte d'humeur massacrante, toutes les discussions sur la rénovation d'intérieur.

Commentaire par Raphael @ 18:35

vendredi 18 janvier

Nombril

Pour une raison obscure j'ai l'impression de me résumer à mon nombril ces jours-ci... alors si vous avez vraiment envie que je vous parle des types de mousse qu'on y trouve, laissez un message au bas de l'entrée.

Commentaire par Raphael @ 23:39

samedi 5 janvier

Résolutions

600 DPI... (roulement de tambour pour un gag de geek)

1) Arrêter de fumer (je suis à une ou deux cloppes par jours... j'ai décidé de ne pas souffrir) malgré le rire sarcastique de certaines personnes;
2) Apprendre la guitare (pour idéalement devenir un genre de "guitar hero"... j'ai un fantasme particulier à réaliser qui implique une jupe, je laisse le reste à votre imagination qui est, je le sais, sans limite);
3) Me monter un "six pack" (entendu comme parti de mon anatomie, non comme beuverie, donc je dois perdre du poid et faire de l'exercice)
4) Faire de la BD;
5) Apprendre l'allemand pour vrai;
6) Jouer plus souvent avec mes enfants;
7) Être plus prêt plus à l'avance pour mes cours;
8) Avoir une meilleure grammaire;
9) Moins niaiser (avec certaines personnes particulières et en général dans la vie);
10) Trouver dix résolutions pour 2009.


Bonne année !

Commentaire par Raphael @ 12:45

samedi 22 décembre

Double plus mal

Le Père-Noël est une figure totalitaire:

"Oh! You better watch out,
You better not cry,
You better not pout,
I'm telling you why:

Santa Claus is coming to town!

He's making a list,
He's checking it twice,
He's gonna find out
who's naughty or nice.

Santa Claus is coming to town!

He sees you when you're sleeping,
He knows when you're awake.
He knows when you've been bad or good,
So be good for goodness sake! "


Le Père-Noël c'est l'oeil de Dieu qui regarde Caïn, le Panopticon de Bentham, c'est Big brother. Attention...le Père Noël vous regarde, Santa is watching you.

Commentaire par Raphael @ 21:00 | Commentaires (2)

mercredi 12 décembre

The glory of Facebook

Aujourd'hui a été une journée wow.

-Deux copains à moi ont obtenu leur premier contrat d'enseignement à l'Université de Sherbrooke.

-Un type que j'aime bien a eu une très bonne nouvelle (c'est volontairement vague...mais c'est vraiment une BONNE nouvelle...honnêtement ça relève même un poil du miracle).

-Le projet de mémoire d'une amie (que je me surprend parfois à appeler la femme de ma vie) a été accepté après deux demandes de révision (et accessoirement cette amie nous a gratifié de sa présence).

-Mon cours ne sera pas annulé.

Or ce soir sur Facebook, j'ai vu le statut d'un copain qui travaille pour l'ONU dans un pays qui ne peut être nommé sans mettre en danger la sécurité de notre agent sur le terrain (disons simplement que certains moines s'y sont révoltés récemment) : "X is morning his dead colleagues. 3 this week." Disons que ça remet les choses en perspective...

Commentaire par Raphael @ 2:36

vendredi 7 décembre

Downside of ecstasy

Après on s'ennuie...tout court et de.

(Vous ne trouvez pas que c'est un super titre d'album pop ?)

Commentaire par Raphael @ 15:53

lundi 3 décembre

Nouvelles de moi

Je défend mon examen de synthèse le Mercredi 5 décembre à 10h00... malheureusement ce n'est pas public, donc je n'ai pas le droit de vous dire c'est où sans mettre en péril notre agent sur le terrain.

Commentaire par Raphael @ 19:38 | Commentaires (2)

mercredi 28 novembre

Pour Amélie qui a eu 25 ans en l'an 2000

Thirty-three years go by
And you loosen the momentum of teenage nightmares
Your breasts hang like a woman's
And you don't jump at shadows anymore
Instead you may simply pause to admire
Those that move with the grace of trees
Dancing past streetlights
And you walk through your house without turning on lamps
Sure of the angle from door to table
From table to staircase
Sure of the number of steps
Seven to the landing
Two to turn right
Then seven more
Sure you will stroll serenely on the moving walkway of memory
Across your bedroom
And collapse with a sigh onto your bed
Shoes falling
Thunk thunk
Onto the floor

Parameters
Ani DiFranco

(Si vous faites le calcul, je suis un an trop tôt...je trouvais que ça traduisais un état d'esprit qui n'est pas à un an près...pour les amateurs de DiFranco, oui j'ai aussi flushé le bout de l'invasion de domicile et de la tentative de viol... le message à retenir c'est "lock your backdoor you idiot")

Commentaire par Raphael @ 8:34

lundi 26 novembre

Parce qu'il n'y a pas que l'examen doctoral dans la vie...

Hier j'ai appris qu'il fallait couvrir une lasagne pour la faire cuire et qu'il fallait aussi graisser/fariner les rebords d'un moule à tarte pour que la croute ne colle pas. Bientôt mon manuel "Traité de cuisine comparée" sera en vente dans toutes les bonnes épiceries.

Commentaire par Raphael @ 9:36

dimanche 25 novembre

Muff

Je suis en post-partum...
Plein de nuages...
Froid...
Appartement est une m.
Y'a une autre chose aussi...

Je sais que ça vous fait une belle jambe, mais je me disais que pour la postérité (ou PhD Comics), les états d'âme d'un doctorant en "phase" d'examen de synthèse ça pourrait être intéressant...

Commentaire par Raphael @ 12:02

samedi 24 novembre

C'est dur

"Nooooonnnnnn... t'es pas vieux" Citations de QUATRE (4) jeunes femmes en délire (moins de 30 ans).

C'est bizarre, les hommes me disent tous "T'arrêtes de jouer aux jeunes oui" (deux).

Vous voulez que je pense quoi moi ?

Commentaire par Raphael @ 1:08

vendredi 23 novembre

Nouvelle expérience...

Alcool et adrénaline=choses étranges (prendre pour les Islanders pour faire chier la foule, embêter un inconnu, chialer ouvertement sur la gens féminine devant meilleur ami de la dites gens...)

Commentaire par Raphael @ 7:26

lundi 19 novembre

Closing the book...

Me, Mom & Morgentaler samedi soir au Club Soda... le dernier show était ce soir. C'est une autre des mes frustrations d'adolescence qui s'estompe (et je suis crissement trop vieux pour le Body surfin' et je suis à mettre au point une théologie du concert). J'ai eu dix huit ans dans ma tête jusqu'à quatre heure du matin.

Memom.jpg

Paradoxalement c'est une réflexion politique qui m'est venue en marchant en revenant du spectacle. J'avais 16 ans quand les Me, Mom ont commencé à jouer sur des petites scènes montréalaises. En plein Québec post-référendaire, avec Jean leloup et plus tard les Colocs, ça faisait du bien.

En plus, je ne sais pas si c'est lié à l'école secondaire que je fréquentais, mais il me semble que ce groupe représente le type d'atmosphère qui règnait... Des chansons dans un français tout croche, mais on s'en foutait, ce sont encore de morceaux géniaux. "Héloïse, je t'en supplise... " c'est encore génial. Français, anglais, espagnol (ok juste une) c'était génial... seulement génial.

"Hit it Capitaine Québec"...

Je ne sais pas comment dire, mais avec les images de la révolution culturelle chinoise transformées en icone carnavalesque pendant leurs shows, leur approche hautement naïve et ludique, c'était la manière la plus forte d'énoncer un discours sinon très kitch: "Let's understand each other, dance and have fun"... très loin du psychodrame identitaire qu'on nous fait vivre depuis cinquante ans.

Ce Montréal me manque... la grogne, la peur et la quasi-haine actuelle m'emmerde...

You're closing the book guys... but we will remember the lines you wrote along those years forever. Thanks...

"I still love you Eve"...

Commentaire par Raphael @ 3:23

dimanche 11 novembre

Nouvelle de moi

J'arrête de fumer le 2 janvier.

Motivation ? Disons que la chaire est faible.

Commentaire par Raphael @ 16:12

lundi 5 novembre

Étoile performance...

J'ai monté un meuble IKÉA sans plan, avec un canif suisse, un marteau et mes mains... Il ne me restait qu'un clou à la fin.


Bon, je voudrais juste spécifier que si je contribue moins à mon Blog (que je considère comme une entité sentiente autonome, donc j'y contribue) c'est que je prépare l'examen doctorale, cette fois-ci c'est donc volontaire. L'exécution aura lieu le 21 novembre et la torture, la défense, le 5 décembre. Je me demande si je ne vais pas mettre le suit orange des condamnés pour faire un gag...faudrait seulement le trouver. (En plus je me suis lancé dans un strip de BD un peu ambitieux pour mes maigres talents, ça implique de dessiner des Grecs et des Perses qui se battent.)

Commentaire par Raphael @ 10:54

jeudi 1 novembre

Comment dissiper sa culpabilité

J'ai écrit.

Commentaire par Raphael @ 21:00 | Commentaires (1)

vendredi 19 octobre

L'indignité

Je viens d'entendre Michel onfray a Contact (le super show de Stéphan Bureau, qui fait un Robert-Guy Scully de lui-même)... Je pense qu'Onfray a tort sur plein de point (l'usage du mot pathologie, l'athéisme comme position, les enfants, etc... remarque: je ne suis pas "pas d'accord", je ne "crois" pas qu'il a tort, je PENSE qu'il a tort, merci de vérifier les nuances dans vos dictionnaires...). Mais il est finalement "pas con"...


