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lundi 15 juin

Walking through panic...

Ouais le titre est en anglais... pied de nez aux organisateurs de L'autre St-Jean dans Rosemont. Ça me fait royalement ch... pour toutes sortes de raisons personnelles, politiques et autres que je vous expliquerai probablement un jour. Pour le moment la St-Jean est assez loin de mes préoccupations et je suis tenaillé par l'envie fondamentale de m'en sacrer et d'aimer ceux que j'aime. (Un jour je vous raconterai comment ma maitrise a jouer le rôle d'une psychothérapie).

En fait... je panique beaucoup c'est temps-ci. Je vous ai parlé de mon problème de phobie sociale, je vous ai parlé de mon envie de redécouvrir le monde comme un gamin de 15, comme un gamin de 15 ans le monde m'a pêté à la face et comme un gamin de 15 ans je capote... (on salut les gamins de 15 ans qui lisent en passant). Par contre, comme un homme de 34 ans j'ai découvert qu'il me restait une peur fondamentale à affronter, à regarder en face et a terrasser... Ok, le problème n'est pas tout à fait réglé, mais j'y travaille fort. Je ne spécifierai par exactement le problème, mais disons que j'écoute beaucoup Loved to be Loved de Gabriel en ce moment (need I say more ?).

Remarque de geek: la panique me rappelle Frank Herbert, plus précisément la litanie de la peur.

Tu ne connaitras pas la peur, car la peur tue l'esprit, la peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. Tu la laisseras passer sur toi, à travers toi et quand elle sera passé, tu tourneras ton oeil intérieur sur son chemin et il ne restera plus rien, plus que toi."

Alors, première remarque: se réciter une litanie quand on panique, ça ne sert à rien, pire encore c'est nuisible. Ça constitue une stratégie d'évitement: les angoisses, l'anxiété, la terreur nocturne, les obsessions reviennent immanquablement. Donc, litanie de la peur quand on a peur, pas bon.

Par contre, si on fait ce qui y est dit , déjà, ça a plus de sens.

"Tu ne connaitras pas la peur", ok c'est de la bull... a moins d'un sens inconnu à "connaitre"... La peur est physique et est un sentiment normal, programmé par l'évolution. Si l'espèce humaine existe, c'est qu'elle a été par moment chicken.

"...car la peur tue l'esprit." : vrai, dans la panique ce qui ressort ce sont les fausses croyances que l'on entretient sur soi, on est soi mais comme on est soi quand on est saoul ou complètement pêté.

"...la peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale." Vrai, je ne suis pas certain que c'est ce qu'Herbert voulait dire, mais à terme, la peur mène à ce que Heidegger nommait verfallen sein, l'être succombé, l'être qui obéit à sa crainte de la mort et tente à tout prix de l'éviter. Ok, c'est un peu deep, mais c'est comme ça.

"Tu la laisseras passer sur toi, à travers toi...": Vrai, le seul moyen de vaincre ses peurs est de les affronter simplement en s'y laissant aller, en se laissant paniquer. La peur est physique et physiquement elle passe (pas totalement, lire plus bas).

"Et quand elle sera passer, tu tourneras ton oeil intérieur sur son chemin, et il ne restera plus rien, plus que toi." Vrai: quand la panique passe, il ne reste plus que nous et une lucidité sur ce que nous sommes et qui nous sommes.

Nuance toutefois: il faut identifier sa peur. Quand on est dans un orni qui menace de s'écraser au milieu du bled alors qu'on est poursuivi par l'armée Harkonnen, c'est relativement facile. C'est une autre paire de manches quand on est dans son salon à fixer le vide et capoter... Il faut ralentir le flot de ses pensées et en prendre conscience... quand on réussi a se dire "Au fond, j'ai peur de ça..." les choses commencent déjà a aller mieux...

Bon aller, ce texte me fait déjà chier...

Je vous laisse... si je règle trop mes problèmes je n'aurai plus besoin de ce blogue.


Commentaire par Raphael @ 19:32

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