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jeudi 12 mai

Comme je ne bois pas ce soir...

carrenoir.jpgIl semble qu'à la fin de sa vie Freud ait aut un doute et ce soit demandé jusqu'à quelle point l'analyste ne sombre pas dans un délire théorique:

"De tout ce dont il s'agit l'analyste n'a rien vécu ni rien refoulé ; sa tâche ne peut pas être de se remémorer quelque chose. Quelle est donc sa tâche ? Il faut que, d'après les indices échappés à l'oubli, il devine ou, plus exactement, il construise ce qui a été oublié."

Sigmund Freud, La construction dans l'analyse (vous m'excuserez , mais c'est une citation internet...)

Personnellement je commence à penser que toutes les relations interpersonnelles sont basées sur la paranoïa ou la confiance, il n'est jamais possible d'être certain que nous ne sommes pas dans un état d'hystérésis... i.e. d'avoir un habitus qui ne soit pas adapté au monde social dans lequel nous évoluons... les autres se foutent peut-être de votre gueule dans votre dos... Par contre, si on vous supporte jusqu'à trois heures du matin, c'est peut-être que vous n'êtes pas si détestable que ça... mais il vous faudra tout de même fondamentalement choisir l'histoire à construire avec le comportement de l'autre... (Peut-être aurais-je dû boire finalement.)

freud2.jpg

Commentaire par Raphael @ 23:42