MichelOnfrayGlow.jpg

J'ai été touché quand il a déclaré être un indécrotable romantique (l'adjectif est de moi) alors que la raison voudrait que nous soyons tous tragiques. Je me suis comme identifié (élément de vocabulaire philosophique vulgarisé: être tragique c'est prendre la position fataliste, les dieux sont contre nous, être romantique, c'est être dramatique, dire qu'il y a un méchant que l'on doit combattre...).


Mais il y a une chose avec laquelle je suis totalement en désaccord: à ma mort, je serai totalement indigne. Onfray a déclaré que confronté à sa mort (il a fait un ACV vers 39 ans), il voulait rester digne, ne pas faillir, mourir en philosophe. Moi, je vais gémir, pleurer, appeler ma mère, mon père, gueuler que je ne veux pas... et pleine d'autre chose que la décence m'empêche dénoncer. Je ne veux pas mourir, c'est un événement qui va à l'encontre de tout ce que je suis: une machine à survivre. Ce n'est pas sous le prétexte que c'est "naturel" qu'il faut l'accepter (vivre dans des grottes aussi c'est naturel).

Fuck la thermodynamique !
Fuck l'enthropie !
Je ne veux pas mourir.

Si d'aventure ça devait m'arriver, je serai la pire moumoune que l'univers n'ait jamais porté.

Peut-être devrais-je arrêter de fumer ?

Commentaire par Raphael @ 15:06

dimanche 30 septembre

Proverbe écossais

"Thermodynamique à marde"

Commentaire par Raphael @ 14:44

vendredi 28 septembre

Demain c'est ma fête, demain, demain...

"oh then it's alright

when with every day another bit falls away

oh but it's still alright, alright, alright

and like words together we can make some sense
"

More than this
Peter Gabriel

33 ans demain... ça commence à faire peur.

Commentaire par Raphael @ 21:18

mercredi 19 septembre

Vomir dans mes oreilles...

Sur son dernier album, Bruno Pelletier a fait un reprise du Roxanne de The Police ... Cette chose s'est même brièvement taillé une place au top 30 Rythme FM... Honnêtement, c'est le truc le plus révoltant que j'ai entendu depuis la reprise de Tu m'aimes-tu de Desjardins par le dodu de Star Académie... Il devrait y avoir une loi, un règlement qui demande de faire la preuve qu'on a compris le sens d'une chanson avant d'avoir le droit de la reprendre (ou pourquoi pas de ME demander l'autorisation pour certains artistes) . Il doit quand même rester quelque chose de sacré sur cette planète... non ?

Commentaire par Raphael @ 9:23 | Commentaires (1)

vendredi 14 septembre

L'ahurissante transculturalité du iPod

WhoPod.jpg

(Je l'ai piqué dans la banque d'image du groupe "I want a Tardis" sur Facebook, mais je l'ai retouché)

Commentaire par Raphael @ 22:26

mardi 11 septembre

Slam Macadam

JE VOTE ARSENAULT !!! (en cliquant dans la barre à droite de l'écran... vous pouvez écouter les performances si vous le voulez, mais ce serait faire preuve de déloyauté à mon égard... faites moi confiance, Arsenault est le meilleurs... en plus c'est un ami... vous ne voudriez pas faire de la peine à un de mes amis, hum ?)

teas_macadam10ans.gif

Commentaire par Raphael @ 16:45

mardi 4 septembre

Petit rappel

L'ÉTÉ SE TERMINE LE 21 SEPTEMBRE... Merci

P5010020.JPG

Commentaire par Raphael @ 1:44

vendredi 31 août

Facebook c'est le mal mais "resistance is futile...YOU WILL BE ANIHILATED."

Je cherche quelqu'un (en fait je cherche encore, mais je ne suis pas désespéré au point de lancer un appel à tous... enfin pas encore.)
Une amie m'a alors fait remarquer qu'à peu prêt tout le monde est sur Facebook de nos jours.

welcome_3.gif

Pour chercher quelqu'un sur Facebook, il faut avoir un profil sur Facebook... donc j'ai un profil Facebook... (c'est beau, j'ai assez usé de répétition ? Je peux arrêter ?).
Facebook a mangé ma soirée d'hier et mon matin (mais ne t'en fais pas Services Canada, je suis disponible à l'emploi). Je n'ai pas trouvé la personne que je cherchais. J'ai la facheuse tendance de chercher des gens qui aiment les gilets et les tuques en laine naturelle et qui partent se ressourcer à élever des chèvres (ou cultiver des fines herbes) en relisant l'intégral de Proust (le Contre Sainte Beuve aussi, pas seulement la Recherche).

Par contre, du jour au lendemain, une bonne partie de mes contacts Hotmail peuvent me parler, je peux voir un catalogue de leurs amis... ils peuvent voir le mien, on peut se catégoriser (oui, bon, les catégories sont encore très américaines, mais j'imagine qu'ils y travaillent). En bref, je suis fasciné de voir à quel point les rapports sociaux ne sont pas simplement facilité par la technologie (Messenger rapproche les familles), mais ils s'institutionnalisent avec le web... Il y a moins de flou, moins de rumeurs. Vous voulez savoir quelque chose sur quelqu'un ? Demandez au dieu Google, il vous répondra (enfin presque, si c'est un(e) de mes acien(ne)s amis qui est occupé à lire Le temps retrouvé, oubliez ça)

Quand j'étais adolescent, il fallait éplucher les journaux pour avoir les dates de concerts, écouter la radio et la télé... Entendre les amis dire "il paraît qu'un tel vient, tel film je l'ai vu"... Là on sait tout... Regina Spektor ne vient pas à Montréal, mais elle sera à Toronto et Boston au mois d'octobre... une triste nouvelle qui m'est aujourd'hui disponible par Facebook, mais que je n'aurais su il y a 15 ans (et il y a quinze j'aurais été obligé de parler au très désagréable discaire de la Place Longueuil pour savoir qui était Regina Spektor, il ne l'aurait pas su, et je ne l'aurais pas connu). Quand quelqu'un n'est pas dans le répertoire de vos amis, c'est qu'il y a quelque chose entre vous (ok, pour deux personnes j'ai été juste trop gêné de faire "add to friend". Qu'est ce que vous voulez dire à votre flamme du primaire en plus ? )... avant on pouvait laisser planer un élégant flou artistique.

L'accès à l'information est fort utile, mais il me semble que la quête de cette information avait le charme du dévoilement. Il y avait quelque chose d'initiatique à prendre une information au vol et d'avoir le courage d'aller la confirmer, d'aller voir . Il me semble qu'il y avait un peu la possibilité d'embellir, de créer des mythes et des légendes... de brasser la réalité pour lui donner un nouveau sens... une nouvelle dimension, appeler ça mensonge si ça vous chante. Bref, je me sens comme un Inuit à qui on apprend à écrire... c'est cool et c'est super-pratique, mais ça change ma manière de penser, ma manière de forger le monde.

Oui je fais un peu dans la nostalgie, heureusement que j'ai des amis qui élèvent des chèvres ! Ils paraît qu'elles font six pieds de haut en plus (je sais pas, c'est l'ami d'une amie qui me l'a dit... on est pas trop certain si elle élève des chèvres ou si elle enseigne au Cégep).

Commentaire par Raphael @ 23:55

mercredi 29 août

La rentrée

Ce matin, je me suis battu pendant cinq bonnes minutes avec mon réveil pour l'éteindre. Snooze, rien, ça continue, Alarm off, rien, ça continue...

cadran.jpg

Je me suis finalement rendu compte que c'était mon cellulaire, en fonction réveil, qui sonnait...

Bonne rentrée à tous.


P1100002.JPG
Qui fait un trip The Police ???

Commentaire par Raphael @ 11:03

lundi 18 juin

Aimes-tu la vie ?

Depuis quelque temps, je n'arrête pas de lire des commentaires de journalistes qui trouvent que l'art actuel manque de profondeur.

boulen.jpg


Pour eux, Boule Noire devait être de ces artistes fort peu profond. Or, la proofondeur est dans l'oeil de celui qui regarde... et je ne sais pas pourquoi, mais le décès de Georges Thurston me touche authentiquement.

Aimes-tu la vie ? est une des chansons les plus trippantes à gueuler...

Aimes-tu la vie ? est une chanson sur les après-midi de tempête de neige, où on se les gêle, mais quand on s'arrête deux minutes... on a le souffle coupé.

Aimes-tu a vie ? est un petit texte, simple, qui fait le travail d'un poême zen sur de la musique soul...


Juste pour cette chanson (et le bonheur de t'imiter), merci Georges, tu vas nous manquer.

"J'aime le matin quand près de moi elle se réveille
J'aime bien la nuit dans le nid du paradis
Dis-moi qu'est-ce que tu penses, qu'est-ce que tu préfères
Qu'est-ce qu'il te faut pour monter monter monter plus haut

Aimes-tu la vie comme moi
Vois-tu la vie comme ça
Aimes-tu la vie comme moi
Vois-tu la vie comme ça
Dis-le moi"

Aimes-tu la vie
Georges Thurston

Commentaire par Raphael @ 21:57

lundi 4 juin

In your face HelL !!!

75% GeekMingle2 - Free Online Dating

Ce qui m'a coulé c'est que je n'ai jamais résolu de problème d'ordinateur sous la douche.

Commentaire par Raphael @ 0:28 | Commentaires (2)

mercredi 30 mai

L'été en ville

"(...) Summer in the city, I'm so lonely lonely lonely
So I went to a protest just to rub up against strangers
And I did feel like coming but I also felt like crying
It doesn't seem so worth it right now
(...)
Oh summer in the city means cleavage cleavage cleavage
And don't get me wrong, dear, in general I'm doing quite fine
It's just when it's summer in the city, and you're so long gone from the city
I start to miss you, baby, sometimes "

And I so start to miss you, babe, sometimes...

