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jeudi 7 septembre
The end of great Prime minister
Tony Blair a aujourd'hui annoncé qu'il allait laisser la place "en quelque part" l'année prochaine. Beaucoup supputent le mois de mai... Bien sur, il ne donne pas de date précise.

Remarque du chargé de cours: dans un régime parlementaire de type britannique, le Premier ministre ne donne que très rarement une date de départ. Si d'aventure un Premier ministre devait déclarer "je pars le 30 du mois de mai l'an prochain", le cabinet devient ingérable parce que divisé par des luttes intestines. Ceci est dû au fait que l'exécutif a plein pouvoir quant à la date des élections et qu'il n'y pas de limite au nombre d'années pendant lesquels ont peux occuper le poste de chef de gouvernement. Les États-Unis par exemple, où les élections sont à dates fixes et où le nombre de mandats à la présidence est limité à deux, n'ont pas ce problème. Au contraire, la dernière année du dernier mandat d'un président est généralement la plus chargé... (God bless America !!!!... bon là je m'emporte) Mais ce qui n'est pas très rassurant pour 2008...
Je vous l'avoue, je suis blairiste. Pour moi, le New labour de Tony Blair à transformé le Royaume Uni d'une manière que nous ne soupçonnons pas encore. En 1997, après 18 ans de pouvoir conservateur, les Travaillistes me semblaient représenter plus qu'un vent de fraicheur (je me souviens encore de la soirée électorale à la BBC... on a vraiment des croutes à manger... oui je regarde les soirées électorales à la BBC et il m'est arrivé de regarder les débats à l'Assemblée nationale à 3h00 du matin en fin de session...). La dévolution à l'Écosse, à l'Irlandes du nord et au Pays de Galles (qui n'avait rien demandé) et la dissolution subséquente du Colonial Office, me semble signifier le largage des structures politiques du vieil empire... comme la réforme de la Chambre des Lords...
Mais il y a eu l'Irak... honnêtement je ne comprend pas ce que les Blairtanniques sont allés faire dans cette galère: une guerre délirante, menée de manière délirante avec des moyens délirants pour des raisons délirantes. Je ne sais pas pourquoi... mais dans ce cas je me demande si les services secrets de sa Majesté n'ont pas effectivement fourni de mauvaises informations au Cabinet. Je me demande aussi si la crédibilité de ces informations n'a pas été renforcé par une exaspération face au résistance des Nations Unis ("encore le gros machin qui taponne")...
Anyway... good luck Tony !
Commentaire par Raphael @ 0:41
Commentaires
J'ai cru comprendre qu'un des emmerdements du système électoral américain était qu'étant continuellement en élection, la question du financement en était venue à prendre une place disproportionnée. Mais bon, c'est les États-Unis, peut-être que je m'abuses.
Et oui, on a des croûtes à manger en matière de soirée électorale. Bernard Derome va ben finir par se pousser...
Commentaire par: Olivier Bouchard le 8 septembre
Tant qu'il de la mort ya de l'espoir...
Pas sûr que ça va changer grand chose anyway. Le problème tel qu'il m'apparaît c'est que les québécois sont encore incapables de concevoir le/la politique autrement que comme une extension des relations personnelles (du moins ceux qui écoutent radio-canada, alias radio-pré-retraite). Autrement dit ils voient tout en termes qui leurs sont familiers (lui yé fin, lui yé pas correct...) mais qui n'ont que peu à voir avec la raison politique.
Stephen Harper, meet ma famille...
Commentaire par: Louis le 9 septembre