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samedi 20 mai

Superman died...

« Quand même [ les forces sociales ] elles sont finalement vaincues, elles font suffisamment sentir leur puissance contraignante par la résistance qu’elles opposent. Il n’y a pas de novateur, même heureux, dont les entreprises ne viennent se heurter à des oppositions de ce genre. »

Émile Durkheim, Le suicide, Paris : Presses universitaires de France, 1979 (1930), p. 141

Ce soir, les garçons et moi avons loué le King Kong de Peter Jackson. Bien que le film comporte de nombreuses longueurs, il y a une belle métaphore développée par Jackson entre nature/culture (faute de meilleure antinomie). En effet Jackson oppose un écrivain new-yorkais (Victor Driscoll interprété par Adrian Brody) contre un gorille de 8 mètres de haut de Skull Island (King Kong, interprété par Kong, manque d'authencitité dans le jeu) qui luttent pour les beaux yeux d'une jeune blonde (Ann Darrow, interprété par Naomi Watts, pour ma part je préférais Jessica Lange dans la version de 1976).

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Certaines commentatrices ont fait de King Kong la métaphore de l'homme idéal, qui sait exprimer ses émotions en toute virilité... je crois que les autorités de la ville de New York préfère depuis les névropathes comme Woody Allen. Pour ma part j'y ai plutôt vu l'expression d'un individualisme fantasmatique de l'homme qui prend seul d'assaut le monde sans faire de compromis à quelles que réalités que ce soient... finalement King Kong me semblait dans ce film l'incarnation de la volonté de puissance (je pousse un peu, mais je trouve ça assez cohérent) contre un Driscoll maigrichon, qui renonce et qui ne sais pas dire "je t'aime" (en plus il a un gros nez).

Si Léo à nommé toutes les catégories de dinosaures du film (en fait nous avons un débat à savoir si ce sont des Tyranosaures ou des Mégalosaures qui attaquent Kong et Ann Darrow), Émile lui se concentrait sur la morale kongnienne: "Là il est méchant, mais il va devenir gentil hein !"... Bref, le gamin de quatre ans s'identifiait au quadrumane titanesque... inutile de vous dire que la fin du film a probablement été l'un des grands traumatismes de sa courte existence. Émile à pleuré comme si il venait de perdre son grand chum. Il a fallu que je le couche sur mon lit, que je le borde, que je le console, mais il sanglotait en murmurant "il est mort". Émile a finalement décrété que King Kong avait certainement un petit frère...qui avait les yeux bleus.

Commentaire par Raphael @ 2:01