"Summer in the City"
Begin to Hope, 2006
Regina Spektor

Commentaire par Raphael @ 21:14

vendredi 25 mai

L'ahurissante technique sexuelle du iPod

Damn, il y avait déjà le fauteuil vibrant, là le iGasm... je vous laisse imaginer ce que c'est ! Pourquoi as-t-il fallu que je me fasse sauter le mien !

igasm.jpg

Commentaire par Raphael @ 13:28 | Commentaires (2)

mardi 22 mai

Betonox attaqué

Betonox a une bronchite, again... Mais cette fois-ci je prend du Bioxan, pas Zithromax... La pharmacienne m'a demandé c'était pour "quelle genre d'infection" mes antibiotiques... je me suis retenu à deux mains pour ne pas répondre quelque chose de gênant.

Commentaire par Raphael @ 22:18 | Commentaires (3)

lundi 14 mai

Travailler pour un syndicat...

Ok, ok, ok... j'ai un contrat super intéressant, mais je suis un peu dérouté par la culture d'entreprise du syndicat pour lequel je travail.

12h15: Je viens juste de trouver le Rapport annuel EN FRANÇAIS, je voulais juste jeter un coup d'oeil: "C'est la pause dîner là, tu dois prendre au moins une heure !"...

15h30: "Écoute, il y aura plus personne dans la place à 16h00, tu peux fermer..."

Je suis arrivé à 9h00 le matin parce que je ne peux pas rentrer plus tôt, l'école n'ouvre qu'à 8h00...

Commentaire par Raphael @ 16:00 | Commentaires (1)

dimanche 13 mai

Du silence et du mur cognitif...

J'ai décidé de faire un soliloque.

"Mais, Raphaël, n'est ce pas ce que tu fais sur ce blogue depuis deux ans ?"

Peut-être, mais là j'ai décidé de le faire pour des personnes en particulier. J'ai des amis, ok, ok, ok, amies, dont je ne peux pas remettre en question l'affection (vous voulez vraiment des détails ???), mais qui ne sont pas là. NON, ne craignez rien, je ne vais pas vous entretenir de ma vie personnelle. Simplement pour dire que face à l'absence (la nôtre ou celle de l'autre) on a tendance à faire deux choses 1) se dire qu'on devrait être plus là et culpabiliser 2) de cette culpabilité on cultive l'absence, donc on a tendance à construire un mur cognitif, le même mur qui nous empêche d'aborder des étrangers dans la rue. Je vais donc écrire une fois par semaine... voir ce que ça donne. LES AMIS, BRISEZ AVEC MOI LE MUR COGNITIF QUI NOUS ENFERME TOUS !!! (C'est moi ou je développe une psychose christique ?).

Commentaire par Raphael @ 11:16

samedi 12 mai

AUX ARMES ALLERGIQUES ! Joignez les armées de Betonox...

Betonox, c'est mon nom de super vilain, Betonoxites, le nom de mes "mignons" (mes disciples, sbires, Storm Troopers, etc.). Première étape de mon plan pour bétoner le monde: demander un prêt Desjardins pour me construire un base secrète et lancer une OPA contre les plus grandes compagnies de béton du monde. N'ayant pas eu de réponse du Lichen Masqué, la place de Numéro deux est encore ouverte.

Commentaire par Raphael @ 14:55 | Commentaires (2)

vendredi 11 mai

Planète béton

Entendons-nous tout de suite, je suis un environnementaliste (voire même un peu grano selon certains (taines): j'ai tendance à faire mon pain et mon propre tahini... mais je me rase les jambes !) sauf au printemps. Je fais parti des 15% de la population québécoise qui souffrent d'allergies saisonnières (en fait je crois que notre lutte ressemble à celle des gays et lesbiennes, puisqu'au départ je suis certain que nous sommes plus que 15%). Donc, au printemps, mon nez coule, les yeux me piquent et mon cerveau fonctionne au ralenti. Pendant un moment j'ai cru que des agents d'Al Qaeda avaient branché un tuyau à la fenêtre de ma chambre et me prenaient comme cobaye pour tester toute sorte de substance toxique, quand j'ai réalisé que j'étais le seul dans l'appartement à souffrir, j'ai dû me rendre à l'évidence que ce n'était que simplement les allergies.
J'ai donc conçu ce projet: tout raser et mettre du béton (en fait je dit "de la belle aspha'te" en imitant Jean Lapointe imitant Maurice Duplessis). On rase donc tout, arbres, plantes, toutes vies sur cette foutue planète pour ME permettre de respirer et on met du béton. J'imagine qu'il faudrait créer un moyen de conserver l'atmosphère, purifier l'air etc... plein de détails comme ça, MAIS FOUTEZ MOI CE POLLEN DANS LES CONFINS DU SYSTÈME SOLAIRE PAR PITIÉ ! J'imagine que j'ai un super vilain en moi...je vais devoir me trouver un numéro 2.

Commentaire par Raphael @ 10:17 | Commentaires (4)

mardi 8 mai

Moi aussi je trouve que ça fait longtemps...

Moi aussi je trouve que ça fait longtemps que je n'ai pas écrit. Mais si vous n'avez jamais vu un doctorant-chargé-de-cours-père-de-famille en fin de session et entre deux jobs (oui j'ai trouvé un contrat pour l'été... un gros merci public à la jolie et brillante Isabelle Renaud ! Mais continuez à penser à moi !) vous n'avez qu'à prendre Le cri d'Edward Munch et de rajouter du vert pour donner une impression de nausée. Patientez, patientez, j'ai une nouvelle aventure de Tragic Rox... (même si l'un de mes étudiants m'a dit que j'étais un piètre dessinateur, tu ne perd rien pour attendre SV !). en plus, j'ai eu une idée pour YouTube pour cet été...

Commentaire par Raphael @ 9:09

mercredi 2 mai

How did it get in my head ?

On s'est aimé comme on se quitte

Tout simplement sans penser à demain

À demain qui vient toujours un peu trop vite

Et aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien


Joe Dassin (Dasein ?)

Commentaire par Raphael @ 20:51

dimanche 29 avril

Découvertes

1-Les boissons énergisantes sont un anti-dépresseur (mais il ne faut pas le boire d'un coup, juste les têter tout l'après-midi).

2-Les sites de sondage en ligne qui vous promette de gagner votre vie dans votre salon avec un martini sont une fraude.

redbull26buzz.JPG

Commentaire par Raphael @ 23:36

samedi 28 avril

Merci tout plein !

L'un des plus grands traumatismes de mes études en lettres fut de découvrir pourquoi Rutebeuf avait écrit sa Complainte (Que sont mes amis devenus, que j'avais de si près tenu et tant aimé, etc.). Ayant pris le mauvais parti dans la querelle des Mendiants et des Séculiers, Rutebeuf se retrouva sans emploi ni argents. Sa Complainte est en fait un apel à l'aide à ses mécènes.

C'est un peu dans cet esprit que j'ai envoyé un courriel "Recherche d'emploi" cette semaine. si la tendance se maintient, je ne donnerai pas de cours à l'UQAM cet automne, je dois donc me trouver un boulot. L'idée dans ce genre de démarche est de d'abord faire jouer son "réseau", mais je me suis rendu compte que j'avais plus qu'un réseau mais tout plein de gens qui ont de l'afffection pour moi (allons ! brayons un bon coup en gang !). Donc: MERCI TOUT PLEIN !

Et pour ceux qui n'ont pas reçu mon courriel, sachez qu'un jeune politologue dynamique, chaleureux et propre de sa personne cherche un emploi, dans le domaine de l'enseignement si possible.

Commentaire par Raphael @ 11:42

dimanche 15 avril

JE L'AI TABARNAK ! II

Bon, je suis tombé par hasard aujourd,hui sur Zombies, un recueuil de nouvelles de Bret Easton Ellis... le seul ouvrage d'Ellis que je n'avais pas lu encore, je commençais à me demander si je n'allais pas le lire en anglais.

Ellis est mon auteur préféré du moment. Si vous le connaissez, c'est généralement que vous avez lu American psycho, le roman censuré par son éditeur puis publier chez Vintage, le roman qui a fait scandale en proposant comme métaphore du Golden boy de Wall Steet. Mais, pour comprendre où il veut en venir, il faut commencer par le commencement: Less then Zero, puis Les Lois de l'attraction, ENSUITE American Psycho, puis Glamorama (son moins bon) et, finalement Lunar Park, son dernier, un très grand roman.

Zombies (The Informers en anglais) ce sont des nouvelles écrites entre Less then Zero et Glamorama. Bonne lecture !

Commentaire par Raphael @ 16:01 | Commentaires (1)

dimanche 8 avril

Joyeuse résurrection !

Newman%2C%20VirHeroicusSublimis.jpg

Vir Heroicus Sublimis
Barnett Newman

Commentaire par Raphael @ 11:43

vendredi 6 avril

Vatican III

Suggestion pour changer le nom du Vendredi Saint: Dead Jesus Day. C'est simple, direct et en anglais, donc plus marketing. J'imagine qu'on pourrait vendre des Mini Sweet Jesus.

Commentaire par Raphael @ 17:56

mercredi 4 avril

LOL !

Ok, ok, cette pub est sexiste et je suis membre de la secte Playstation, mais elle est absolument hilarante !!!

Commentaire par Raphael @ 17:59

lundi 26 mars

Le superstitieux en moi n'aime pas ça...

J'ai plusieurs personnalités:le père, le macho (lui il ne faut pas le nourrir sinon on ne peut pas l'arrêter), le prof... La liste n'est pas exhaustive, mais je crois qu'il y a aussi le superstitieux, celui qui est rassuré par les films inspiré de la mythologie judéo-chrétienne (Dogma étant mon préféré, Constantine la meilleure représentation du diable, sans oublier les classiques de Zeffirelli, Saint-François et le chemin du soleil ou le sagaesque Jésus de Nazareth... ni, non plus, The Last Temptation de Scorcese... enfin il y en a beaucoup).

