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vendredi 19 octobre

L'indignité

Je viens d'entendre Michel onfray a Contact (le super show de Stéphan Bureau, qui fait un Robert-Guy Scully de lui-même)... Je pense qu'Onfray a tort sur plein de point (l'usage du mot pathologie, l'athéisme comme position, les enfants, etc... remarque: je ne suis pas "pas d'accord", je ne "crois" pas qu'il a tort, je PENSE qu'il a tort, merci de vérifier les nuances dans vos dictionnaires...). Mais il est finalement "pas con"...


MichelOnfrayGlow.jpg

J'ai été touché quand il a déclaré être un indécrotable romantique (l'adjectif est de moi) alors que la raison voudrait que nous soyons tous tragiques. Je me suis comme identifié (élément de vocabulaire philosophique vulgarisé: être tragique c'est prendre la position fataliste, les dieux sont contre nous, être romantique, c'est être dramatique, dire qu'il y a un méchant que l'on doit combattre...).


Mais il y a une chose avec laquelle je suis totalement en désaccord: à ma mort, je serai totalement indigne. Onfray a déclaré que confronté à sa mort (il a fait un ACV vers 39 ans), il voulait rester digne, ne pas faillir, mourir en philosophe. Moi, je vais gémir, pleurer, appeler ma mère, mon père, gueuler que je ne veux pas... et pleine d'autre chose que la décence m'empêche dénoncer. Je ne veux pas mourir, c'est un événement qui va à l'encontre de tout ce que je suis: une machine à survivre. Ce n'est pas sous le prétexte que c'est "naturel" qu'il faut l'accepter (vivre dans des grottes aussi c'est naturel).

Fuck la thermodynamique !
Fuck l'enthropie !
Je ne veux pas mourir.

Si d'aventure ça devait m'arriver, je serai la pire moumoune que l'univers n'ait jamais porté.

Peut-être devrais-je arrêter de fumer ?

Commentaire par Raphael @ 15:06