« Les méchants incubes littéraires... | Retour au Blogue | The Drop »

mercredi 16 mars

La preuve de quelque chose...

Ce matin, la radio de Radio-Canada (précision pour toi, ô lecteur étranger, il y a aussi la télévision de Radio-Canada) annonçait ce matin (je ne sais pas pourquoi, mais ces temps-ci j'ai tendance à mettre des parenthèses à des endroits grammaticalement incorrects) que le Vatican avait décidé de mettre à l'Index le célèbre roman de Dan Brown, Da Vinci Code. Après vérification, c'était à moitié faux et vous ne trouverez plus rien sur le site de Radio-Canada sur l'index, seulement une condamnation par le responsable de la Propaganda Fide, l'évèque de Gènes.

Le problème c'est que l'Index Prohibitum Librorum n'existe plus depuis 1966... la condamnation était réelle de la part de l'évèque, mais le Vatican n'interdit plus à ses ouailles d'acheter des livres depuis Vatican II. Je ne fais pas ici un réquisitoire en faveur du Vatican (il y aura bien quelques grenouilles de bénitier pour taper sur le livre de Brown en ressortant les écrits de Saint-Augustin ou ceux d'Odilon de Cluny), mais, lentement pas vite, j'essaie d'établir la preuve que le Québec est une société laïque radicale qui a un rapport d'anti-valeur définitoire à son passé catholique.

Commentaire par Raphael @ 9:11

Commentaires

Ce n'est pas pour vous contredire Grand Mufti, bien au contraire...
Mais CNN en parle aussi et a invité les auteurs de Cracking the Da Vinci Code pour expliquer pourquoi le livre en question est suversif et dangeureux pour les esprits faibles.
Intéressant de contraster les approches de la question entre les médias américains et les nôtres.
M'est avis personnellement que le livre pernicieux et fondé sur des faits douteux (la mer qui se sépare, des poissons pis des pains pour tout le monde...) n'est peut-être pas celui qu'on croît.
Demande à Heinrich, il en sait quelque chose.

Le Québec n'est radical en rien. C'est une société molle où l'on ressort de temps à autres de vieux épouvantails imaginaires qui ont surtout pour fonction de nous rassurer sur le soi-disant chemin parcouru, sur notre modernité éclairée et de nous positionner avantageusement face à nos voisins qui ont mieux à faire que de toujours se regarder le nombril en le trouvant rose...

Commentaire par: louis le 16 mars