Bon bref, il y a 4 ans, lors des dernières élections québécoises, il y avait des orages super violents sur Montréal. J'avais envoyé comme courriel à mes amis la citation évangélique suivante (faut pas croire que si vous devenez mon ami, je vais vous envoyer des citations de l'Évangile à tout bout de champ):


"Il était environ la sixième heure, et il se fit des ténèbres sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure. Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu."

Luc 23:44-45

Cette année je viens d'allumer que le 26 mars c'est l'Annonciation: le jour où l'archange Gabriel descendit annoncer à Marie qu'elle était enceinte du messie (et que le père avait peur de s'engager... non gag). Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais je suis certain de ne pas trouver ça rassurant.

Commentaire par Raphael @ 13:14

dimanche 25 mars

Dis quand reviendras-tu ? (Pour celle qui ne lis pas mon blog...)

Je tangue, je chavire, et comme la rengaine, Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne, Ton image me hante, je te parle tout bas, Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,

Dis, quand reviendras-tu ?

Dis quand reviendras-tu
Barbara

Commentaire par Raphael @ 12:03

samedi 10 mars

Question

OK, qui a créé un accès internet Wifi privé à côté de la Bibliothèque nationale du Québec et l'a nommé "Cunilingus" ?

Commentaire par Raphael @ 20:27

vendredi 2 mars

Le printemps arrive...

Ok, j'abdique, c'est la blogueuse de mes rêves... (l'éternité, Jeff Buckley, Beaudelaire (dans une subtile allusion à Walter Benjamin)...). Je craque.

Commentaire par Raphael @ 9:17 | Commentaires (1)

dimanche 18 février

La preuve irréfutable que Dieu existe et qu'il fait son gros possible

billet.jpg


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Notre Père qui êtes aux cieux
Que ton nom soit sanctifié
Que ton règne vienne

Qu'est ce que vous voulez que je vous dise...
Je saute partout depuis hier...

La question est: est ce que j'essaie d'acheter des meilleurs billets pour la supplémentaire du 26 ou non ?

Commentaire par Raphael @ 12:41 | Commentaires (2)

lundi 12 février

Discussion de café

Moi- Raaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! THE POLICE SE RÉUNIE ET FAIT UNE TOURNÉE MONDIALE !!!!!!

La jeune femme (26 ans)- Ouais, y'a Rage against the machine aussi qui se réunie pour lutter contre Bush

Moi- Attend, je te parle du retour de Jésus, les quatre cavaliers de l'Apocalypse... le total orgasme du rendez-vous manqué de mon adolescence et toi tu me parles de Rage against de machine ???

La jeune femme- Vieille croute.

Moi- Sale jeune.

Commentaire par Raphael @ 15:56 | Commentaires (1)

vendredi 2 février

Là où Crevier s'humilie... encore...

IMG_0824-1

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Ha !!!

Commentaire par Raphael @ 16:56 | Commentaires (0)

dimanche 14 janvier

Ecto gammat !

Ceci est un essaie d'entrée avec l'éditeur Ecto (et les amateurs avisés auront compris la fine allusion au Cinquième élément de Luc Besson !).

Commentaire par Raphael @ 20:00 | Commentaires (1) | TrackBack

jeudi 21 décembre

On my mind

I never love nobody fully
Always one foot on the ground
And by protecting my heart truly
I got lost
In the sounds
I hear in my mind all these voices
I hear in my mind all these words
I hear in my mind all this music
And it breaks my heart
It breaks my heart

Fidelity
Regina Spektor

Commentaire par Raphael @ 2:38 | Commentaires (0)

jeudi 30 novembre

Une autre affaire qui fait mal...

"(...) laissez donc l,élite intellectuelle conduire les choses et vous aurez droit à l'utopie. Et vous savez ce que ça nous a coûté. La science [sociale], en dépit des bénéfices sociaux qu'elle apporte, n'est nullement une vertu sociale. Les hommes qui se réclament d'elles sont trop souvent des égocentriques dépourvus du moindre sens de la responsabilité sociale."

Étoile, garde-à-vous
(Starship Troopers)
Robert Heinlein

st.jpg

Commentaire par Raphael @ 8:41

mardi 28 novembre

Le courrier du gros orteil

J'ai reçu ça comme courriel:

bonsoir, je ne sais si réellment j'envois cet email à la personne souhaiter, si ce n'est pas le cas, je demande mes plus sincère exuse. comme j'imagine bien, vous vous demandiez comment aurai-je pu avoir cet adresse et par qu'elle alternance, et bien figurez vous quand cherchant le moyen possible de "VOUS" contacter, je suis, heureusment, tombée sur 1 site de forum . . . bon, passons au necessaire, comme le nom l'indique, je voudrai bien discuter avec RAPHAEL, oui, le chanteur, voila, je suis marocaine, je suis une jeune marocaine de 16ans, j'habite au maroc, tout le monde me connais par les paroles quelqonque que j'écris ( et avouent tous que j'ai 1 don pour écrir) en surfan comme d'habitude sur le net, je suis tombée sur le fameux chanteur que j'aperçoit tant à la T.V, en écoutant ses paroles, je me suis concentrée sur les paroles que tout simplement, j'ai trouvé M A G N I F I Q U E. Ce que je dis est parfaitement sincère, tout de suite, je me rapel d'ancienne paroles que j'avais écrite au paravent, les paroles m'inpirent à dessiner (oui, je dessine, du nimporte quoi, pour me vider de nimporte quelle façon, faut dire que je suis amoureuse du papier . . .) Depuis, je n'arrete pas d'entendre l'album de CARAVANE en boucle, je trouve ses paroles tellement beaux. j'en écris des paroles, et quand je commence à écrire, je ne m'arrete plus, c'est comme une suite d'idée ou comme on me souflait des textes et textes, ou que j'apprenait par coeur. RAPHAEL, un nom dont j'ai tant d'admiration pour la personne qui le porte j'ai entendu, (ici au maroc ou en france) que quand parle de raphael, on parle tout de suite d'une mauvaise voix, des paroles bêtes, non, je crois pas cela, les paroles sont tout simplement superbe, je ne sais si je suis la seule fan ici de raph, mais tout ce que je pourrais lui dire si c'est vraiment lui qui lis ce message, en tout cas, tout ce que je kui espère, c'est une belle réussite dans sa vie, et peut importe de ce q'on pourrait dire sur toi, au moin y'a des gens qui te soutienne dans 1 monde quelque part . . . en gros, j'aime votre façons d'écrir et votre sens de vision sur le monde P.S: j'avais oublier de vous envoyer 1 petit JOYEUX ANNIVERSAIRE pour le 7 NOVEMBRE alors par l'occasion, je le souhaite maintenant je souhaite que ce destinataire de message puisse me repondre, pour qu'au moin, je sache à qui je l'ai envoyé, et pour en avoir le coeur net si je me suis trompé de personne, je demande à m'exuser du dérangement merci d'avoir pus lire cette lettre en entier, peut importe qui vous êtes, je vous souhaite de passer de l'agréable moment dans votre vie et je vous remercie du geste que vous feriez de me répondre ( en espérant) merci beaucoup"


Je hais tous les autres Raphaël de la terre, ils sont généralement plus beaux, plus grands, plus blonds et plus Français... Mais celui-là je songe vraiment à le poursuivre pour vol d'identité... C'EST MON FUCKING PRÉNOM !!!

Commentaire par Raphael @ 22:07 | Commentaires (1)

vendredi 24 novembre

Il avait jugé que ce pays mourait par manque d'arbre...

Philippe Noiret est mort... c'était ma première imitation (hormis moi imitant Jean-Guy Moreau imitant Jean drapeau)... C'était aussi Alexandre le bienheureux... mon plus grand fantasme.

noir.jpg
Salut l'ami
(dire avec un voie très basse en parlant un peu du nez)

Commentaire par Raphael @ 9:06 | Commentaires (0)

mercredi 22 novembre

J'ai rien à dire...

J'ai rien à dire... Juste une grande vacuité intellectuelle, un grand vide blanc qui omnuble, obubile, non... enveloppe mon écran mental... Mon discours est un long moment aphone... Bref moi aussi je peux ne rien écrire sur rien... J'ai fini mes corrections.

Commentaire par Raphael @ 8:57 | Commentaires (0)

vendredi 17 novembre

Le syndrôme Un trou dans les nuages

Dans l'entrée de hier je n'ai pas mis Jean "Deadwolf" Leclerc, qui a pourtant le même âge que Richard Martineau (45 ans, ça ne nous rajeuni pas les enfants)... c'est que je partage un peu ce qui n'est même pas un avis, plutôt un état par rapport à la nouvelle génération de chanteur/teuse... rien ne me touche ou plutôt, tout, tôt ou tard, est affecté du syndrôme Un trou dans les nuages, hormis Dumas (encore là il faut doser).

Un trou dans les nuages est un album de Michel Rivard paru en 1987... un hit, tout le monde l'avait, tout le monde l'écoutait. La cassette de Rivard a remplacé dans mon walk-man Dream of the blue turtle de Sting et je l'écoutais même la nuit en m'endormant dans mon lit. Écoute ici, écoute là, écoute, écoute, écoute, écoute...Quand je revois la pochette de cette album j'ai comme un élan proustien me rappelant quand je préparais des aventures pour la joyeuse bande de dungeon. En fait vous prenez du papier quadrillé, un cahier Canada, une poche de dés bien pleine et l'entièreté des règles de bases de Dugeon and dragon (nous étions trop paresseux pour passer à Advanced, nous avons essayé MERP un jour et c'était trop compliqué, le seul truc qu'on a réussi a jouer c'est Warhammer... parce que tout le monde pouvait jouer slayer quelque chose...) et vous avez l'essentiel de mes 13 ans... avec Un trou dans les nuages. Un jour j'ai littéralement eu mal au coeur. Je n'arrivais plus a écouter l'album sans être enragé... J'ai vu la pochette traîner à un party du jour de l'an et j'ai dû la serrer...

Bref, c'est pas que tout ce qui se fait maintenant est poche, il y a même de bons trucs... mais je me tanne autant que je me suis tanné de l'album de Rivard... un peu rapidemment... Tsé nous les vieux.

Mais je dois quand même dire que le destin à fait la vie dure aux Cow-boy fringuants. Pour une raison que j'ignore, alors que la bar étudiant de l'UQAM, le Grimmoire, était fermé pour l'été, on avait laissé allumé en permanence le lecteur CD et jouer l'album Break syndical... pendant que moi je descendais diner pour me délasser d'écrire mon mémoire de maitrise. Bref, pendant l'été 2004, tous les câlisses de jour que le bon Dieu amenait, je devais me taper un bout de Break syndical si je descendais à la cafétéria... encore aujourd'hui j'ai de la misère...

Commentaire par Raphael @ 16:40 | Commentaires (0)

jeudi 16 novembre

The mononc menace

Lise Payette
Robert Charlebois
Maintenant Richard Martineau...

Damn, la guerre des générations vient de commencer et je ne suis pas équipé...vite, vite, vite mes coffrets de Passe-Partout, des Invincibles et de Dumas... aux armes génération Y, il faut bouter l'enemi dans des foyers...

Commentaire par Raphael @ 23:08 | Commentaires (0)

vendredi 3 novembre

The dummest of all worlds

Ça y est, j'ai trouvé MA doctrine ontologique. Depuis quelques temps (depuis toujours), j'ai l'impression que de tout ce que je peux écrire, ce que j'écris effectivement est d'une pitoyable stupidité. Pendant une discussion à bâton rompu avec mon fidèle Barsalou (dont j'attend avidement a fin de la maitrise pour partir en bizness), j'ai compris que de tous les mondes quantiques possibles, je vivais dans le plus stupide... Bass (qui a fais ses études de philo au USA, ceci expliquant donc cela) s'est écrié "Ouais, on pourrais alors reprendre l'énoncé de Leibniz, The dummest of all worlds !!!"

Commentaire par Raphael @ 9:13 | Commentaires (1)

lundi 23 octobre

Spectacular Spektor Live

Dimanche 8 octobre, pour digérer la dinde, les petites patates en purée et les atokas (sans compter les hectolitres de vin), nous sommes allé voir Regina Spektor en spectacle au National (dans le Far-est, au centre du Village sur la rue Sainte-Catherine). Bon je vous le concède, il ne s'agissait pas d'un acte spontané, les billets m'ayant été offert par mon amour de Marie pour mon 32e anniversaire.

regspek.jpg


On pourrait en dire bien des choses, Franfreluche sur l'acide, une star-académicienne en puissance qui a plutôt décidé de produire ses propres disques, de chanter du punk sur des airs de folk... Alors qu'on lui lançait des demandes spéciales, un spectateur s'est écrié "Whatever you play is amazing !!!". Il a été salué par une pluie d'applaudissement (un tonnerre, un bombardement ?) qui résumait la pensée de tous.

Bref, je n'ai pas très envie de vous faire la critique d'un show qui ne repassera jamais par Montréal (du moins pas dans sa forme actuelle...), je n'ai même pas envie d'en parler (trop tard me direz-vous)... J'aimerais simplement vous livrez une constatation et une réponse (à une question que vous ne vous êtes probablement jamais posé, bande d'inculte).

Au spectacle, Marie Anne et moi avons fait une découverte... Nous avions l'étrange impression d'être au bon endroit. En effet, c'était comme si le public avait fouillé dans notre garde-robe pour s'habiller ce soir là. Beaucoup de gars étaient habillé sur le mode t-shirt/veston/jeans et le 4/5 portait des espadrilles style Converse pas bleues, pas rouges, mais noires ! Les femmes étaient habillées avec des collants et un top noirs, puis des jupes de couleur. J'ai pas encore trouvé de nom à ce mouvement culturel...car je croyais que nous étions seul au monde dans la quête de l'habillement sérieux-funky (les Sunks ? les Fieux ? Seriunk ?)

La réponse... L'une des grandes questions qui émane du Spektorfandom est : pourquoi chante-t-elle l'une de ses deux ou trois plus belle chanson (avec Somedays et Us), Samson, plus rapidement lorsqu'elle est en spectacle ?

Traitez moi de cinglé, mais quand je vais voir le show d'un artiste que j'aime vraiment j'angoisse sur son choix de chanson. Chantera-t-il/elle celles que j'aime ? Si le spectacle ne porte que sur le nouvel album de cet artiste, j'ai alors l'impression de m'être fait embarquer dans une longue pub. Par contre, si l'artiste choisi de puiser dans tous son répertoire et qu'il/elle choisi exclusivement des chansons qu'il ou elle aime et que moi j'aime moins, alors j'ai l'impression de ne pas avoir compris. En ce sens, l'expérience la plus orgasmique que j'ai vécu (en terme musical on s'entend) c'est le Encore tour de Peter Gabriel en 2003. Le spectacle était conçu comme un immense rappel de la tourné Up de l'année précédente. La mise en scène se voulait donc comme un long rappel ou Gabriel jouait ses grands et moins grands succès (sauf Family Snapshot).

Donc, pourquoi Regina Spektor chante-t-elle Samson plus rapidement ? Avant le spectacle, je craignais beaucoup que ce ne soit parce qu'elle en avait assez. Mais elle a commencé Samson, l'avant dernière du dernier rappel, sans introduction, brusquement, sans prévenir. On a tout suite pu faire la différence entre les vrais fans et ceux qui les accompagnaient et qui s'en foutaient. Alors que certains on continué à parler, on a entendu des "chut", shut up" et "vos yeules" et le silence s'est fait assez rapidement...

J'ai pour ma part eu l'impression qu'elle était assez gêné de la chanter parce que nous avons vécu quelques minutes d'intense intimité, comme si Samson avait vraiment existé et que Mademoiselle Spektor se sentait vraiment coupable de lui avoir coupé les cheveux...

Whatever you play is amazing...

Commentaire par Raphael @ 14:03 | Commentaires (0)

vendredi 29 septembre

Aujourd'hui

J'ai 32 ans aujourd'hui. Dorénavant, j'exige que l'on me surnomme le vieux.

vieux.jpg

Depuis que j'ai 18 ans, l'âge de la vieillesse ou de la maturité ne cesse de m'échapper: 25 ans, puis 30 ans... récemment j'ai entendu à la radio "la jeune femme de 48 ans"... THE BUCK STOPS HERE, comme disent les blôque. Je suis vieux MAINTENANT, il faut bien commencer à un moment donné. Plus encore je demande le DROIT d'être vieux, d'avoir mal au genou droit, aux dents, au dos, au ventre, d'être fatigué à 10h00 du soir pendant un party, de ne plus vouloir prendre de brosse à en être malade, de m'étouffer si jamais un jour hypothétiquement je devais fumer (mais sans inhaler) un joint...

Mais 50 ans pour être membre de la Fédération de l'âge d'or du Québec, ça me semble un peu jeune...

Commentaire par Raphael @ 17:19 | Commentaires (0)

jeudi 28 septembre

Demain...


melo03.jpg


Demain c'est ma fête, demain c'est ma fête, demain, demain...

Commentaire par Raphael @ 23:01 | Commentaires (0)

mardi 26 septembre

Premier lieu commun des blogs...

"Je devrais bloguer plus souvent..."

en fait je ne sais pas... il me semble qu'il y a des semaines où il vaut mieux se taire.

Commentaire par Raphael @ 22:57 | Commentaires (0)

mercredi 6 septembre

Ouch

J'ai trouvé un sens à ma vie...

iChair2.jpg

Commentaire par Raphael @ 8:45 | Commentaires (0)

lundi 4 septembre

Life sucks

Steve Irwin est mort.

Il m'avait donné l'impression qu'on pouvait raisonner la nature: "pour attraper un crocodile, appuyz ici."

Ma citation favorite (en essayant graphiquement de reproduire l'accent australien) : "This snaeke is very dangerous... be vary careful not to piss it of... like this." Dit-il en le faisant tournoyer au-dessus de sa tête...

G'bye mate

P.S. : Qqun d'autre a des problèmes avec camino, du genre les fenêtres de saisie de données qui change de place ?


SI.jpg

Commentaire par Raphael @ 18:36 | Commentaires (0)

jeudi 31 août

Ça, monsieur, c'est du service...

Hier, je me suis commandé un disque sur le site CD Baby (croyez le ou non, c'est le seul endroit où Songs de Regina Spektor est encore disponible, oubliez les disquaires de Montréal, usagé et neuf, oubliez iTune Music store, oubliez Amazon... juste sur CD Baby). Après l'impersonnelle confirmation d'usage, j'ai reçu ceci:

babyhead_250_white.gif


"Your CD has been gently taken from our CD Baby shelves with sterilized contamination-free gloves and placed onto a satin pillow.

A team of 50 employees inspected your CD and polished it to make sure it was in the best possible condition before mailing.

Our packing specialist from Japan lit a candle and a hush fell over the crowd as he put your CD into the finest gold-lined box that money can buy.

We all had a wonderful celebration afterwards and the whole party marched down the street to the post office where the entire town of Portland waved 'Bon Voyage!' to your package, on its way to you, in our private CD Baby jet on this day, Wednesday, August 30th.

I hope you had a wonderful time shopping at CD Baby. We sure did. Your picture is on our wall as 'Customer of the Year'. We're all exhausted but can't wait for you to come back to CDBABY.COM!!


Thank you once again,

Derek Sivers, president, CD Baby"

Ça ne me dérangerait même pas qu'il y ait une fraude de 500$ sur ma carte de crédit.

Commentaire par Raphael @ 8:34 | Commentaires (0)

mercredi 30 août

Keep on bloggin' in a free world...

Beaucoup d'entre vous, oh public en délire, m'ont subtilement passé la remarque "hey y'a pu rien sur ton blog...". Les enfants, c'est l'été pour tout le monde et l'été d'un universitaire est fait d'angoisses, de remises en question, de petites tragédies et d'hyper-acidité gastrique (bon, je suis quand même allé en camping dans le Connecticut avec la petite famille...). Mais, lundi je recommence à blogger régulièrement, je vais même essayer de produire à une plus grande régularité (je sais public en délire, je t'ai fait beaucoup de promesses...mais cette fois-ci ce n'est pas pour toi, c'est pour moi).

Avant de terminer j'aimerais m'excuser auprès d'une lectrice dont le commentaire s'est malencontreusement retrouvé "flushé" lors d'une mise à jour de Movable Type... si elle veut bien le reposter, il me fera plaisir de le remettre.

Il ne changera toutefois pas mon opinion sur Pierre Flynn... j'aime pas. J'aurais même l'audace de rajouter deux noms: Lulu Hughes et Marjo. Quant à Pierre Lapointe... j'arrive à écouter, voir fredonner "Deux par deux rassembler" et a trouver ça agréable. Je continu à trouver le premier album parfaitement imbuvable. Toutefois , je me demande, depuis qu'il a ouvert son show Bleu avec La Dame en bleu de Michel Louvain, si je ne suis pas le seul au Québec à comprendre ce que fait VRAIMENT Pierre Lapointe. Nouveau défi, nouvelle découverte, Pierre Lapointe qui chante Petit papa Noël de Tino Rossi ça marche.

Je vous laisse sur ce grand poème contemporain de Phil Collins:

"Well I remember, I remember dont worry
How could I ever forget, its the first time, the last time we ever met
But I know the reason why you keep your silence up, no you dont fool me
The hurt doesnt show; but the pain still grows
Its no stranger to you or me"


In The Air Tonight
Phil Collins, 1981

Commentaire par Raphael @ 14:31 | Commentaires (1)

samedi 19 août

Ah, souvenir, souvenir !

President Josiah "Jed" Bartlet: Can I tell you what's messed up about James Bond?

Charlie Young: Nothing.

President Josiah "Jed" Bartlet: Shaken, not stirred, will get you cold water with a dash of gin and dry vermouth. The reason you stir it with a special spoon is so not to chip the ice. James is ordering a weak martini and being snooty about it.

"The West Wing"
Stirred (2002)

Commentaire par Raphael @ 10:41 | Commentaires (1)

jeudi 6 juillet

Une victoire d'eunuque...

Les Bleus ont gagnés... ouais, mais ils n'auraient pas dû. L'équipe nationale de France a gagné d'une manière assez débandante et si j'étais un partisan français je ne fêterais pas trop fort. Le point français résulte d'un penalty accordé à Zidane. UN PENALTY !!!

zidane_2.jpg


Qu'il soit valide ou non, il me semble qu'on ne joue pas une victoire pour la finale de la coupe du monde sur un penalty... "C'est le règlement", bla, bla, bla, "ça fait parti du jeu", bla, bla, bla... NON, gagner un accès à la finale de la coupe du monde sur un penalty ça manque absolument de couilles... Personnelement, si j'avais été Zidane, j'aurais sciement manqué mon coup (moi j'aurais pu devenir champion de soccer, facile ! Ah, j'ai comme toute une foule de hooligans dans la gorge... ). Ça c'est un geste courageux, ça c'est un geste d'homme, un geste qui a des couilles.
D'autant plus que les Bleus faisaient face à une équipe de vrais hommes couillus... les Portugais. Je ne sais pas si vous avez déjà vu Luis Figo (qui joue aussi pour le Real Madrid avec Zidane et Beckham) traverser un terrain à la course... ce n'est pas de la poésie, c'est du Rock'n Roll. Évidemment, comme le Rock'n Roll ce n'est pas toujours efficace (rappelons que Kurt Cobain, Jim Morrison, etc. avaient la mauvaise habitude de parfois finir à l'avance leur concert inconscient dans la grosse caisse), mais au moins ça n'a rien a voir avec le jeu besogneux, beige, bureaucrate et effeminé des Français. Bref, un jeu efficace, mais un jeu inhumain, un jeu mondialisé, un jeu économique... un jeu platte.

Le Portugal finira par vaincre, en attendant, FORZA ITALIA ! Voilà...

Commentaire par Raphael @ 12:08 | Commentaires (0)

mardi 20 juin

Fuck you

La dernière équipe canadienne qui a gagné la coupe Stanley, ce sont les Canadiens de Montréal en 1993. MAIS QUE FONT LES AUTORITÉS !!! Monsieur Harper, un sujet aussi grave me semble demander une commission royale d'enquête, MAINTENANT !

Commentaire par Raphael @ 11:12 | Commentaires (0)

lundi 12 juin

Assumer sa geekité...

Alors, un petit codicille sur e nombre de la bête:

1) La théorie sur DCLXVI est de Robert Graves, auteur de I, Claudius (mieux connu pour sa version télévisé tourné par la BBC en 1976). Il l'expose dans son essaie sur le symbolisme païen The White Godess (La déesse blanche).

2) La version grecque du Nouveau testament du codex d'alexandrina se lit comme suit:


Ὧδε ἡ σοφία ἐστίν· ὁ ἔχων νοῦν ψηφισάτω τὸν ἀριθμὸν τοῦ θηρίου, ἀριθμὸς γὰρ ἀνθρώπου ἐστίν· καὶ ὁ ἀριθμὸς αὐτοῦ ἑξακόσιοι ἑξήκοντα ἕξ.


Donc le 666 est Hexakoisoi Hexèkonta Hex.

Il semble donc que ce soit le nombre qui soit important moins que le signe...

Commentaire par Raphael @ 9:21 | Commentaires (0)

vendredi 9 juin

Un peu de culture pour vous bande d'incultes...

Mardi dernier était le 06-06-06, le sixième jour du sixième mois de la sixième année (du deuxième millénaire, mais ça c'est un point de détail...). Évidemment beaucoup de gens y ont revu le "nombre de la bête" signalé dans l'Apocalypse de St-Jean au chapitre 13 verset 18.

dclxvi.jpg


Évidemment, on se paie une franche rigolade en revisitant les articles de journaux portant sur les activités prévus en cette journée de festivité du diable: lancement d'un remake de The Omen, journée de prière, lancement d'un livre sur l'athéisme libéral aux États-Unis, etc...

Les groupes heavy-metal ont fait beaucoup de route avec le nombre de la bête et beaucoup essaient de déchiffrer la mystérieuse citation de St-Jean avec des démarches numérologiques délirantes (à ce sujet vous pouvez le fabuleux articles sur le nombre de la bête sur wikipédia).

Mais ça suffit les conneries... l'Antéchrist n'est pas descendu sur terre en pitchant des lasers mardi dernier. Que s'est-il passé ? Pourquoi ? Simple... personne ne se donne la peine de faire une analyse historique de l'Apocalypse. Quand le livre a-t-il été écrit ? Par qui ?

Il existe deux thèses quant à l'auteur du dernier livres du Nouveau Testament. D'abord, St-Jean évêque d'Éphèse à la fin du Ier siècle. D'autre part, St-Jean l'Apôtre. L'introduction à l'Apocalypse de la Traduction Oeucuménique acrédite la seconde thèse en vertu de l'unicité de style entre l'Évangile de Jean et l'Apocalypse.

Il existe aussi deux thèses quant à la date de rédaction. La première veut que le texte ait été écrit avant la chute de Jérusalem (70) et l'autre juste après la détention de St-Jean à Patmos, soit en 95. Encore une fois, la Traduction Oeucuménique propose la seconde hypothèse. Étant donné l'aspect rédemptioniste du texte, l'hypothèse ne me semble pas complètement délirante.

Donc, le texte est probablement écrit par St-Jean en 95, soit sous le règne de Domitien. Dans son livre Le Royaume des mécréants, Anthony Burgess propose une thèse qui ne me semble pas conne.

D'abord, il faut bien se rendre à l'évidence, St-Jean n'a pas pu écrire 666 en 95. En effet "666" est en chiffres arabes. Or, paradoxalement, cette manière de noter des valeurs a été mise sur pied au Ve siècle après Jesus-Christ en Inde, adopté par les Arabes vers le Xe siècle et introduit en Europe par l'Andalousie au XVe siècle. Donc, quelle que soit la manière dont on retourne la chose, St-Jean n'a pas pu écrire 666 en 95.

L'Apocalypse a été composé en grec ancien. St-Jean à donc pu avoir utilisé la numérotation grec, soit χξϛ ou χξϝ. Déjà c'est moins sexy. Mais Burgess propose la notation en chiffre romain: DCLXVI... Là ont y perd notre latin... et pourtant.

Si l'Apocalypse a été écrite en 95, nous avons dit que c'était sous le règne de l'empereur romain Domitien, Domitianus Caesar, DC... ah ben merde. L'empereur Domitien, dont le règne se terminera par son assassinat le 18 septembre 96, continuera la bonne vieille tradition romaine de persécution des Chrétiens. Burgess propose donc l'interprétation suivante: DCLXVI est en fait l'acronyme de la phrase Domitianus Caesar Legat Xtis Violenter Interfecit, l'Empereur Domitien fait violence aux légats du Christ.

En passant, Xtus équivaut aussi à Ichtus qui veut dire en grec poisson. Le signal des réunions secrètes des Églises paléo-chrétienne était le poisson.

Commentaire par Raphael @ 13:48 | Commentaires (0)

lundi 29 mai

Ça dégénère...

Raphneon.jpg

J'ai commencé à lire Glamorama...

Commentaire par Raphael @ 8:38 | Commentaires (0)

mercredi 17 mai

Coming out

Lorsque j’étais en secondaire I, l’équipe du journal du Collège (Le Témoin, le journal de ceux qui ont vu…) avait décidé de faire un sondage pour savoir quel était le groupe de musique le plus populaire auprès des élèves (on ne devient étudiant qu’à partir de 16 ans, le moment où on va à l’école par choix et non parce que la loi vous y oblige). U2 venait de sortir The Joshua Tree, et tout les gars l’adoraient, la pression sociale était donc très forte en leur faveur…

Dans l’immense salle d’étude, les surveillants ont distribué le questionnaire (qui se résumait à faire un Top 5). J’avais l’impression que des centaines d’yeux me regardaient inscrire mes choix. Moi j’aimais Renaud, en fait je crois qu’aimer était un terme trop faible. Vous dire à quel point j’aimais Renaud relève de l’impossibilité philosophique.

Il y avait donc le questionnaire, mon amour pour Renaud et moi. Je me souviens j’étais dans la premier rang, avant dernière rangée (bureau no 1G)… c’étais la première fois que je changeais d’école, j’avais fait mes sept ans de primaire à la même école (je compte la maternelle).

J’ai pris mon crayon et j’ai écrit « U2 » en haut de la liste… je voulais être dans la gang… même si le sondage était totalement anonyme. J’ai à peine eu le courage de mettre Renaud en troisième place (j’ai mis Sting en deuxième, The Dream of the Blue Turtle est le premier album que j’ai acheté, sa place était au deuxième rang… derrière Renaud).

Si je m’amende aujourd’hui de cette petite traîtrise, c’est parce que je veux faire un coming out : je déteste ce que fait Pierre Lapointe. J’ai essayé, avec beaucoup d’ouverture, d’écouter…rien à faire. Pour moi Pierre Lapointe est un Michel Louvain pour snob. Tout est dans la voie. Honnêtement, prenez quelques secondes pour vous imaginer la chose, Pierre Lapointe qui chante la Dame en bleu… Ça marche ! (Si un jour vous croisez mon auguste personne, demandez moi une imitation, vous en serez illico convaincu…). Pire encore, son dernier titre, on jurerait entendre la chanson titre d’Hutchi la petite abeille ou de Demetan.

Pis tant qu’à faire… je n’aime pas Pierre Flynn. Ses textes me semblent relever d’un lyrisme que j’avais à quatorze ans : « Dort, Mira dort… » Mirador… je l’ai compris merci…

Qu’est ce que j’aime ?

Regina Spektor

Commentaire par Raphael @ 15:37 | Commentaires (2)

samedi 13 mai

La preuve par A+B que je lis trop de Bret Easton Ellis

Raphrose.jpg

Commentaire par Raphael @ 13:26 | Commentaires (0)

jeudi 4 mai

Ce que j'ai appris de mon année de scolarité au doctorat

"Le boeuf broute là où il est attaché."

Un sage africain

Commentaire par Raphael @ 19:30 | Commentaires (0)

mercredi 3 mai

Huricanes 2 Canadiens 1

Shit

Commentaire par Raphael @ 13:56 | Commentaires (0)

mardi 25 avril

C files

canadiensbelieve.jpg
Comme c'est mon oeuvre, il serait gentil de mettre un lien vers mon blog si vous repiquez l'image.

Commentaire par Raphael @ 22:32 | Commentaires (0)

vendredi 21 avril

Fucking mort

Nous sommes jeunes.

Nous nous croyons éternel.

Nous ne réalisons même pas à quel point nous nous croyons éternel, jusqu'à ce la maladie, en gueulant à qui veut bien l'entendre qu'elle navigue vers la mort, vous nargue en dévorant quelqu'un que vous avez aimé... que vous aimez encore

La perspective change brutalement...

Parce que vous avez oublié pendant quinze ans de dire que vous existiez encore, qu'au moment où vous vous alliez le faire l'ironie vous explose au visage... l'urgence surgit soudain.

L'urgence d'embrasser ceux que vous aimez,
L'urgence d'arrêter d'agir comme dans un fim yougoslave des années 50,
L'urgence de révéler ce que vous cachez parce que pour une raison obscure, en parler est trop douloureux,
L'urgence, dans ce monde où nous sommes précipités, de vivre...

Commentaire par Raphael @ 0:15 | Commentaires (0)

samedi 1 avril

Posuerunt me custodem

Nous étions six autour de la table... Six anciens du Collège de Montréal. Nous sommes membres d'une secte, les Anciens du Collège. Nous avons un signe secret... nous nous reconnaissons (entre Bourdieusiens aussi, nous avons un signe secret... mais ça c'est une autre histoire). Il n'y a qu'un seul Collège, le reste des écoles privés de Montréal ont un nom: Notre-Dame, Brébeuf, Eulalie, etc. Nous, nous disons le Collège...et toute personne qui dit le Collège vient nécessairement du Collège de Montréal.
Nous étions six anciens du Collège autour de la table, heureux de se retrouver. Depuis que nous avons pris l'initiative à l'automne de nous revoir, la bande se reforme tranquillement: la première fois il y a eut Martin (Ski-Doo !) , L-P (Casper !), J-F (ski de fond) et moi (Raph ?). Puis, nous avons retrouvé Patrick... en fait, il a finalement pris les messages sur son compte de la CSDM... Cette fois ci c'est Stéphane qui s'est joint à nous, il en avait mal dormis la veille. Il ne nous manque que Jonh et Nick...
Nous étions six pris dans un dilemne: aller où ne pas aller au conventum le 18 mai (nous avons terminé il y a 15 ans). En fait, en théorie des choix rationnels, nous étions pris dans le dilemne du prisonniers: je n'irai pas si l'autre n'y va. Nous avons donc tous juré d'y aller.
Donc, avis aux finissants du Collège de 1991 (et professeurs de l'époque), nous y serons tous les six le 18 mai... de nerds que nous étions nous sommes maintenant de jeunes trentenaires chills... enfin moi (meuh non je rigole).
Pour ma part, j'aimerais bien revoir Paquette, Francul et Chuck... pourquoi pas Poirier, Durocher... oui Delaney aussi ! PD, Zi, Tittley (MButch !), Roberge ("Malgré que... a gouch !"), la gang de théâtre, de génie en herbe (j'ai dit nerds, non !), Norm, Pablo, Schanzenbach (il est constable maintenant), Gerry, Éloi, Goldfinger (le nom que Enners avait donné à Dutil à cause de ses grosses bagues en or...), Greg (je me demande ce qu'est devenue Amélie ?), Coutaud (il avait une soeur chouette...)... bon j'arrête parce que je vais encore verser une larme et que je n'arrête pas de pleurer sur ce blog...

Cette fois si je le jure, je ne gagerai sur la mort de personne...

Commentaire par Raphael @ 15:30 | Commentaires (0)

mercredi 8 mars

Get Me Away from Here I'm Dying...

Ce qu'il y a de bien avec internet c'est que, en se forçant un poil, on peut pousser un réflexe proustien au bout. Je vois une chose qui m'en rappele une autre de mon enfance... mon souvenir est flou ? Pas grave, avec un minimum de détails Google vous retrouve la chose, vous êtes soudainement hyper renseigné sur Aglaé et Sidonie (mais je cherche encore un épisode comlet des Onyx...). Par exemple, ça fait quelques temps que je me demande à quoi j'associe exactement Everything Will Be Alright de The Killers,. Aucun de mes congénères n'arrivent à se rappeler exactement de quelle chanson des année 1980 ce groupe reprend l'intro. C'est Why Can't I Fall in Love d'Ivan Neville. En fait c'est la chanson de la trame sonore de Pump Up the Volume qui joue très exactement quand Samantha Mathis enlève son chandail (un grand moment de mon adolescence). Quand on écoute comme il faut, ça n'a pas beaucoup de parenté musicale... mais bon.

SM.jpg


Parfois, il n'y a par contre pas assez de détails. En fumant une cigarette dans un bar, j'ai entendu vendredi dernier la chose la plus déprimante qui soit, mais la plus jolie. J'ai demandé, peut-être un peu trop tard, ce qui jouait, on m'a répondu "Belle and Sebastian"... tout ce dont je me souviens c'est que la voie était relativement aïgue, mais celle d'un homme, qu'il n'y avait que guitare accoustique et clavier (à peine) et qu'a un moment donné ça disait "(...) and I think, and i think, and I think(...)" et qu'il n'y avait pas de refrain... ça s'inscrit assez mal dans un moteur de recherche... Ça fait donc une semaine que je télécharge tout Belle and Sebastian pour trouver cette chanson... je vais tellement acheter l'album une fois que je saurai c'est lequel.

Commentaire par Raphael @ 21:09 | Commentaires (0)

mardi 28 février

Voyage en ipodie...

J'ai recompris récement une chanson de Peter Gabriel... en fait, je me suis rendu compte que je l'écoute maintenant comme un homme de 31 ans, pas comme un gamin de 18 ans...

"So I watch you wash your hair
Underwater, unaware
And the plane flies through the air
Did you think you didn’t have to choose it
That I alone could win or lose it
In all the places we were hiding love
What was it we were thinking of? "

Peter Gabriel, "Secret World", US, 1992

Commentaire par Raphael @ 17:40 | Commentaires (0)

jeudi 16 février

Les clochards et moi

Je vis quotidiennement dans le quartier latin montréalais depuis approximativement dix ans. J'y ai travaillé, puis j'y ai étudié. À la fin des années 90, je travaillais chez Copie plus dans le Palais du commerce, édifice aujourd'hui ayant aujourd'hui fait place à la Grande Bibliothèque du Québec. Je travaillais le dimanche et le matin en ouvrant, le gardien (Luc, avec qui j'étudiais en lettre) et moi nous révellions les Punks à grands coups de pieds... avant de leur offrir un café. Pour une raison étrange, la population Punk nous aimais bien. Nous n'étions pas des vedettes du quartier, mais on ne s'est jamais fait emmerder. Luc avait découvert que leur parler comme si ils étaient des personnages d'Orange mécanique avait le même effet que de flatter un chat derrière les oreilles. On appelait donc les gars Droogs et les filles Matriochka. Nous n'avions pas toujours de succès...
Par contre, j'ai toujours eu beaucoup plus de misère avec les clochards, plus vieux, alcooliques, un cadre cognitif plus loin de moi. J'ai même eu une phase aggressive que je regrette. Un jour, l'un d'entre eux avait entrepris de me faire la conversation:
-"Bonjour ça va ?"
-"Je ne vois pas en quoi ça vous regarde..."
-"J'ai envie de savoir."
-"Je ne vois pas pourquoi, nous n'avons pas élevé les cochons ensemble..."
Je crois que je vais longtemps me rappeler du regard qui a suivi cette remarque... l'une des douleurs les plus intenses que j'ai vu de ma vie.

co.jpg

Je me suis rattrapé aujourd'hui. J'ai simplement offert une cigarette à un bonhomme qui avaient l'air d'en avoir besoin. Je le fais souvent, en fait j'offre parfois mon paquet (j'ai recommencé en passant...). Mais aujourd'hui nous nous sommes parlé le clochard universel et moi... et nous avons rigolé. Il a essayé de me taper quelques cents mais je n'ai toujours que du plastique sur moi. Nous nous sommes laissés en bons termes, le franciscain en moi était content, le timide aussi.
Mais ce soir je suis au chaud à la Grande bibliothèque, tantôt je rentrerai chez moi continuer de lire La maison des Atréides. Lui sera quelque part dans Montréal à essayer d'avoir chaud... honnêtement je me demande où les Punks vont maintenant dormir le dimanche matin, si quelqu'un les réveille à grands coups de pieds... avant de leur offrir un café.
Lorsqu'elle vendait le projet de GraEn fait, il est même difficile d'entrer et de se réchauffer en regardant un beau livre sur lequel on relaxe un peu, puis on s'endort, les gardiens vous réveillent alors avec vigueur. En face de la bibliothèque, on construit actuellement un nouvel édifice qui abritera la Faculté de science politique et de droit de l'UQAM, la station d'autobus qui y est actuellement restera-t'elle encore ouverte pendant les grands et petits froids ?

Commentaire par Raphael @ 22:12 | Commentaires (0)

mercredi 15 février

Tentative d'art hypertexte (comme production de sens)

"Walked out this morning, don’t believe what I saw
Hundred billion bottles washed up on the shore
Seems I’m not alone at being alone
Hundred billion castaways, looking for a home"

The Police, "Message in a Bottle", Regatta De Blanc, 1979

Commentaire par Raphael @ 22:18 | Commentaires (0)

jeudi 2 février

Témoignage

Cette semaine j'ai:

1) donné trois cours

2) asisté à un séminaire

3) à une assemblée générale

4) pris une brosse

5) préparé les bagages d'un gamin pour une classe neige...

6) participé à un groupe d'achat communautaire (volonté de puissance où es-tu quand on a besoin de toi !!!)

Je suis crevé... et il y a encore vendredi...

Commentaire par Raphael @ 22:24 | Commentaires (0)

mercredi 4 janvier

Réflexion d'un correcteur

Les Trudeauistes sont psychotiques (au sens freudien).

Commentaire par Raphael @ 2:24 | Commentaires (0)

mardi 20 décembre

Juste non...

Alors que j'écoutais la revue de la presse internationale de Gisèle Lalande à Maisonneuve en direct sur les ondes de la radio de Radio-Canada (je reprécise pour toi reste du monde qu'il y a aussi la télévision de Radio-Canada), madame Lalande a fait une bourde qui m'a donné des maux d'estomac pour le reste de la journée (ça et mon sandwich au salami passé date).

Je ne me souviens plus qu'elle était la nouvelle, un vague groupe de Born again christian donnait des billets gratuits pour aller voir Les Chroniques de Narnia... écrite par CS Lewis "un Born again christian lui-même" selon Madame Lalande. Là-dessus je me suis étouffé et j'ai spontanément crié des insultes à la radio.

NON

image002.jpg

C.S. Lewis, l'auteur des chroniques de Narnia, n'est pas un Born again christian ! Lewis est né en 1898 en Irlandes du Nord d'une famille protestante, il est ensuite devenu athée. La petite histoire veut qu'un jour, dans un autobus, Lewis se soit senti obligé de croire en Dieu et, dès son retour à la maison, il s'est agenouillé et a prié. La petite histoire veut aussi que ce soit Tolkien et un copain qui, autour d'un scotch, a convaincu Lewis de la validité du catholicisme.

Bon, je crois qu'il faut préciser que je suis agnostique avant de me demander pourquoi est-ce grave qu'une erreur ce soit glissée dans le discour radio-canadien ? Parce que, concernant la religion, les erreurs sont sytématiques: L'Église catholique et Harry Potter, l'Église catholique et l'homosexualité, etc. J'ose à peine imaginer toutes les conneries que Radio-Canada peut raconter sur l'Islam. Ansi, le service de presse de la radio la plus écouté à Montréal donne systématiquement la vision que toute religion est nécessairement réactionnaire, doit-on alors s'étonner que l'actuel gouvernement américain (que je réprouve, mais pour d'autres raisons) soit si impopulaire au Québec ? Doit-on s'étonner de la surprise des interlocuteurs québécois quand on leur dit qu'en Allemagne le parti au pouvoir ce sont le Chrétiens démocrates ? Doit-on s'étonner que même des polititologues québécois croient que le gourvernement turc d'Erdogan (très conservateur) soit intégriste ? Doit-on s'étonner que Guy A. Lepage soit incapable de répliquer, voire de comprendre, quand Maurice G. Dantec lui dit qu'il a un désaccord ontologique avec l'Islam ?

Commentaire par Raphael @ 9:31 | Commentaires (3)

vendredi 9 décembre

Marie Anne sous la neige

P3050063.JPG

Commentaire par Raphael @ 11:03 | Commentaires (0)

jeudi 8 décembre

The day the music died...

Lenontronque.jpg

Je ne suis pas un grand fan, mais j'avoue que d'écouter Strawberry field dans une voiture, sous le soleil après un tempête de neige fait parti de mon top 10 des grandes joie de l'existence...

Commentaire par Raphael @ 10:28

lundi 21 novembre

Réflexion d'un misanthrope II

Je hais les gens qui sont certains d'avoir raison (autocritique ???).

Commentaire par Raphael @ 1:25 | Commentaires (0)

jeudi 10 novembre

Rires en toile...

Bon, bien, il semble qu'il y ait des gens plus drôle que moi sur l'internet 9mais je sais que vous m'aimez quand même...)envoici deux: Rick Mercer et the queerer of the queer Randy Constant (Je tiens à remercier Mathieu Barsalou, étudiant à la maitrise et toujours très occupé (hehem), de m'avoir fait découvrir ce cas. Je vous conseille fortement la section fashion...
moi j'ai fait une crise d'asthme à force de rire. Si quelqu'un veut faire un mémoire ou une thèse en cultural studies sur Constant, moi je suis près à collaborer...)

Commentaire par Raphael @ 9:43 | Commentaires (0)

vendredi 4 novembre

The Angel and the Teddy Ours

JE L'AI TABARNACK !!! Un enregistrement rare d'un concert de Peter Gabriel à Montréal le 15 octobre 1978... Au CEPSUM ou au Forum... c'est pas clair (sur l'album c'est écrit Forum Concert Bowl, sur Peter Gabriel Tourography j'ai University Sport Center, bon...)

Le son est pourri, la foule enterre les voies... mais on a l'impression d'y être... un document historique précieux. Il y a une chanson en français (Moi et mon Teddy Bear), une chanson inédite (On Presuming to be Modern 1) et une version de The Lamb Lies Down on Broadway.

Snif, snif, je crois que je vais pleurer...

Commentaire par Raphael @ 16:24 | Commentaires (5)

lundi 31 octobre

HALLOWEEN !!!

J'espère que vous avez tous passé un bon Halloween !!! (Aaaaaahhhhh, Non-nord-américain... vous ne savez pas ce que vous manquez... l'hyperglycémie général, c'est génial !)

P1260015.JPG

Commentaire par Raphael @ 23:31 | Commentaires (0)

vendredi 28 octobre

Message pour Chantal Lacroix

Je n'ai pas le cancer, je n'ai pas de réunion de famille à faire avec un parent éloigné... mais vous serait-il possible, dans le cadre de votre émission Donnez, au suivant de m'amener voir le concert de Wir Sind Helden à Düsseldorf le 9 décembre prochain... Euh en y pensant bien, ma copine Amélie va avoir 30 ans le 26 novembre... on pourrait un détour par Rouen, c'est en Europe, non ?

Commentaire par Raphael @ 1:02 | Commentaires (0)

lundi 19 septembre

Pornographie technologique

ipodnanohand20050907.jpg

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh, oui, encore, aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhh, plus fort, oui, oui, oui, merde, j'ai taché mon jeans.

Commentaire par Raphael @